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Gubbio , de Deruto, de Ferrare, etc.
Céramique japonaise. — Trois genres distincts de produits céramiques : i° la faïence (Aivata yaki , Satsuma, Aivagi yaki ) ; 20 le grès cérame à pâte tendre ( Banko yaki); >° la porcelaine (Arita, Seto, Kirgonit\u yaki). Le Satsuma montre un décor de figures, de fleurs, d’oiseaux, de semis d’or et d’argent sur un fond blanc crémeux très finement craquelé qui fait songer à un travail de bijouterie d’une exquise perfection. Les grès cérames avec ou sans glaçure fournissent des tasses, des théières, des statuettes, des figures grotesques, des pièces marbrées, d’autres d’un brun violacé à dessins blancs incrustés. La porcelaine est une variété de la porcelaine de Chine, mais facile à distinguer par le caractère du décor, qui n’est jamais d’une symétrie absolue et qui, de plus, est d’un dessin et d’un éclat admirables, et surtout conçu avec une entente remarquable de l’art décoratif.
— persane. — Faïences émaillées, fond blanc, vert jaune ou bleu pâle, décor bleu turquoise ou bleu de cobalt ; figures géométriques, fleurs, oiseaux, papillons, petits quadrupèdes, lapins, lièvres, gazelles, antilopes, cavaliers portant un faucon sur le poing, etc. Harmonie incomparable dans une tonalité très fine.
— romaine. — Poterie domestique d’une rare perfection, d’un rouge de cire à cacheter ou rosâtre, à lustre brillant, vitreux, très mince et dont un grand nombre de spécimens sont parvenus jusqu’à nous dans un état de conservation merveilleux. Plastique monumentale supérieure : antéfixes, métopes, basreliefs, etc.
Céramiste. — Artiste en céramique.
Céramo graphie. — Traités historiques et techniques de l’art céramique.
Cercle. — (Blas.) — Se dit des anneaux ou des boucles sans ardillon représentées sur un écu.
— Se dit en géométrie d’une surface
plane limitée par une courbe nommée circonférence et dont tous les points sont équidistants d’un point fixe appelé centre.
Cercle de pierres. — (Archéol.) — Monument ancien formé de blocs placés circulairement.
— perlé. — (Blas.) — Couronne de comte et de vicomte.
Cerner. • — Préciser, accuser un contour plus que de raison. Les contours d’une figure, lorsqu’ils sont cernés, c’està-dire accusés par un trait trop foncé, diminuent le relief. Le cernement n’est indispensable que dans les peintures murales ; là, au contraire, il remplit le rôle du réseau de plomb dans les vitraux et aide à faire vibrer les teintes plates des figures.
Cérographie . — Peinture àla cire.
Céroplastique.. — (Sculpt.) — Art du modelage en cire. Les peuples de l’antiquité connaissaient la céroplastique. Certains artistes de la Renaissance ont aussi pratiqué le modelage en cire et leurs figures étaient souvent coloriées et rehaussées de tons d’or. Cet art, dont le portrait de Louis XIV vieux, par Benoît, est peut-être le chefd’œuvre, a été cultivé en France jusqu’à la fin du xvme siècle. La céroplastique a reçu de nos jours des application s plus scientifiques qu’artistiques. A côté de pièces anatomiques remarquables, il suffit de rappeler les figures des musées de cire, dont l’exécution n’a aucun rapport avec celle des œuvres d’art. Toutefois quelques artistes contemporains ont tenté de remettre en honneur, aux Salons de Paris, les sujèts et les bas-reliefs en cire coloriée et dorée.
Géruléen. — ( Peint. ) — Azuré, d’une teinte d’un beau bleu clair et transparent.
Céruse. — (Peint.) — Carbonate de plomb pur avec lequel on fabrique le blanc de céruse dit aussi blanc d’argent.
Cervelas. — Marbre rouge veiné de blanc.
Chabot. — (Blas.) — Poisson d’eau
LEXIQUE
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douce que l’on représente toujours vu de dos en pal, et la tête dans le haut de l’écu. La cotte d’armes de la statue de Ph. de Chabot, par Jean Cousin, au Louvre, est blasonnée d’armoiries parlantes, représentant des chabots.
Chaîne. — (Arch.) — Pilier de pierre ou de brique n’ayant que peu ou point de saillie , et destiné à consolider un mur. Les chaînes sont toujours des assises disposées en harpes , afin de se relier solidement a la maçonnerie des murailles que l’on construit en même temps ou postérieurement.
— d’encoignure. — (Arch.) — Chaîne placée à l’angle d’une construction .
Chaînette. — Courbe que donne un fil flexible sous l’influence de la pesanteur lorsque ses deux extrémités sont suspendues à deux points pris sur une même horizontale. Cette courbe en sens inverse est fréquemment employée dans le tracé des arcs, voûtes, etc.
Chaire à prêcher. — Sorte de tribune avec siège, élevée au-dessus du sol et du haut de laquelle les prédicateurs instruisent les fidèles. Dans certaines églises d’Italie, il existe des chaires de marbre ou de bronze soutenues par des colonnettes.
Dans les églises du moyen âge, on ne fit usage pendant longtemps que des chaires en bois mobiles et de construction fort simple. Au xve siècle, on se servit de chaires fixes et appliquées aux piliers des églises ou contre les murailles. Puis elles furent surmontées d’abat-voix en forme de dais ou de pyramides de forme très élancée. Au xvie, au xvnc et au xvmc siècle, les chaires furent conçues dans le style particulier de chaque époque, et quelques-unes peuvent être citées comme des modèles de fantaisies allégoriques et théâtrales. Les chaires de certaines églises
de Belgique sont aussi des merveilles d’exécution et de bizarrerie. Enfin de nos jours, on pastiche fort ingénieusement les chaires du xme, du xive et du xve siècle.
Chaire épiscopale. — Siège d’un évêque placé dans le chœur de l’église cathédrale, depuis le xne siècle. Il existé dans certaines églises d’Italie des chaires ornées de mosaïques. La chaire d’Avignon est en marbre blanc veiné, et la cathédrale de Toul possède une chaire en pierre du xme siècle. A partir du xive siècle les dais en étoffes furent remplacés par des couronnements sculptés; au xve siècle, les chaires furent comprises dans les stalles entourant le chœur, seulement la stalle ou chaire épiscopale était souvent plus richement décorée que les autres.
Au xvue et au xvme siècle, on édifia souvent des chaires épiscopales avec dais et panaches en bois sculpté.
— extérieure. — Chaires en pierre construites en plein air, dans certains cimetières ou certains cloîtres, ou adossées aux murs extérieurs d’une église.
Telles étaient les chaires de Saint-Lô (xve siècle), du cloître de Saint-Dié (xvie siècle), du préau des Carmes, etc. La chaire du réfectoire de-Saint-Germaindes-Prés était une chaire intérieure, mais elle était construite en pierre et faisait corps avec l’édifice.
Chairs. — Se dit de la couleur du corps humain et de la façon dont elle est imitée, dont elle est rendue. On dit les chairs de Rubens, les chairs du Corrège, etc. Le mot n’implique pas forcément l’idée de couleur, on dit aussi que certains statuaires excellent dans le rendu des chairs, pour indiquer qu’ils ont su, à l’aide d’un modelé d’un travail savant, donner au plâtre ou au marbre l’apparence de la vie. L’Académie des beaux-arts emploie dans le même sens le mot charnure.
Chaise. — Aujourd’hui siège à dossier et6ans bras. Au xme siècle, on se servait fréquemment au contraire de chaises avec bras et sans dossier qu’on plaçait en avant de murailles couvertes en cet
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