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sous-multiples d’une unité de longueur, que l’on choisit plus petite ou plus grande que l’unité métrique, suivant que l’on veut reproduire les objets en réduction ou en grandissement.
— campanaire. — Ensemble de
lignes horizontales et de lignes verticales donnant, au moyen de points convenus, l’épaisseur que doit avoir le bord d’une cloche suivant son poids, servant aussi à indiquer aux fondeurs les proportions de cette cloche.
Échelle de front. — (Persp.) — Ligne horizontale sur laquelle les distances égales sont représentées par des longueurs égales.
— de pente. — Ligne qui indique une différence de niveau entre plusieurs points figurés en dessin sur une même surface plane. Elle est formée par un double trait couvert de graduations notant cette différence de niveau.
— de proportion. — (Dessin linéaire.) — Règle de buis, d’ivoire ou de cuivre, portant des divisions, ou simplement trait horizontal tracé dans un angle du dessin et sur lequel on établit l’échelle servant à rapporter, c’est-à-dire à transformer les longueurs réelles des objets, en les représentant par un certain nombre de divisions. L’échelle de proportion peut être simple ou progressive. (Voy. ces mots.)
— des plans. — Ligne divisée et subdivisée servant à indiquer le rapport entre les distances réelles et les distances ou les dimensions marquées sur une carte.
— fuyante. — (Persp.) — Ligne joignant le point de vue à un des points de la ligne de terre et sur lesquels les distances égales sont représentées sur le tableau par des longueurs diminuant au fur et à mesure qu’on se rapproche du point de vue.
— progressive. — Échelle dont les parties décimales sont portées sur des parallèles différentes, ce qui évite la confusion des points de subdivision.
— simple. — Échelle de proportion tracée entre deux parallèles.
— usuelles. — Il est certaines échelles presque universellement adoptées par l’usage. Ainsi, pour les plans des études de détails, on exécute les dessins au cinquième, au dixième ou au vingtième, c’est-à-dire que dans le premier cas une longueur de i mètre est
lexique.
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représentée sur le plan par vingt centimètres ou 5 , dans le second par dix ou enfin par cinq ou Pour les plans d’ensemble d’un bâtiment, on exécute les dessins à l’échelle de ou un centimètre pour mètre. Pour les plans généraux on adopte aussi une échelle de Enfin, pour les cartes, on se sert d’échelles à
Î5o!ooo et aussi 8o-^, qui est la proportion adoptée pour la carte de France dressée par l’état-major.
Echeneau. — Nom donné pendant l’opération de la fonte d’une statue au bassin recevant le métal liquide et le communiquant aux jets de la figure à couler.
É chiffre. — (Arch.) — Mur soutenant un escalier et aussi charpente d’un escalier formant limon et supportant la rampe.
Échine. — (Arch.) — Moulure saillante placée sous le tailloir du chapiteau dorique grec, décrivant une courbe très peu renflée et d’un profil convexe très délicat, et formée dans sa plus grande partie d’une portion de courbe à grand rayon.
Échiqueté. — (B las.) — Se dit d’un écu divisé en échiquier. L’échiquetésecompose ordinairement de six rangs de carreaux; lorsqu’il y en a moins, on doit le spécifier en blasonnant. Un échiqueté d’or et de gueules. On disait autrefois
échiqué. Un échiqué d’hermine et d’azur.
Echoppe. — Constructions basses et légères, petites boutiques d’installation pittoresque, adossées parfois au pied des grands édifices, dont elles font valoir par contraste les grandes proportions et l’ornementation luxueuse.
— (Grav.) — Instrument formé d’une grosse pointe taillée en biseau et servant à graver les traits larges. Les hachures obtenues à l’aide de l’échoppe et mordues à l’acide ne donnent parfois à
l’impression, que des tons gris. Pour obtenir des hachures larges et profondes, se traduisant sur le papier par des traits d’un noir vigoureux, certains graveurs préfèrent avoir recours à des morsures très prolongées.
