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latéraux, parfois aussi il consiste seulement en une étroite galerie de service adossée aux combles des bas côtés. Ces galeries voûtées avaient pour but de former un arc-boutant continu destiné à contrebuter la poussée du berceau central. Quelquefois le triforium s’ouvrait directement sous le comble des' collatéraux; enfin, comme à la cathédrale d’Amiens, on trouve un triforium séparé du comble en appentis, par une cloison fixe.
Triglyphe. — (Arch.) — Motif d’ornementation de la frise d’ordre dorique formé d’une partie légèrement saillante et creusée de cannelures verticales, séparées par des listels auxquels certains auteurs donnent le nom de fémur. Dans les temples grecs, les angles des entablements sont renforcés par deux triglyphes, un sur chaque face. Dans les temples romains, au contraire, ce sont deux demi-métopes qui forment l’angle de la frise, et les triglyphes sont toujours placés dans l’axe des colonnes.
Trilithe. — (Voy. Lichaven.)
Trilobé. — Motif d’ornementation à trois lobes. On dit aussi trèfle. Le trilobe a été fréquemment employé dans le style gothique du xne au xvie siècle. Les exemples de
meneaux, d’arcatures trilobées sont très nombreux et quelquefois le point d’in-
tersection des arcs de cercle se termine par un bouquet de feuilles.
Tringle. — (Arch.) — Petite moulure placée à la base des triglyphes doriques.
— ■ Baguette longue et étroite qui sert à former des moulures.
Triptyque. — Tableau peint sur un panneau que recouvrent deux volets mobiles autour de charnières. Il existeaussi des triptyques décorés de bas-reliefs peints et dorés. Rubens a peint de superbes triptyques. Les triptyques de la cathédrale d’Anvers. Un tableau monté en triptyque. Un volet de triptyque.
Trochisque. — Petit cône de couleur réduite en pâte humide qu’on laisse sécher à l’air avant de la broyer à l’huile.
Tr o chyle.
(Arch.) — Moulure à profil concave séparant ordinairement deux tores ou moulures convexes. Le trochyle (Tpo^tXoç 7 ^ poulie) est une scotie
d’un profil spécial. — (Voy. Scotie.)
Trompe. — (Arch.) — Voûte tronquée formant saillie dans le vide.
Ensemble de pierres appareillées en forme de coquille, de façon à former encorbellement. Le profil de la voûte peut avoir ou la forme d’un quart de rond ou celle d’un arc de cercle. Au xvne et au xvme siècle, les trompes qui forment à leur partie supérieure des porte-
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à-faux étaient
fréquemment
comme
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trompes parfois
utilisées parti
pris décoratif.
Certaines portes monumentales, des encoignures d’hôtels, d’édifices publics, offraient des exemples de décorées de bossages
et de motifs de sculpture.
Trompe-l’œil. — Mode de peinture qui consiste à représenter des objets de façon à faire illusion. Exécuter des détails en trompe-l’œil, c’est-à-dire
soigner l’exécution de détails de telle
sorte que les objets semblent réels, même s’ils sont vus de près. Les procédés d’imitation matérielle destinée à produire le trompe-l’œil n’ont rien de commun avec les grands principes de l’art, qui n’a pour but que d’interpréter la nature et non de la reproduire servilement. — On dit qu’une figure est exécutée en trompe-l’œil pour indiquer qu’elle a été exécutée de façon à produire illusion, à paraître réelle. Tel est le cas de certaines peintures encadrées dans des motifs en relief.
Trompillon. — (Arch.) — Petite trompe. — (Voir ce mot.)
— de voûte. — (Arch.) — Pierre ronde faisant partie des voussoirs d’une niche; — et aussi pierre placée au point où concourent les rayons des voussoirs.
Tronc. — (Arch.) — Fût de colonne, de piédestal.
— de pyramide. — Se dit de la partie inférieure d’une pyramide dont le sommet a disparu. La plupart des dés sont taillés en forme de tronc de pyramide dont les faces sont plus ou moins inclinées , de façon à offrir au sommet une surface suffisante pour poser verticalement les
pièces de charpente auxquelles ils servent de socle.
Tronçon. — (Arch.) — Fragment d’un fût de colonne.
Tronqué. — (Arch.) — Se dit parfois d’une portion de fût de colonne servant de piédestal.
Trop fait. — (Peint.) — Se dit, en peinture, d’une exécution poussée trop loin. Dans un tableau, les morceaux trop faits ont le défaut de ne pas être à leur plan, c’est-à-dire de paraître trop rapprochés du spectateur, ou celui de rendre le modelé sec et dur.
Trophée. — (Art déc.) — Motif de décoration formé d’armes groupées, peintes ou sculptées, agencées, reliées par des flots de rubans et suspendues à une patère
réelle ou simulée. — Et par extension, groupe d’attributs divers. Une trophée de chasse. Des trophées d’instruments de musique.
Trou. — (Peint.) — Vide dans une composition, espace qui devrait être occupé, rempli. — Se dit aussi de touches trop noires, trop vigoureuses, qui, placées sur un ton clair, détruisent le modelé et donnent la sensation d’un vide, d’une ouverture, d’un trou dans la toile.
Trousseau. — Nom donné, lors du monnayage au marteau, au coin inférieur ou coin de revers.
Trouvaille. — Se dit des objets découverts par hasard, dans des fouilles, à l’occasion de travaux. Les trouvailles de la mission en Phénicie.
Trouvé. — Se dit, en art, d’une composition originale, d’une figure heu-