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composition dont le centre n’est pas suffisamment indiqué.
Gépeau. — Souche en bois destinée à supporter les coins de monnaies frappées au marteau.
Cérame. — (Céram.) — Nom donné par les anciens à des vases de terre cuite. — (Voy. Grès.)
Céramique. — (Art déc.) — Art de fabriquer des objets de toutes > formes en terres de toutes sortes, et de les décorer à l’aide de la peinture ou de la plastique, ou des deux moyens réunis. La différence des terres et des procédés décoratifs a engendré la différence des produits. Par le nom général de céramique on désigne donc : i° les Briques, Tuiles , Terres cuites et Poteries communes ; 20 les Fa ïences ; 30 les Grès cérames ; 40 les Porcelaines. (Voy. ces mots.) La céramique occupe, en conséquence, une place considérable dans les arts décoratifs. Elle participe à la fois de l’architecture, de la sculpture et de la peinture.
— Le mot céramique s’emploie aussi d’une façon générale pour désigner non plus l’art que Bernard Palissy appelait « l’art de terre », mais ses produits eux-mêmes.
— allemande. — Fabrique de Bayreuth. Poterie mince, sonore, bien travaillée, à émail bleuté relevé de dessins délicats en bleu gris peu vif. — Fabrique de Nuremberg. Style archaïque. Travail très fini. Décoration empruntée aux animaux du pays qui fournissent quelquefois le motif du corps entier de la pièce. — Porcelaine de Saxe : boîtes à pendules, à montres, tabatières ornées de peintures d'une extrême finesse, fleurs, figurines, vases réticulés, groupes de petits sujets aimables ou bouffons, animaux, candélabres, lustres, etc.
— anglaise. — Dérivée du Delft.
xvne siècle, vases de pharmacie, carreaux de revêtement à paysages en bleu, poteries de Fulham, faïences de Lambeth, de Liverpool. XVIIIe siècle, fabri-
que du célèbre Joshua Wedgwood, vases, camées, médaillons, cachets de style grec; imitation du vase antique dit de Portland à figures blanches sur fond vert; imitations égyptiennes en biscuit noir rehaussé de bas-reliefs rouges et blancs ; bas-reliefs et camées d’après Flaxman sur fond bleu grisâtre, ornements blancs.
Céramique arabe. — Du vme au
xive siècle. Plaques de revêtement. Céramiques à glaçures bleues et vertes rehaussées de noir. Assemblage par segments géométriques. Mosaïques, vases d’usage et de décoration à ornementation géométrique avec quelques figurations d’animaux.
— assyrienne et égyptienne. —
Les Égyptiens ont fabriqué des pièces en pâté tendre décorées pour la plupart d’ornements noirs en zigzag ou d’émail bleu presque mat. Les briques de fabrication assyrienne trouvées dans les ruines des temples de Babylone sont très variées de couleurs et recouvertes d’une glaçure vitrée.
— celtique. — Les poteries gauloises, bretonnes, etc., consistent généralement èn vases de terre grise ou noirâtre, de fabrication très grossière et décorées d’ornements tracés en creux à l’aide d’un stylet que l’on faisait pénétrer dans la pâte molle.
— chinoise. — L’art céramique chinois remonte, dit-on, à la plus haute antiquité. Poterie de grès et porcelaine. La Chine inventa le craquelé. Le décor le plus ancien est le camaïeu bleu. La porcelaine polychrome a été classée en plusieurs familles par certains auteurs.
Toutefois cette classification, purement conventionnelle et que de récentes découvertes ont fait abandonner, présente cet avantage — au point de vue décoratif — de bien caractériser le parti pris de polychromie adopté par les Chinois. Aussi croyons-nous utile de reproduire ici ce mode de classement :
Famille chrysantemopalonienne : décor de chrysantèmes et de pivoines. Fa-
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mille verte: vert de cuivre, sujets historiques, décors agrestes, rochers, graminées, œillets, marguerites, papillons, insectes. Famille rose: rouge carminé dégradé, dérivé de l’or, pendentifs, arabesques, bouquets de fleurs, figures d’un caractère familier. Pièces réticulées, ciselées, percées à jour comme une dentelle. Pièces frêles, délicates, transparentes, qui ont reçu le nom de coquille d’œufs.