Échopper. — Travailler avec l’échoppe et aussi enlever au ciseau les traces des jets sur un objet dont la fonte en métal vient d’être achevée.
Ecimer. — (Arch.) — Détruire, enlever le sommet d’un édifice.
Éclairage. — Distribution de la lumière dans un tableau. — Se dit aussi de la manière dont les œuvres ellesmêmes sont éclairées dans les salles d’exposition ou ailleurs. En général, l’éclairage d’en haut est celui qui doit être adopté pour les tableaux, c’est le mode d’éclairage qui produit le moins de reflets à la surface des toiles. — Pour la sculpture, l’angle formé avec l’horizon par les rayons lumineux doit, autant que possible, ne pas être supérieur à 45°.
Éclaircie. — Se dit, dans la pein- -ture de paysages principalement, d’un lointain, d’une perspective ensoleillée, entrevue à travers des bouquets d’arbres ou des masses de rochers, d’une partie de ciel lumineuse circonscrite par des nuages lourds et chargés.
Éclaircir. — (Peint.) — Rendre un ton moins sombre, une teinte moins foncée.
Éclairé. — Se dit de la façon dont les figures peintes ou sculptées reçoivent les rayons lumineux.
Éclat. — Se dit des qualités brillantes, du coloris d’un tableau, de la vivacité des tons, etc.
Éclatant. — Luxueux, brillant.
Éclaté. — (Blas.) — Se dit lorsque la division de l’écu, au lieu d’être en ligne droite, offre un contour irrégulier, une ligne brisée, comme si une partie de l’écu avait été brisée avec force, avait volé en éclats. On rencontre
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souvent l’éclaté dans les armoiries allemandes.
Écloppé. — (Blas.) — Se dit lorsque la division de l’écu forme ressaut au lieu d’offrir une ligne rigoureusement droite. Cette sorte d’armoirie a servi parfois à désigner les bâtards et était, suivant cèrtains auteurs, une des six marques de bâtardise.
Eclectique. — Se dit d’un amateur d’art ou d'un artiste partisan de l’éclectisme. — (Voy. ce mot.)
Éclectiquement. — Se dit d’une œuvre conçue, d’une collection formée avec un goût éclectique.
Eclectisme. — Esthétique ou système d’appréciation et d’inspiration qui consiste à ne pas s’attacher exclusivement aux traditions d’une école au mépris de toutes les autres, mais au contraire à admirer sans exception les chefs-d’œuvre de chaque époque et de chaque école. C’est faire preuve d’éclectisme que d’admirer Raphaël et Téniers, et aussi de collectionner des tableaux et des meubles, des dessins et des bibelots; que de s’inspirer de la façon dont les anciens drapaient leurs figures, dont les Vénitiens peignaient leurs tableaux, et du charme avec lequel les Hollandais retraçaient des scènes d’intérieur.
Écoinçon. — (Arch.) — Triangle formé de deux lignes droites et d’une ligne courbe, existant entre une arcade, une rosace et la partie carrée dans laquelle une courbe circulaire ou elliptique est inscrite.
Les écoinçons d’un plafond. Parfois ces écoinçons sont décorés de motifs d’ornementation, de rinceaux, etc. Parfois aussi les peintres décorateurs utilisent ces espaces triangulaires pour placer des
figures allégoriques. Dans le style gothique, on trouve aux angles des rosaces formant verrière, des ^ écoinçons ajourés. Enfin on donne aussi ce nom aux ouvrages de menuiserie ou de maçonnerie formant angle.
