QUI
queue d’hirondelle, offre l’aspect de deux trapèzes joints par leur petit côté. On trouve parfois des modillons formant saillie dans le vide et maintenus dans la maçonnerie par une queue d’aronde.
Se dit aussi de pièces de bois assemblées. Un assemblage en queue d’aronde.
Queue. — (Voy. Chevalet .)
— de morue. — (Grav.) — Brosse plate et large, employée pour recouvrir de vernis l’envers des plaques destinées à la morsure et qfte l’on plonge dans une cuvette.
Quinconce. — Disposition en échiquier. Le plus fréquemment, plantations d’arbres conçues de manière à présenter des lignes droites, de quelque point que la plantation soit envisagée.
Pour obtenir ce est divisé en un certain nombre de carrés égaux dont les diagonales sont tracées, et la plantation s’effectue ,
résultat,
le terrain
aux quatre an- ’-v — »
gles et au centre de chaque carré.
Quintefeuille. — (Arch.)— Motif d’ornementation formé de cinq lobes. — (Voy. Quatre- > feuilles.) L’usage des quintefeuilles circulaires est antérieur au xive siècle. A partir de cette époque, on trouve des quinlefeuilles dont les contours sont en arc d’ogive.
Rabattants. — Morceaux de toile renforcés ou non de feuilles de carton et fixés à l'un des côtés d’un carton ou portefeuille destiné à recueillir des dessins ou des gravures. Un portefeuille avec rabattants. Ces rabattants ont pour but de protéger de la poussière les pièces contenues dans les cartons.
Rabattement. — Mouvement de rotation que l’on fait accomplir à une figure plane et qui, à l’aide de tracés géométriques, permet d’obtenir la projection de cette figure sur l’un des plans de projection usités.
Rabattre. — Polir un marbre avec de la terre cuite pulvérisée pour en faire disparaître les inégalités.
Rabattu. — (Art. déc.) — Rabattre un ton, c’est en affaiblir l’intensité par un mélange de noir. On a fait en ce siècle un trop grand usage des tons rabattus, surtout dans la fabrication des tapisseries.
Raooorder. — Dans la restauration d’un tableau, couvrir une surface de tons se reliant, se confondant avec les parties anciennes de l’oeuvre.
Raccords. — Se dit en peinture, en gravure, de travaux de retouche destinés à relier différents plans manquant d’homogénéité, ou qui ne sont pas reliés par de suffisantes transitions de valeurs.
Raccourci. — Se dit des procédés de dessin et de coloration à l’aide desquels on rend l’aspect de certains objets, de certaines figures, dont la perspective réduit les dimensions pour le regard ; tous les objets formant une saillie perpendiculaire au plan du tableau doivent être traités en raccourci.
Ainsi, les bras d’un personnage tendus directement sur le spectateur sont vus en raccourci. Les raccourcis désagréables d’aspect ou incompréhensibles sont des écueils à éviter.
Les statuaires , eux aussi, ont à tenir compte des raccourcis, mais d’une façon spéciale: d’une part, lorsqu’ils exécutent des basreliefs ; d’autre part , dans la composition de statues destinées à un emplacement déterminé, ils ont à prévoir les mauvais effets de raccourcis que pourrait présenter l’œuvre mise en place.
Racheter. — (Arch.) — Corriger, atténuer, relier, racheter une pente par l’habile disposition d’escaliers. Racheter une coupole à quatre plans circulaires, c’est-à-dire la relier à ces surfaces à l’aide de pendentifs.
Rachevage. — (Céram.) — Ensemble des travaux d’achèvement Ou de repérage des pièces moulées.
Racloir. — (Grav.) — Le racloir est le grattoir ou ébarboir des graveurs à la manière noire.
C’est à l’aide de cet instrument que les graveurs enlèvent la grainure (voy. ce mot) partout où ils veulent obtenir des blancs.
Le graveur à la manière noire travaille donc en conservant la grainure pour obtenir les ombres et en
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