TIR
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Tirage. — Impression d’un bois gravé, d’une planche en taille-douce, à plusieurs exemplaires. Un tirage à grand nombre, un tirage limité, un tirage de luxe.
Tirant. — (Arch.) — Pièce horizontale d'une ferme, destinée à combattre la poussée des deux arbalétriers.
Le tirant est suspendu au poinçon en son milieu, afin de diminuer sa flexion. Il est souvent en fer.
Tire-fond. — (Arch.) — Anneau de fer pourvu d’une pointe à vis.
Tire-ligne. — Instrument formé de deux lamelles plates qu’une
«vis de pression permet de rapprocher et qui, rempli d’encre de Chine, sert à tracer des lignes d’une largeur absolument régulière. Il y a des tire-lignes destinés à tracer les lignes droites; pourvus d’un manche mobile pouvant être dévissé et servant de pointe; d’autres tirelignes, au contraire, peuvent s’adapter à des compas et servent à tracer les circonférences et les lignes courbes, formées d’arcs de cercle.
Tirer . — Exécuter le tirage d’une gravure, imprimer une planche gravée. Des épreuves bien tirées, tirées à grand nombre.
Tires. — (Blas.) — Se dit d’une rangée de vair (voy. ce mot). Le beffroi est composé de trois tires, le vair de quatre et le contre-vair de six.
Tissiérographie. — Procédé de gravure en relief inventé par Louis Tissier, de 1831 à 1839, à l’aide duquel on pouvait tirer typographiquement des dessins modelés en hachures, exécutés à la plume, au pinceau, des reports sur papier autographique, des décalques de bois gravés , d’épreuves en taille-douce. — (Voy. Lithostéréotypie .)
Toile. — Se dit des toiles tendues sur châssis et sur lesquelles on exécute des peintures à l’huile.
— à marouflage. — Toiles destinées à être marouflées (voy. ce mot), après avoir été peintes dans l’atelier de l’artiste, où elles étaient tendues sur des châssis provisoires.
— décor. — ■ Se dit de toiles lisses ou rugueuses de largeur variable (im,2$ à 2m,6o), et sur lesquelles on exécute la peinture de décoration.
— de fausse mesure. — Se dit de certaines dimensions de toiles qui diffèrent des mesures régulières (voy.
Toiles de mesure régulière ), mais qui, malgré cela, se trouvent toutes préparées chez les marchands de couleurs.
Bien que leurs dimensions varient parfois, suivant les fabricants, les toiles de fausse mesure ont, en général, pour point de départ une toile de 4, de 001,325 sur om,2oO' (la mesure régulière étant de om,325 sur om,24o), et vont jusqu’à la toile de 3o , qui mesure om,92o sur om,67$, tandis que les toiles de 3o , de mesure régulière, ont om,92 sur om, 73.
Ces toiles prennent aussi le nom de « toiles pour paysage et marine », et se prêtent aussi bien aux sujets en hauteur qu’aux sujets en largeur.
— de fond. — Se dit, dans la décoration théâtrale, des rideaux ou toiles verticales occupant le fond de la scène et sur lesquelles sont représentés les derniers plans, les lointains; les premiers plans étant formés par les coulisses posées en avant de cette toile de fond.
— de mesure régulière. — Toiles toutes préparées et de dimensions uniformes que l’on trouve chez les marchands de couleurs. La toile de 1 mesure om, 21 5 sur om, 160; la toile de 2, om,2+s sur om,i9o, et ainsi de suite,
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toujours en augmentant de plusieurs centimètres, mais non suivant une progression régulière. Ainsi une toile de io mesure om, 5^, sur om, 4.6 ; une toile de 20 , om,730 sur om,595 ; une toile de 100 , im,62o sur im,295,et une toile de 120, im,9$o sur im,295 (voy. Toiles défaussé mesure ). Ces dimensions se font en toile fine et en toile ordinaire, sur châssis ordinaire et sur châssis à clef, et aussi de forme carrée ou de forme ovale.
Toile de un. — Se dit de la plus petite dimension des toiles qui se trouvent toutes préparées chez les marchands. — Une étude exécutée sur une toile de un. — (Voy. Toiles de mesure régulière.)
— en pièces. — Toiles de grande largeur (2 et 3 mètres), qui se vendent chez les marchands de couleurs au mètre superficiel ou linéaire, et sont destinées aux tableaux de grandes dimensions, aux plafonds, panneaux décoratifs, etc.
— imprimée. Toiles décorées par impression de motifs peints de diverses couleurs.
— ordinaire. — Espèce de toile usitée pour recouvrir les châssis destinés à la peinture à l’huile. — (Voy. Coutil .)
— peinte. — Toiles peintes de diverses couleurs et servant de tentures décoratives. Il y a des toiles peintes qui sont de véritables tableaux d’une exécution très spirituelle. D’autres toiles peintes, fabriquées industriellement, sont exécutéesà l’aide de vignettes, de poncis, permettant de reproduire rapidement et identiquement des motifs d’ornementation, des rinceaux, des guirlandes, bordures, etc.
— plafond. — Toile de grande largeur (depuis 2m,50 jusqu’à 6 mèt.) destinée à la peinture des plafonds. — (Voy. Toile en pièces.)
— tapisserie. — Se dit de trois sortes de toiles, dénommées: toiles-Gobelins , toiles point reps et toiles point carré , sur lesquelles on exécute, par un procédé nouveau, à l’aide de couleurs spéciales, des peintures qui imitent l’aspect rugueux, le grain de la tapisserie, mais qui ne rappellent que bien rarement
la douceur de modelé des véritables tapisseries et sont loin d’offrir les mêmes garanties de solidité et de durée.
Toise. — Ancienne mesure de longueur égale à im,949.
Toiser. — Mesurer une dimension linéaire, métrer une surface plane.
Toit. — (Arch.) — Partie supérieure d’un édifice, surface inclinée destinée à recevoir les eaux pluviales, et à les rejeter à l’aide de gouttières, de façon à protéger de l’humidité les murs et l’intérieur d’une construction.
— en bâtière. (Arch.) — Nom donné aux toitures de clocher, formées seulement de deux surfaces obliques s’inclinant en forme de bât. Certaines églises romanes offrent des exemples de clochers en bâ-
tière, dont les pignons sont parfois percés d’ouvertures géminées.
— en terrasse. — (Arch.) — Toiture dont l’inclinaison est très faible, toiture presque horizontale. — (Voy.
Terrasse .)
— pectiné. — (Arch.) — Toiture conique à bord dentelé comme les bords d’un peigne. Dans les édifices de style gothique, lorsque les couvertures des tourelles n’offraient qu’un très court diamètre,
on se servait de très petites ardoises taillées en forme d’écaille demironde, ou à dents aiguës, car les angles droits des ardoises plates appliquées sur une surface curviligne convexe auraient fait des cornes saillantes, désagréables à l’œil et, de plus, d’une grande fragilité. Les architectes du moyen âge se servaient, pour la toiture de ces tourelles, soit d’ardoises en écailles ordinaires, soit même d’ardoises en écailles biaises , et au xne et au xme siècle, ces ardoises mesuraient parfois
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