Ecole. — On donne le nom d’école à la suite des artistes célèbres nés dans un pays, ou qui, sans y être nés, y ont longuement résidé en travaillant dans le goût de ce pays. Les mots École française désignent donc les œuvres produites par l’ensemble des artistes français. On dit de même : l’École italienne, l’Ecole anglaise, l’Ecole hollandaise, l’École espagnole, l’École allemande, etc. Dans ce sens, le mot école s’entend plus spécialement de la peinture, autrement on spécifie en disant : École de sculpture ou de gravure florentine, par exemple. — On dit aussi qu’un tableau est de l’école d’un maître, pour indiquer qu’il est exécuté dans le même genre que les tableaux de ce maître ; qu’il est dû à ses élèves ou à des artistes vivant à des époques plus voisines de la nôtre, mais qui tendent à se rapprocher de sa manière de faire, à retrouver son style.
— allemande. — Au premier rang et du plus vif éclat brillent aux xve et xvie siècles les noms des peintres graveurs : Martin Shongaüer, Albrecht Dürer, Lucas Cranach et Hans Holbein, maîtres d’une imagination puissante, s’exprimant par des moyens d’une réalité prodigieuse.
— anglaise. — Elle ne date guère que du xvme siècle, avec Hogarth, le satirique, puis les portraitistes Reynolds et Gainsborough. Au xixe siècle, elle se développe dans les genres les plus divers : portrait, sir Thomas Lawrence ; paysage, J. Constable, J. Crome, R. -P.
Bonington, Turner; genre anecdotique,
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David Wilkie, W. Mulready ; animaux, sir Edwin Landseer ; histoire, Daniel Maclise.
École bolonaise. — La science et le sentiment de la peinture décorative la conduisent à l'art académique ; xve et xvie siècles : le Francia, le Primatice; xvie et xvne : les Carrache (Louis, Augustin, et le plus célèbre, Annibal), le Dominiquin, le Guide, l’Albane, le Guerchin.
— de Crémone. — (Voy. École lombarde .)
— de Mantoue. — (Voy. École lombarde .)
— de Milan. — (Voy. École lombarde.)
— de Modène. — (Voy. École lombarde.)
— de Parme. — (Voy. École lombarde.)
— des beaux-arts. — École officielle de l’enseignement des beaux-arts en France, fondée en 1648 par Mazarin et successivement installée à Paris, au Collège de France, au Palais-Royal, au Louvre, au collège des Quatre-Nations, et, depuis 1816, dans l'ancien couvent des Petits-Augustins. Les élèves français et étrangers, âgés de moins de trente ans, y sont admis à la suite d’épreuves. Les cours comprennent l’étude de la peinture, de la sculpture, de la gravure, de l’anatomie, de la perspective, de l’histoire et de la théorie de l’art. A diverses époques sont institués des concours d’émulation dont les plus importants sont ceux pour les grands prix de Rome. — (Voy. Ecole française.)
— espagnole. — Les peintres les plus célèbres de cette école de réalistes coloristes sont, au xvie siècle : Alonso Berruguete, Luis de Moralès, Alonzo Sanchez Cocllo, José Ribera; xvic et xvne : F. de Herrera, Diego Velasquez, Alonzo Cano, Francisco Zurbaran, Murillo ; xvinc : Goya.
— ferraraise. — Se rattache à l’école bolonaise ; xve et xvie siècles : Lorenzo Costa.
École flamande. — Elle est justement célèbre par Iâ richesse de son coloris. Elle compte près de quatre grands siècles d’art. xive et xve : les frères Van Eyck (Jan et Hubert), Memling; xvie :
B. Van Orley, Jan Mabuse et Porbus ; xvne: Pierre-Paul Rubens, Van Dyck, Franz Hais, F. Snyders, David Téniers le jeune.
— florentine. — Berceau de la Renaissance. Elle se développe pendant trois siècles, réunissant à la fois l'élégance cherchée du dessin et le don de la couleur. xme siècle : Cimabue ; xive :
Giotto, Orcagna ; xve : Masaccio, Filippo Lippi, Sandro Botticelli; xvie : Luca Signorelli, Léonard de Vinci, Michel- Ange, Andrea' del Sarte, le Sodoma, Bronzino. — Dans la classification du Louvre, l’école de Sienne est fondue avec l'école florentine.
