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Construction. — Art d’employer les matériaux suivant leur qualité et leur nature, de façon à réunir dans un édifice la solidité et la convenance.
Continuateur. — Se dit d’artistes qui suivent les traditions, adoptent la manière de ceux qui les ont précédés et semblent ainsi, par des productions de même genre, continuer les œuvres des devanciers qu’ils ont pris pour modèles.
Contourné. — (Blas.) — Figure héraldique placée en sens inverse de sa position habituelle. Figure qui est tournée à sénestre, ce qui est contre l’ordinaire, toutes les figures d’animaux devant avoir la tête et le reste du corps tourné à dextre, et les choses inanimées qui ont quelque partie plus recommandable que les autres devant être posées de même.
Contraste. — (Peint.) — Opposition voulue entre plusieurs parties d’une peinture pour les faire valoir et mettre en évidence leurs qualités différentes.
— (Ornementation.) — Système d’ornementation qui consiste à opposer dans un motif de décoration les couleurs claires aux couleurs sombres et les lignes droites aux lignes courbes. — (Voy. Consonance.)
— des couleurs. — Lorsque deux bandes de papier de même couleur, mais d’intensité différente, sont juxtaposées, le côté de la bande la moins foncée contigu à la bande qui l’est le plus paraît plus clair qu’il ne l’est réellement, et le côté de la bande la moins claire qui lui est contigu paraît plus foncé. La juxtaposition des couleurs en change donc l’apparence optique. Chaque couleur, en outre, tend à se colorer de la couleur complémentaire propre à la couleur qui lui est contiguë. La découverte de cette loi du contraste simultané des couleurs est due à M. Chevreul. Elle se complète par une autre remarque : si deux
corps contiennent une couleur commune, l’effet de leur juxtaposition est d’atténuer l’intensité de l’élément commun.
Contraste simultané des couleurs. — Les lois d’optique qui régissent ce contraste ont été formulées ainsi i° chaque couleur tend à colorer de sa couleur complémentaire les couleurs avoisinantes; 20 si deux objets contiennent une couleur commune, l’effet de leur juxtaposition est d’en atténuer l’élément commun.
Contraster. — Mettre en contraste, faire valoir par des oppositions réciproques.
Contre- arc ature. — (Arch.) — Arcades ou festons découpés en sens opposés.
Contre-balancer. — Disposer en peinture, en sculpture, des groupes, des figures, des effets d’ombre et de lumière dont les mouvements et les masses s’équilibrent en se pondérant.
Contre-bandé. — (Blas.) — (Voy.
Contre-pallé.)
Contre -bouter. — (Constr.) — Soutenir une partie de construction à l’aide de pièces de bois ou de massifs de maçonnerie servant de point d’appui.
Contre-bretessé. — (Blas.) — Se dit lorsque les bretesses ou créneaux sont placés de façon que les vides soient opposés aux pleins. Les exemples de contre-bretessé sont assez rares dans les armoiries françaises; ils sont fréquents, au contraire, dans les armoiries allemandes.
Gontre- calquer. — Reproduire un dessin à l’aide d’un calque, mais en sens contraire de l’original. On dit aussi décalquer.
Contre-chevronné. — ( Blas.) —
(Voy. Ccmtre-pallé.)
Contre-clef. — (Arch.) — Claveaux placés de chaque côté d’une clef de voûte.
— extradossée. — (Arch.) — Cia-
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veau placé contre la cler et de même hauteur qu’elle.
Contre-cœur. — (A rch.) — Plaque de métal posée au fond de Pâtre d’une cheminée. — Espace intérieur compris entre Pâtre et les jambages.
Contre- corbeau. — (Arch.) — Modillon en usage dans l’architecture du xme siècle, placé entre des modillons ou corbeaux supportant la retombée d’une arcature, et servant de point d’appui aux deux petites arcades inscrites dans la grande.
Contre - émail. — (Art déc.) — Émail appliqué sur des surfaces concaves.
Contre-épreuve. — (Gravure.) — Epreuve d’une gravure la reproduisant en sens inverse. On obtient une contreépreuve en appliquant sur l’épreuve originale, lorsqu’elle est encore fraîche, une feuille de papier qui, par le foulage, s’empare de l’encre et, par conséquent, reproduit le sujet à l’envers.
On dit aussi qu’un sujet est dessiné, peint ou gravé en contre-épreuve lorsqu’il est représenté en sens contraire de l’original.
Contre -épreuver. — Tirer des contre-épreuves. On dit aussi contretirer.
Contrefaçon. — Reproduction, imitation frauduleuse de pièces gravées, ou d’une oeuvre d’art quelconque.
Contrefaire. — Reproduire, copier, imiter une œuvre d’art dans l’intention de faire prendre la copie pour l’original.
Contre-fascé. — (Blas.) — (Voy.
Contre-pallé.)
Contre-fleurdelisé. — (Blas.) — Fleurs de lis opposées les unes aux autres.
Contrefort. — (Arch.) — Massif de maçonnerie servant de point d’appui et destiné à augmenter la résistance des murailles verticales. Les contreforts sont usités surtout dans l’architecture gothique. Ils étaient indispensables pour soutenir les murailles élevées des églises.
et les constructeurs de cette époque ont relié ces massifs par des arcs-boutants. (Voy. ce mot. ) Les contreforts qui, primitivement, se composaient d’une masse carrée dont la surface était inclinée pour rejeter les eaux pluviales,
offrirent ensuite des pans coupés, décorés de pinacles et, au xive siècle, ils se terminent en clocheton.
Contre-fruit. — (Arch.) — (Voy.
Fruit.)
Contre -hacher. — Croiser des hachures en sens contraire.
Contre - hachure. — Hachure croisant d’autres hachures.
Contre-hermine. — (Blas.) — (Voy. Hermine.)
Contre -heurtoir. — (Arch.) — Plaque de métal sur laquelle frappe le heurtoir.
Contre -imbrication. — (Arch.)
— Motifs de décoration en forme d’écailles en retraite — et non en saillie — les unes sur les autres.
Contre-jour. — Disposition de la lumière qui, étant à l’opposé d’un objet, le laisse dans l’ombre. — Lumière que produisent les rayons lumineux réfléchis par des surfaces claires, de façon à diminuer l’intensité des ombres produites par les rayons lumineux directs. — (Voy. Places à contre-jour.)
Contre-lobe. — (Arch.) — Petites découpures en forme d'arcatures placées à l’intérieur d’une arcade.
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