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LIT

Lithographe. — Artistes qui exécutent des dessins sur pierre lithographique. — (Voy. Lithographie.)

Lithographie. — Art de dessiner sur pierre à l’aide d’encre grasse ou de crayons gras, et aussi épreuves obtenues par ce procédé. La lithographie a été inventée en 1796 par Senefelder. Elle n’est presque plus usitée aujourd’hui que dans l’art industriel, pour les imprimés de commerce. Mais dans la première moitié de ce siècle les procédés de lithographie au crayon ont été adoptés par toute une pléiade d’artistes : Prudhon, Géricault, Charlet, Delacroix, Devéria, Raffet, Vernet, Bellangé, Daumier, Gavarni, dont les croquis sur pierre sont autant d’épreuves de dessins originaux. Malheureusement un tirage à très petit nombre suffit à enlever les finesses du dessin.

Lithographier. — Reproduire par des procédés lithographiques.

Lithophanie. — Procédé à l’aide duquel on modèle sur des plaques de porcelaine, de biscuit, des dessins qui, éclairés par transparence, donnent des ombres et des clairs. La différence des tons est obtenue par la plus ou moins grande épaisseur de la porcelaine ou du biscuit. Les lithophanies sont coulées dans des moules obtenus soit mécaniquement, soit à la main, et dans lesquels toute l’habileté de l’artiste consiste à bien graduer les épaisseurs destinées à donner les noirs, par rapport aux blancs qui doivent être maintenus aussi transparents et par suite aussi peu épais que possible.

Lithophotographie. — Procédé d’impression lithographique dans lequel les pierres, au lieu d’être dessinées par un artiste, sont obtenues à l’aide de clichés photographiques qui ont permis de décalquer à la surface de la pierre une épreuve photographique semblable à celle que l’on obtient sur papier sensibilisé. Les épreuves lithophotographiques ont donc l’aspect de photographies et sont parfois un peu floues, mais elles présentent l'avantage d’être inaltérables

puisqu’elles sont tirées à l’encre grasse.

Lithostéréotypie. — Procédé de gravure chimique sur pierre, inventé en 1841 par Tissier et qui porte aussi le nom de tissiérographie. - — - Il consiste à creuser à l’aide de l’acide azotique les parties d’une pierre qui ne sont pas recouvertes de crayon ou d’encre grasse, de façon à obtenir un creux suffisant pour couler la matière des caractères d’imprimerie. Le cliché ainsi obtenu peut être tiré sur des presses typographiques. Il est bon toutefois d’observer que ce procédé donne des clichés en sens inverse des dessins tracés sur la pierre.

Lithostrote. — Pavages exécutés en mosaïque.

Lithotypo graphie. — Procédé à l’aide duquel on exécute sur pierre des fac-similés d’impressions typographiques, soit en décalquant des pages de vieux volumes dont le papier a été humecté avec une composition chimique spéciale, soit en décalquant des épreuves fraîchement tirées sur des caractères typographiques.

Litre. — (Arch.) — Bande peinte aux armoiries des patrons fondateurs des églises du moyen âge et de la Renaissance, et régnant au pourtour extérieur de l’édifice. — Se dit aussi des larges

bandes d’ornementation peintes à plat sur une surface murale et plus spécialement des bandes verticales divisant de grands panneaux, ou reliant des motifs/ décoratifs aux bordures horizontales servant d’encadrement.

Livide. — (Voy. Couleur livide .) Livre d’Heures. — (Voy. Heures .) — éléphantins. — (Arch.) — Tablettes d’ivoire sur lesquelles sont peintes ou gravées des inscriptions.

Livret. — Catalogue des expositions

LOB

LOQ

des beaux-arts, des Salons annuels, des musées ; nomenclature des œuvres formant une collection.

Lobe. — (Arch.) — Découpure, dentelure ou compartiments formés par des arcs de cercle en usage dans l’architecture mauresque et dans le style gothique. Dans les arcades arabes, les ogives sont découpées en plusieurs lobes toujours en nombre impair.

Quelquefois même dans les arcades inscrites dans des ouvertures rectangulaires ou de toute autre forme, la division et le contour des lobes sont accusés à l’extrados des voûtes. Dans le style ogival, on trouve de fréquents exemples de grandes fenêtres divisées verticalement par les nervures ou meneaux, et à partir de la naissance de l’ogive, ces meneaux se croisent, s’entrelacent, laissant entre eux des vides ou lobes déterminés par des portions d’arc de cercle convexes ou concaves, dont les intersections forment des crochets saillants qui parfois sont ornés de feuillages.

Lobé. — Divisé en lobes.

Loge ou loggia. — (Arch.) — Galeries et portiques construits en avant-

corps de certains édifices en Italie et décorés parfois de peintures. Se dit aussi des peintures elles-mêmes. Les loges de

Raphaël au Vatican. En architecture, il y a des exemples récents de ces loges à l’italienne au nouvel Opéra et aux deux théâtres de la place du Châtelet à Paris. On donne aussi le nomjde loges, dans les théâtres, aux places formant salon ou appartement clos sur trois faces et ouvert seulement dans la direction de la scène.

Loge (en). — Être en loge. Se dit de la façon dont les artistes sont installés pour exécuter les œuvres du concours pour le prix de Rome. Ils sont, à cet effet, individuellement enfermés, isolés dans des ateliers ou « loges », où ils ne doivent introduire, sous peine d’exclusion , ni dessins ni documents pris à l’extérieur.

Logement. — (Arch.) — Ensemble de pièces destinées à l’habitation.

Loggia. — (Voy. Loge. )

Logis. — Se disait autrefois des hôtelleries, des demeures privées, des gentilhommières, etc., etc.

Logiste. — Se dit des élèves qui ont été admis à prendre part aux épreuves en loges pour le concours du prix de Rome à l’École des beaux-arts.

Lointain. — Se dit, dans un tableau ou un dessin, des plans les plus éloignés. Les fonds ou lointains d’un paysage, des lointains vaporeux, des lointains trop écrits, trop accentués, qui ne paraissent pas suffisamment éloignés,

Long-pan. — La plus grande surface d'un comble.

Longrine. — (Constr.) — Pièce de charpente posée horizontalement sur une muraille continue ou sur'desjpiliers

très rapprochés et qui sert de base à un comble, etc., etc. Les longrines, devant parfois supporter des charges considérables, doivent être soutenues dans toute leur longueur.

Loquet. — (Arch.) — Mode de

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