— française. — Le génie de l’École française est surtout dans la clarté et l’intelligence des compositions. Si l’on prend pour point de départ de l’École française les miniatures de Jean Foucquet, xve siècle, et les portraits à l’huile de Clouet, dit Janet, l’École française va se développant sous l’influence de l’École de Fontainebleau, où François Ier avait réuni Léonard de Vinci, André del Sarte, le Primatice et Benvenuto Cellini, qui ne produisirent pendant une assez longue période que des pasticheurs des maîtres italiens. Jean Cousin, qui fut à la fois peintre, sculpteur et architecte ; l’émailleur Léonard Limousin et Bernard Palissy, l’auteur et l’inventeur des rustiques « figulines », doivent aussi occuper une place prépondérante dans l’histoire de l'art français. Après eux viennent : Quentin Varin, le maître de Poussin ; Simon Vouet, Pierre Mignard, Valentin, L. de la Hire, S. Bourdon, J. Callot, les frères Le Nain, Le Bourguignon, Lesueur, N. Poussin, Stella, Claude Lorrain, Ch. Lebrun, Jean Jouvenet, J. -B. Monnoyer, qui emplissent le xvne siècle. — Au xvmc, N. Largillière, H. Rigaud, Desportes, les Coy-
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pel, de Troy, Le Moyne, Restout, Vanloo , Subleyras, Tournières, Rattier, Tocqué, Natoire, Oudry, Watteau, Lancret, Pater, F. Boucher, Fragonard, Vien, Greuze, Chardin, J. Vernet. La fin du xvme siècle voit s’accomplir la réforme de Louis David dont l’école enjambe sur le xixe siècle, où nous citerons Girodet, Gérard, Gros, Prud’hon, C. Vernet, Géricault, Ingres, Léopold Robert, Paul Delaroche, Ary Scheffer, Decamps, Delacroix, Marîlhat, H. Vernet, Charlet, Raffet, H. Bellangé, Hùet, Corot, Diaz, Th. Rousseau, Troyon, Couture, Fromentin, Courbet, Régnault, J. -F. Millet, pour ne nommer que les artistes disparus.
En sculpture, et à partir de la Renaissance, car les noms des tailleurs d’images du moyen âge nous sont pour la plupart demeurés inconnus ; il faut citer Jean Bologne (de Douai), Michel Anguier, Girardon, Coysevox, Puget, les Coustou, Bouc'nardon, Falconet, Pajou, Caffieri, Chaudet, Cartelier, Pradier, David d’Angers, Rude, Jouffroy, Pérraud, Dantan, Barye et Carpeaux.
Enfin, parmi les graveurs célèbres, rappelons les noms de Callot, des Audran, A. Bosse, Edelinck, Nanteuil, Tardieu, Cochin, Bervic, Boucher-Desnoyers, Rousseaux et J. Jacquemart.
École française — ou Académie de France à Rome. École fondée par Colbert en 1666 et établie depuis 1804.
dans la villa Médicis. Elle est dirigée par un artiste français et reçoit aux frais de l’État les lauréats des grands concours. Les prix de Rome de peinture, de sculpture et de gravure sont astreints à une résidence de quatre ans ; les prix de Rome de la section de musique ne passent que deux ans en Italie et un an en Allemagne.
— génoise. — Elle se rattache à l’Ecole milanaise. xvie siècle : Gaudenzio Ferrari; xviic : Pierre de Cortone.
— Dans la classification du Louvre, l’École piémontaise est fondue avec l’Ecole génoise.
École hollandaise. — Elle est
l’expression la plus complète de l’art delà Réforme. xvie siècle : Lucas de Leyde ; xvne: Rembrandt, Gérard Dow, Ruysdael, Paul Potter, A. Cuyp, A. Van Ostade, Terbürg, Metzu, van den Velde, ’W’ouwermans, van der Meer de Delft.
— italienne. — La renaissance de l’art en Italie date du xme siècle. L’histoire de la peinture italienne, qui est une des plus illustres manifestations du génie humain, se subdivise en un certain nombre d’écoles, que nous énumérons à leur ordre alphabétique en nommant leurs plus illustres représem tants.
