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Écaillage. — (Céram.) — Sedit d’un accident qui se produit à la cuisson, quand la couleur de porcelaines ou de faïences décorées de peintures se soulève, entraîne l’émail et se détache en lamelles. L’écaillage tient soit à l’excès de feu, soit à de mauvais mélanges de couleurs, soit enfin à l’épaisseur excessive des couches de couleur.

Écaille. — (Sculpt.) — Motif d’ornementation formé de dentelures circulaires de portions d’arcs de cercle ou de lamelles à pans coupés servant ordinairement à décorer des parements de murailles inclinées, à simuler une toiture. — (Voy. Ardoises en écaille.) Les écailles apparaissent au xne siècle et sont alors soit car-

de billettes, soit aussi en plein cintre. Au xiiic siècle, elles sont de formes assez variées, et dans certains monuments de la Renaissance on en trouve de jolis spécimens presque toujours découpés en demi-cercle.

Écailler (s’). — Se dit d’un marbre, d’un tableau, d’une poterie dont la surface se détache en lamelles. — (Voy. Écaillage.) ■

Ecarlate. — Couleur rouge vif et très éclatant que donne la cochenille traitée par le chlorure d’étain et la crème de tartre.

Écartelé. — (Blas.) — Combinaison du Parti et du Coupé. (Voy. ces

mots.) L’écartelé est de 4, 6, 8, 10, 12, 16 quartiers et plus encore. La combi-

naison du Tranché et du Taillé (voy* ces^mots) donne l’écartelé en sautoir.

Échafaudage. — (Peint.) — Les échafaudages s’emploient pour les peintures murales et consistent en planchers superposés, reliés entre eux par des escaliers. On donne aussi parfois ce nom aux grandes échelles sur lesquelles on adapte un banc à différentes hauteurs et qui permettent au peintre de se déplacer suivant les dimensions de sa toile.

Échafauder. — (Arch.) — Élever les échafaudages nécessaires à la construction d’un édifice. On dit qu’un étage s’échafaude.

Échampir. — (Peint.) — Imiter le relief en façon de trompe-l’œil. Les peintures décoratives de la Bourse de Paris, par Abel de Pujol,sont échampies. — Fréquemment on échampit les lettres des enseignes.

— Terminer les contours, les détacher du fond.

Échancré. — Evidé, taillé en pointe.

Échantignolle. — (Arch.) — Fragment de la charpente d’un comble formant tasseau et soutenant les pannes. On dit aussi chantignole. (Voir ce mot.)

Échappade. — (Grav.) — Trait malencontreux tracé par le burin déviant d’un contour et s’échappant de la main du graveur.

Échappée. — (Peint.) — Se dit d’une perspective — de ciel ou de lointain — entrevue par un espace libre, réservé à cet effet.

— (Arch.) — Espace vide ménagé dans une cour pour permettre aux voitures de circuler et de tourner.

— d’escalier. — (Arch.) — Espace vertical compris entre le dessus d’une marche et le dessous de la marche exactement correspondante placée à l’étage supérieur ou à la révolution suivante.

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Écharpe. — Se dit d’une pièce de bois placée diagonalement dans un assemblage de charpente ou de menuiserie et servant à relier et à consolider les pièces assemblées carrément. — - (Voy.

Châssis.) — Se dit aussi de larges bandes d’étoffes à bouts flottants et des parties verticales et taillées en biais des pentes ou draperies fixées à l’entrée d’une alcôve ou pour orner l’intérieur d’une baie de fenêtre.

Échauguette. — (Arch.) — Guérite de pierre surmontée d’une toiture conique et posée en encorbellement, soit sur les murailles, soit au sommet des tours dans les châteaux du moyen âge. Les échauguettes datent du xne siècle. Au xivc, elles sont spécialement construites en vue de la défense et prennent alors un grand développement et uneimportance exceptionnelle. Au xvie siècle, on les dispose même pour qu’elles puissent recevoir de petites bouches à feu. Le principe des échauguettes a été conservé jusqu’au xvne siècle.

Echelle. — Proportion adoptée pour exécuter une réduction ou un grandissement. L’échelle est une ligne graduée contenant les multiples et les

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