‹ Lexique des termes d'art (volume 2)Chapitre 206 sur 263 · PON · texte numérisé non relu

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corruption qu’on désigne les ponds sous le nom de poncifs; ce dernier mot a une autre signification. — (Voy.

Poncif.)

Pondérer. — Equilibrer les groupes d’une composition.

Pont. — (Arch.) — Construction formée d’arches ou de tabliers en fer et servant à franchir un fleuve, à relier deux points séparés par une dépression de terrain.

— biais. — (Arch.) — Pont établi obliquement par rapport à la direction de l’axe du fleuve ou de la route qu’il traverse.

Porcelaine. — (Céram.) — Poterie dure, compacte et imperméable, formée d’une pâte fine et translucide, à base principale de kaolin.

— hybride. — Se dit de certaines pièces de porcelaine italienne dans lesquelles le kaolin de Vicence n’entrait que pour une faible part, la base étant formée de quartz et de fritte vitreuse, et qui étaient vernies au plomb mêlé de quartz et de fondant. Certains auteurs, tels que Brongniart, donnent aussi le nom de porcelaine mixte à ces pièces qui ne sont pas purement kaoliniques.

— opaque. — Se dit improprement de certaines faïences fines. On les désigne parfois aussi sous le nom de demi-porcelaines.

Porcelainier. — Artisan qui fabrique des porcelaines.

Porcelanique. — Qui a l’apparence, l’aspect de la porcelaine.

Porche. — (Arch.) — Vestibule extérieur des basiliques chrétiennes. C’était la partie qui dans les temples antiques portait le nom de pronaos.

Certaines églises du moyen âge possèdent des porches en pierre d’une grande richesse, tels qu’on en trouve à

Notre-Dame de Noyon et à Saint-Vincent de Rouen. La Renaissance nous a laissé de beaux spécimens de porches en bois sculpté, et l’entrée d’un grand nombre d'églises de village était, autrefois surtout, précédée de porches rustiques d’un aspect parfois très pittoresque.

Porphyre. — Pierre dure, de couleur rouge ou verte, parsemée de taches blanches et susceptible de recevoir un très beau poli.

Porphyriser. — Broyer les matières colorantes destinées à la fabrication des couleurs.

Portail. — (Arch.) — Nom donné dans le style roman et le style gothique, surtout du xme au xvie siècle, à la façade des églises. Le portail de la cathédrale d’Amiens. On désigne aussi par ce mot les portes des églises, et on donne le nom de grand portail à l’entrée principale.

Dans le style roman, l’archivolte en plein cintre du portail est soutenue par

des colonnettes, et dans le style gothique cette partie verticale est décorée de niches superposées. La partie qui existe entre le linteau de la porte et la partie

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courbe porte le nom de tympan. Dans la plupart des édifices gothiques, le tympan des portails est orné de bas-reliefs comprenant parfois des centaines de figurines disposées en frises superposées, et parfois aussi ces tympans ont servi à représenter la généalogie de la Vierge sous la forme d’un arbre, désigné sous le nom d’arbre de Jessé.

Porte. — ■ (Arch.) — Ouverture ou baie servant d’issue ou de dégagement.

— Se dit aussi de sortes d’arcs de triomphe ou portes décoratives. Telles sont, à Paris, les portes Saint-Martin et Saint-Denis érigées sous le règne de Louis XIV.

— à deux battants. — (Arch.)

— Porte formée de deux vantaux se fer-

mant l’un sur l’autre.

La porte cochère, la porte-fenêtre ou porte à balcon sont ordinairement des portes à deux battants. Parfois, ces battants s’ouvrent dans toute la hauteur de la baie ; parfois aussi une imposte dormante occupe la partie supérieure.

— bâtarde. — (Arch.) — Porte de dimensions intermédiaires entre celles de la porte cochère et de la petite porte.

— cochère. — (Arch.) — Porte carrossable. La porte cochère doit avoir une largeur de deux mètres au moins.

Au xvne et au xvme siècle, lorsque la dimension des carrosses de gala était considérable, on a exécuté des portes cochères dont la hauteur apparente dépassait la hauteur de deux étages. Dans ce cas, la partie supérieure formant imposte dormante était décorée de frontons et de cartouches parfois d’une extrême richesse.