En sculpture, après les noms de Jean de Pise, de Michel-Ange, de Lorenzo Ghiberti, de Donatello et de Luca délia Robbia, il faut encore citer ceux d’Andrea Verrocchio, de Bernin et de Canova. Parmi les architectes italiens, brillent au premier rang les noms d’Arnolfo di Lapo, de Brunelleschi, de Bramante et encore celui de Michel-Ange, car l’Ecole italienne compte de nombreux artistes qui furent à la fois peintres, sculpteurs et architectes. — Parmi les graveurs italiens, quelques-uns, tels que Baccio Baldini,Mantegna, Marc-Antoine Raimondi, exécutèrent des gravures au burin d’un style grandiose et superbe; Hugo da Carpi essaya le premier des gravures en couleurs à l’aide de plusieurs planches gravées. Enfin, si on ajoute à ces gravures les eaux-fortes spirituelles de Tiepolo et les splendides planches de Piranèse, on voit que l’histoire de la gravure tient une large place en Italie où naquit la gravure en taille-douce par la découverte de Maso Finiguerra; en 14.52, gravant une paix, il eut l’idée d’appliquer une feuille de papier humide sur cette gravure en creux ou nielle dont les tailles avaient été remplies de noir de fumée. Telle fut l’origine des épreuves de gravure en taille-douce.
— lombarde. — Elle est formée des écoles de Mantoue, Modène, Parme,
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Crémone et Milan. xve et xvie siècles : Andrea Solario, Bernardino Luini, le Corrège, le Parmesan, le Caravage.
École napolitaine. — Elle n’a pas de caractère propre et ne se compose jusqu’au xvne siècle que de peintres étrangers. Cependant il faut citer au xve siècle Antonello de Messine qui apprit de Jean van Eyck le procédé de la peinture à l’huile, retourna à Messine et finalement vint s’établir à Venise. — xvne siècle : Aniello Falcone, Salvator Rosa, le Calabrèse, Luca Giordano.
— ombrienne. — Cette école a engendré l’école romaine. — Sentiment religieux, recherche du dessin. xve siècle : Gentile' da Fabiano; xve et xvie : le Pérugin, maître de Raphaël.
— piémontaise. — (Voy. École génoise .)
— romaine. — Issue de l’Ecole ombrienne, célèbre au xvie siècle par la science de la composition et la perfection du dessin: Raphaël Sanzio, Jules Romain ; xvne : Sassoferrato, Carie Maratte.
— siennoise. — (Voy. École florentine.)
— vénitienne. — Célèbre par la richesse et la puissance du coloris.
xve siècle : les Bel lin (Jean et Gentile), Mantegna, Carpaccio, le Giorgione ; xvie : le Titien, le Tintoret, Paul Véronèse ; xvjiic : Tiepolo, Canaletti, Guardi.
Écorché. — Statue ou dessin représentant une figure humaine ou un animal dont la peau a été enlevée de façon à bien faire ressortir les muscles, les veines et les articulations.
Michel-Ange a fait deux modèles d’écorchés qui sont d’une grande beauté. Cependant les écorchés ( figures d’hommes) qui sont universellement
adoptés comme modèles sont l’écorché de Houdon, représentant l’homme au repos, et celui de Salveyre le représentant dans la pose du Gladiateur. Enfin il existe un écorché de cheval modelé par Géricault.
Écorcher une figure. — Se dit
de la façon dont on diminue les noyaux des figures que l’on veut couler en métal ou en plâtre et dont il faut préalablement diminuer l’épaisseur d’une certaine. quantité.
Écorné. — Ébréché, avarié sur les angles.
Écornure. — Fragment d’un objet écorné et aussi brèche existant à l’angle ou sur l’arête vive d’un objet.
