OR
Or citron.— (Dor.) — Corn me pour l’or vert on obtient cette coloration en mélangeant à la céruse un peu de stil de grain et en ajoutant de la gomme gut'te lorsqu’on fait le vermeil.
— couleur. — (Dor.) — Mélange de céruse, de litharge, de terre d’ombre et d’huile, ou mieux résidu gras et gluant que les couleurs à l’huile déposent lorsqu’on nettoie les pinceaux et avec lequel on revêt les objets à dorer.
— en coquille. — (Peint.) — (Voy.
Coquille .)
— mat repassé. — (Dor.) — Procédé de 'dorure simplifié pour lequel les couches de préparation sont peu nombreuses, mais qui est peu solide.
— moulu. — (Dor.) — Or amalgamé avec le mercure.
— vert. — ■ (Dor.) — La dorure en or vert se prépare à l’aide d’une couche de blanc de céruse mélangée de bleu de Prusse et de stil de grain. C’est cette couche légèrement verdâtre qui transparaît sous les feuilles du métal ec qu’ôn revêt enfin d’une couche de vermeil pareillement colorée.
Orange. — Ton jaune mélangé de rouge.
Orangé. — De la couleur de l’orange.
— Se dit, en' blason, d’une couleur aurore fréquemment employée dans les armoiries anglaises.
Oratoire. — (Arch.) — Petite chapelle privée-ou petit appartement décoré et ornementé pour faire office de chapelle.
Ordonnance. — (Arch.) — Se dit de l’emploi des ordres d’architecture antique et du nombre et de la disposition des colonnes au pourtour d’un édifice.
— (Peint.) — Se dit de l’aspect général d’une composition, du mouvement des lignes, de la pondération des masses. Un tableau, un dessin d’une belle, d’une grande ordonnance.
Ordre. — (Arch.) — Se dit d’un ensemble de colonnes et d’entablements présentant des proportions d’un carac-
tère particulier. En architecture classique, on n’admet que trois ordres:
l’ordre dorique, l’ordre ionique et l’ordre corinthien.
Certains auteurs admettent aussi l’ordre toscan, l’ordre composite et même l’ordre caryatide,, dans lequel les colonnes ou supports verticaux sont remplacés par des statues allégoriques.
Oreiller. — (Arch.) — (Voy. Coussinet.)
Orfèvre. — Se dit des artistes et des artisans qui fabriquent des pièces d’orfèvrerie ; — et aussi des marchands qui les vendent.
Orfèvrerie. — Art de l’orfèvre. — Ouvrages d’or ou d’argent enrichis ou non de pierres précieuses.
Orfroi. — (Art déc.) — Broderie en bordure, réservée aujourd’hui aux vêtements sacerdotaux, exécutée en fils ou en lamelles d’or, d’argent ou de soie.
Orient. — Se dit de la partie lumineuse d’une perle fine.
Orientaliste. — Peintre qui exécute des sujets, des scènes orientales.
Decamps, Marilhat, Fromentin, sont des orientalistes.
Orienté. — (Arch.) — Se dit des églises dont le chevet est tourné vers l’Orient.
Oriflamme. — L’oriflamme, qui était l’étendard des anciens rois de France, fut d’abord la bannière des abbés de Saint-Denis. Autrefois, elle avait trois pointes se terminant par des houppes vertes et s’arborait au bout d’une lance. De nos jours, ces oriflammes sont suspendues comme les bannières et sont fréquemment usitées dans les pavoisements de fête.
Original. — Se dit d’un mode ab-