— décorative. — (Arch.) — Se dit des portes construites au xvne et au xvme siècle pour remplacer les portes fortifiées du moyen âge. Ces portes décoratives, qui souvent étaient reliées aux anciens remparts, servaient à fermer l’issue d’une rue ; mais elles étaient sur-

tout conçues au point de vue décoratif, ornées de trophées et parfois de statues allégoriques.

Porte égyptienne. — (Arch.) — Porte dont l’ouverture a la forme d’un trapèze dont les jambages sont inclinés. On trouve aussi li... • 4

des portes égyptiennes à jambages verticaux.

En général, ces portes sont décorées d’hiéroglyphes sculptés — I-. - ^

ou peints, et parfois leur couronnement se compose d’une large gorge avec motif central formé d’un globe ailé.

— d’enfilade. — (Arch.) — Se dit, dans un édifice, de portes placées dans un même axe. Dans les musées, dans les palais, les portes d’enfilade servent à faire communiquer entre elles les galeries, les salons, dans toute la longueur de l’édifice.

— fenêtre. — (Arch.) — Baie descendant jusqu’au sol d’un appartement et fermée d’une porte vitrée servant à la fois de porte et de fenêtre.

— flamande. — (Arch.) — Porte avec jambage et couronnement fermés d’une grille de bois ou de fer.

— fortifiée. — (Arch.) — Sé disait surtout au moyen âge des portes avec

pont-levis servant à défendre l’entrée d’une ville. Les portes fortifiées étaient ordinairement flanquées de tourelles à chaque angle, et une galerie supportée par des mâchicoulis permettait aux assiégés de lancer des projectiles sur les assiégeants. La plupart de ces portes étaient couronnées de hautes toitures.

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Porte triomphale. — (Arch.) — Monument commémoratif en forme d’arc de triomphe.

Porte-cartons. — Se dit de petits meubles ayant une forme générale qui ressemble à celles des lettres X ou Y et servant à placer les cartons ou portefeuilles à hauteur d’appui, pour qu’on puisse les feuilleter plus aisément.

— -crayon. — (Dess.) — Instrument formé de branches de cuivre mince, de forme demi-cylindrique, soudées l’une à l’autre, et dont l’extrémité s’évase de façon qu’on puisse y enchâsser le crayon, qu’on maintient fortement en place à l’aide d’un anneau pressant les

branches de métal. Les porte-crayons peuvent le plus souvent recevoir un crayon à chaque extrémité. On les emploie surtout pour dessiner au crayon noir, qui non seulement noircirait les doigts, mais de plus est de trop petite taille pour être tenu directement.

Portefeuilles. — Se dit de deux feuilles de carton reliées par un dos en toile, avec ou sans rabattants (voy. ce mot), et fermées par des rubans. Il y a des portefeuilles de toute dimension, de tout format. Avoir de nombreux portefeuilles de gravures, posséder une nombreuse collection de pièces gravées dans ses portefeuilles.

Porte-folios. — Se dit de cartons placés à demeure sur de petits chevalets, se fermant comme un portefeuille à l’aide d’une serrure et dans lesquels on classe des épreuves rares, des gravures, des dessins précieux.

— -main. — Moulure en bois ou en fer à profil convexe, parfois avec arête angulaire légèrement sail-

lante et que l’on applique sur les rampes d’escalier, sur les balcons , à l’endroit où l’on s’appuie. On fabrique des porte-main en bois diversement colorés et vernis.

Porte-pointes. — (Grav.) — Le porte-pointe se compose d’une virole de cuivre fendue; ce qui permet de loger à l’intérieur des pointes de différentes grosseurs qu’on maintient à l’aide d’une vis de pression.

— -sujet. — Supports destinés à placer à une hauteur convenable les modèles en relief que doivent copier des élèves.

Portée. — (Arch.) — Se dit de la longueur d’une pièce de charpente en bois

ou en fer posée horizontalement et soutenue à ses deux bouts par des supports.

Portière. — Rideau fixé à la partie supérieure d’une baie, drapé, relevé ou tombant verticalement, et à l’aide duquel on dissimule une porte ou on orne uneouverture. On emploie souvent des tapisseries comme portières dans les ateliers d’artistes installés avec luxe.

Portique. — (Arch.) — Galerie couverte, à air riiiiininiitiuinniiuniiiiwiiiiiiumiiuii .

libre, dont les -y?', A voûtes ou les plafonds sont supportés par des colonnes, des piliers ou

des arcades. Quelques auteurs donnent

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