Écran. — Meuble monté très légèrement, formé ordinairement d’un panneau d’étoffe brodé ou décoré de peintures et servant à atténuer la lumière ou la chaleur vive d’un foyer. Il existe des écrans de tapisserie d’une grande beauté.
Ceux de la Chine et du Japon, souvent laqués et incrustés, sont des objets de haute curiosité précieusement recherchés des collectionneurs.
— à main. — On désigne ainsi de petits écrans très légers pourvus d’un manche. Il y a des écrans
fà main formés d’une fine armature de bois ou de fil de fer sur laquelle est tendu un morceau de satin que l’on décore de peintures à la gouache.
Les Japonais fabriquent en quantité considérable les écrans, à l'aide de tiges de bambou refendues et étendues en éventail et qu’ils décorent d’images en couleur d’un grand caractère décoratif.
— (Peint. Photog.) — Châssis de toile blanche à demi transparents servant à tamiser la lumière dans les ateliers de peintres et de graveurs. Châssis
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mobiles usités dans les ateliers de photographie et que l’on dispose de façon à atténuer les ombres trop noires par des reflets.
Écran. — (Arch.) — Clôtures ajourées formant séparation entre la nef et le chœur des églises, ou entre la nef et certaines chapelles.
Écrasé. — Se dit de proportions trop courtes. Une figure écrasée, un édifice écrasé, manquant de hauteur, trop bas, ou dont le rez-de-chaussée est surmonté d’étages, de combles de dimensions trop considérables.
Écrit. — Indiqué, marqué. Dire que, dans une œuvre d’art, les lointains sont trop écrits, c’est dire qu’ils sont trop accentués, qu’il eût fallu les indiquer au contraire d’une manière plus vague.
Écru. — Ton jaunâtre très pâle d’une étoffe de fil ou de soie qui n’a pas été soumise à l’opération du blanchiment. Se dit, par analogie, d’un papier, d’une toile à peindre, d’un ton tirant légèrement sur le jaune pâle.
Ectypes. — Relief obtenu à l’aide de moules en creux. Reproductions d’inscriptions antiques par le moulage. Se dit aussi de la copie, de l’empreinte d’une médaille.
Ecu. — (Blas.) — L’écu en blason est le champ qui renferme les armoiries. Il est simple ou composé. Dans le premier cas, il n’a qu’un seul émail sans divisions ; dans le second, il peut avoir plusieurs émaux.
— accolés. — (Blas.) — Les femmes mariées portent des écus accolés, l’un donnant les armes de l’époux, l’autre les leurs propres.
— en abîme. — (Blas.) — Se dit d’une division en forme d’écu et de très
petite dimension, et placée au centre de l’écu.
L’abîme est le cœur de l’écu. Mis en abîme signifie que ce qui est placé ainsi ne touche ni ne charge aucune pièce. D’azur à trois fleurs de lis d’or et une tête de léopard mise en abîme.
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Écu en accolade. — (Blas.) — Forme adoptée au xvie et au xvixe siècle. Les proportions géométriques de l’écu sont de sept parties en largeur et de huit en hauteur. Les quarts de cercle formant l’accolade doivent avoir pour rayon une Ion gueur égale à la moitié de l’une de ces parties.
— en losange. — (Blas.) — Forme
0 adoptée dès le xive siècle pour les écus des filles nobles.
Sa proportion - géométrique doit être de sept parties de haut sur huit de large. Les Flamands se servent souvent d’écus en losange, mais formés d’un carré posé diagonalement.
— Ogival. — (Blas.) — Forme adoptée pendant les xme, xivc et xvc siècles. On trouve aussi des écus carrés ou écus en bannière. L’écu carré est presque généralement adopté en Espagne. En Allemagne, on adopte de préférence les écus échancrés et de contours très variables. Enfin en Italie on se sert particulièrement de l’écu ovale que l’on inscrit le plus souvent dans un cartouche.
Écume. — Se dit de la surface exposée à l’air d’un liquide en fusion.