Céramique étrusque. — Les vases de fabrication étrusque sont en pâte tendre et formés le plus souvent d’une terre d’un ton rouge plus ou moins sombre, sur lequel se détachent en noir ou en blanc des figures et des scènes empruntées à la mythologie ou à l’histoire des temps héroïques. Silhouette très caractéristique.
— française. — Dérivée de la Renaissance italienne. D’abord décoration de simples terres à vernis de plomb.
Fabriques de Beauvais, terres vernissées en vert pâle, teinte uniforme; Saintes, la Chapelle-des-Pots, vert vif jaspé de flammules foncées ; Sadirac, vaisselle verte; Paris, émail gris bleuté à jaspures plus vives. Puis, terres émaillées : faïences rustiques de Bernard Palissy, sujets mythologiques, figures populaires, plats d’apparat décorés de poissons, reptiles, coquilles, feuillages en relief moulés sur nature et coloriés de teintes chaudes, brunes, blanches, bleues, vertes, jaunes ; Normandie, épis de faîtage; faïence fine d’Oiron à pâte dure et sonore, décor brun, noir et brun clair en niellures sur fond ivoiré, ornements en relief ou en ronde bosse, figures, mascarons, blasons, pièces petites et légères, coupes, aiguières, biberons, flambeaux. Fabriques de Nevers, Rouen, Moustiers , Marseille, Strasbourg-Haguenau, Lunéville, Rennes, Sinceny, Chauny, Paris, Sceaux. Porcelaines de Saint-Cloud, Sèvres, Chantilly, Vincennes.
— gallo-romaine. — Les vases de cette époque sont d’une fabrication plus soignée que ceux de l’époque celti-
que, d’un profil plus élégant et décorés d’ornements en relief.
Céramique grecque. — Les vases de fabrication grecque sont de forme très simple et décorés de palmettes, de méandres, de grecques, d’inscriptions, de sujets historiques se détachant en noir ou en blanc sur fond rouge ou en rouge sur fond noir ou brun.
— hispano-mauresque. — Caractérisée par l’élégance des formes et par le charme des tons lustrés à reflets métalliques. Fabriques de Malaga, à décor bleu et reflets cuivreux; de Valence, à reflets métalliques plus ardents, variés du jaune doré au cuivre rouge le plus vif; de Majorque, qui a donné son nom aux majoliques italiennes. Il existe aussi des poteries siculo-moresques , de forme orientale, à décor entièrement bleu, recouvert d’ornements vermiculés à reflets auréo-cuivreux.
— hollandaise. — Fabrique de Delft. Éclat et netteté des couleurs dont le contour ne se confond pas avec le vernis. Peintures riches qui brillent de l’éclat du bleu, du rouge et de l’or. Le Delft doré est devenu le type du plus remarquable produit de la Hollande.
— indoue. — Dérivée de l’art persan. Émaillerie de grands morceaux destinés à l’art monumental et exécutés avec des tons vifs et variés. Porcelaine bleue à rinceaux découpés, encadrant des bouquets, des oiseaux. Porcelaine polychrome d’une perfection qui rappelle la pureté de l’émail cloisonné et les incrustations d’or et de pierreries.
— italienne. — Du xic au xme siècle, poterie monumentale, couverte d’émail. Puis, poterie à reflets métalliques. Décor bleu et blanc de Lucca délia Robia sur terres cuites modelées, représentant des sujets religieux. Vaisselle émaillée, connue sous le nom de majolique à reflets merveilleux, nacrés, dorés. Célèbres fabriques de Sienne en Toscane ; de Faenza, Forli, Rimini, Ravenne, Bologne, Imola dans les Marches; de Pesaro, de Castel-Durante, de