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solument personnel de conception et d’interprétation, dans des œuvres exécutées par les artistes ou d’après nature, ou d’après leur propre imagination. Se dit aussi d’un tableau, d’un dessin, d’une statue dont il a été exécuté des copies, des reproductions, etc. Posséder un original. Telle collection ne renferme que la copie d’une œuvre, l’original appartient à un musée.
Originalité. — Se dit des qualités maîtresses, personnelles, primesautières, qui caractérisent les œuvres d’un artiste. Manquer d’originalité, se traîner dans les sentiers battus. — Ne pas confondre l’originalité et la bizarrerie; la bizarrerie est le vice de la tendance dont l’originalité est la vertu.
Oripeau. — Lame de cuivre brillante.
Étoffe ornée de broderie de faux or.
Orle. — (Arch.) — Se dit du rebord en filet placé sous l’ove d’un chapiteau.
— (Blas.) — Bordure très étroite. La largeur de la bordure devant être égale au sixième de l’écu , la largeur de l’orle est égale au douzième. De plus, la bordure touche toujours le bord de l’écu, tandis que l’orle en est toujours éloigné.
Ornemaniste. — Artiste dessinateur ou sculpteur qui n’exécute que les ornements, c’est-à-dire les rinceaux, les feuillages, les chapiteaux, les rosaces et tous les motifs d ’ornementation dans la composition desquels les figures ou les animaux n’interviennent qu’à titre d’acces,soires.
Ornement. — Motif peint ou sculpté décorant une surface délimitée par des lignes régulières ou irrégulières et contribuant à rendre un objet plus riche et plus orné. Les ornements sont absolument de fantaisie ou formés de la libre interprétation des feuillages ou des figures; mais ils consistent toujours en des agencements conventionnels qui varient suivant l’imagination de l’artiste.
Ornement courant. — Motif
d’ornementation se répétant identiquement sur une moulure.
Ornemental. — Qui appartient à l’ornement.
Ornementation. — Art de l’ornemaniste et aussi manière de disposer des ornements.
— arabe. — Les ornements arabes ont pour base des combinaisons géométriques de cercles et de polygones, de trapèzes, de rayons, de triangles, de losanges et autres figures dont les compartiments ou les intervalles, d’étendue variable, sont diversement colorés, mais toujours avec une harmonie incomparable.
— byzantine, romane et gothique. — L’ornementation architecturale, très riche dans l’art byzantin, se contenta pendant la période romane de reproduire, mais en les alourdissant singulièrement et en les transformant, les motifs classiques qui entraient dans la composition des ordres antiques, grecs et romains. Au xie siècle, l’ornementation s’inspire d’une flore conventionnelle et devient typique; puis elle reproduit avec une scrupuleuse exactitude les plantes particulières à chaque contrée, crée des animaux chimériques et se développe en ce sens jusqu’au xmc siècle.
Au xxve, elle décroît; au xvc, au contraire, elle est. très touffue, et, perdant la pureté des lignes, devient d’une richesse excessive.
— égyptienne. — Les principaux motifs de décoration employés dans le style égyptien consistent en hiéroglyphes, globes ailés, scarabées, animaux symboliques, feuilles, fleurs de lotus, palmes, etc.
— grecque. — Les motifs principaux de l’ornementation grecque se composent des feuillages appliqués d’une façon régulière aux diverses parties de l’entablement décorant soit la courbe des chapiteaux, soit la rosace placée sur les frises, etc. Ces divers motifs sont devenus classiques. L’architecture romaine et l’architecture de la Renaissance s’en