Dans l’opération de la fonte des statues, on enlève l’écume du bronze à l’aide d’un ringard avant de verser le métal en fusion dans le moule.
Écusson. — (Arch.) — Cartouche ou tablette destinée à recevoir des armoiries, des inscriptions ou parfois de simples motifs d’ornementation. Se dit aussi des panneaux sur toile, attributs ou emblèmes employés comme motifs de décoration mobile et temporaire. Un édifice
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dont la façade est décorée d’écussons avec faisceaux de drapeaux.
Écusson. — (Blas.) — Petit écu.
Ecu terminé en pointe.
— (Numism.) — Synonyme de pile ou de revers. Se dit du côté d’une monnaie où sont représentées des armes.
— Se dit des cartouches destinés à recevoir des armoiries, ou des blasons figurant au centre d’une légende, dans la dédicace d’une gravure, dans un livre illustré, etc.
Édicule. — (Arch.) — Petit édifice.
Réduction minuscule d’un monument.
Édifice. — (Arch.) — Construction monumentale.
— de corne en coin. — (Arch.) — Edifice dont l’orientation est irrégulière.
— en cloître. — (Arch.) — Construction dont les bâtiments sont édifiés au pourtour d’une cour carrée.
Édifier. — (Arch.) — Bâtir, construire, élever un monument.
Éditer. — Publier une gravure, mettre en vente des reproductions d’une statueite, etc.
Éditeur. — Celui qui publie des reproductions d’œuvres de peinture, de sculpture, de gravure ou de lithographie dont il est possesseur ou dont il a acquis le droit de reproduction.
Effacé. — On efface les traits inutiles dans un croquis au crayon, soit avec de la gomme élastique, soit avec de la mie de pain. On dit qu’un dessin, qu’un crayon est effacé pour indiquer que, par suite du frottement, la netteté de l’ensemble a disparu, que les contours sont devenus flous et parfois même imperceptibles.
Effet. Impression produite en peinture par les oppositions d’ombre et de lumière. On dit qu’un tableau a de l’effet, qu’il manque d’effet, que l’effet est heureux, qu’il est cherché, etc.
— (mettre à 1’). — Faire le modelé d’un dessin qui n’était exécuté qu’au simple trait. Indiquer les ombres, produire dans un tableau la sensation de la lumière frappant vivement certains
objets, accentuer le modelé des figures, les détacher du fond, leur donner du relief.
Effet de nuit. — Représentation peinte, dessinée ou gravée de paysages, de marines, de vues de villes, de scènes ou d’épisodes enveloppés par les ténèbres de la nuit ou éclairés par un rayon de lune.
Effigie. — • Figure, image et aussi profil en buste reproduit sur une monnaie ou une médaille. Dans un sens plus général, tout portrait d’une personne.
Efflorescence. — Se dit par amplification du prodigieux développement d’un style, d’un motif d’ornementation très touffu. L’efflorescence de l’art gothique, etc.
Effrayé. — (Blas.) — Se dit d’un cheval nu, sans harnais, représenté rampant ou cabré. Quelques auteurs ont caractérisé cette posture par le mot gai. Un cheval effrayé d’or, un cheval gai d’argent. Pour l’âne, on emploie la même expression. Quand le chat est représenté rampant, on le dit effarouché.
Égipan. — Divinité mythologique des montagnes et des bois représentée avec des cornes et des pieds de chèvre. On la retrouve dans toutes les bacchanales.
Église. — (Arch.) — Temple chré* tien.
— basse. — (Arch.) — Église de peu de hauteur, au-dessus de laquelle il en existe une autre, comme à la Sainte- Chapelle du palais de Justice de Paris.
— (Voy. Crypte.)
— collégiale. — (Arch.) — Église qui possédait un chapitre de chanoines, mais n’était pas le siège d’un évêché.
— conventuelle. — (Arch.) — Église d’un couvent.
— en croix grecque. — (Arch.)
— Église dont le plan a la forme d’une croix à quatre branches égales.
— en croix latine. — Église bâtie sur un plan en forme de croix
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dont la traverse, plus courte que les montants, a seule les bras égaux.
Eglise en rotonde. — Eglise bâtie sur plan circulaire.
— métropolitaine. — Église qui est le siège d’un archevêque.
' — simple. — Église dépourvue de bas côtés. — (Voy. ce mot.)
Égout. — (Arch.) — Pente d’un toit. Partie de toiture dépassant une façade et destinée à rejeter les eaux.
— Nom donné dans l’opération de la fonte d’une statue aux tuyaux de cire qui, par leur fusion, forment dans le moule des canaux par où le métal s’écoule.
Égratigné. — (Peint.) — Se dit des minces filets de lumière qui semblent s’accrocher aux rugosités de certains morceaux de peinture. Et aussi d’un rendu spécial de muraille dont la surface’semble labourée, creusée de petits traits irréguliers.
— (Grav.) — Se dit d’une planche en taille-douce gravée peu profondément avec des pointes très fines et ne donnant, par suite, que des épreuves très grises. On dit aussi que certaines planches gravées au burin sont finement égratignées pour indiquer que certaines tailles sont très fines et très serrées.
Égrener. — (Dor.) — Polir une pièce passée au jaune, en faire disparaître le grain, les aspérités.
Égrisage. — Action de polir le marbre avec le grès, afin de faire disparaître les traces des coups de ciseau, d’égriser les pierres précieuses.
Égrisée. — Poudre de diamant dont on se sert pour la taille des pierres précieuses.
Élargir. — (Grav.) — Laisser un espace assez considérable entre les hachures et les tailles.
Électrotype. — Cliché de cuivre reproduisant une gravure en relief et obtenu par dépôt électro-métallique.
Électrotypie. — Art de reproduire les gravures en relief à l’aide d’une couche de cuivre obtenue par dépôt éleciro-métallique.
Éléphantine. — Se dit de la
sculpture en ivoire. Quand à l’ivoire s’ajoutent des parties de métal précieux, d’or notamment, on dit aussi « statuaire chryséléphantine ». Simart fit, en 1855, pour le duc de Luynes, une restitution de la Minerve chryséléphantine du Parthénon, œuvre de Phidias.
Elève. — Celui ou celle qui suit les cours des écoles et fréquente les ateliers. On dit quelquefois d’un artiste qui a adopté les traditions et produit des œuvres dans le style d’un de ses devanciers, qu’il est élève de tel ou tel maître. Un élève de Raphaël, de Rubens. — (Voy .Disciple.)
Élever. — Construire, bâtir.
Ellipse. — Courbe plane dont chaque point a cette propriété que la somme des distances de ce point aux deux foyers de l’ellipse est constante, quelle que soit la position du point.
L’ellipse, qui est un cercle allongé, résulte de la section d’un cône droit par un plan oblique par rapport à l’axe.
Ellipsographe. — Instrument servant à tracer des ellipses. Il est formé de deux rainures posées en croix, dans lesquelles glisse une tige munie d’un stylet et pourvues de deux curseurs exécutant leur course chacun sur un des bras de la croix.
Ellipsoïdal. — Qui a la forme d’un ellipsoïde.
Ellipsoïde. — Solide formé par la révolution d’une demi-ellipse tournant autour de l’un de ses axes.
Elzevier. — Se dit des volumes imprimés ou publiés par les Elzevier (dynastie d’imprimeurs et de libraires, originaire de Liège, de 1540 à 1712) et aussi des volumes et caractères imitant le genre de ces volumes pris comme types.
Émail. — L’émail est en général une matière vitrifiée, rendue plus ou moins opaque et diversement colorée, par l’introduction de diverses chaux ou oxydes métalliques.
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Émail. — (Art céramique.) — Glaçure opaque et stannifère des faïences.
— blanc. — (Céram.) — L’émail de la faïence blanche est composé d’oxydes d’étain et de plomb, de sable quartzeux, de sel marin et de sel de soude.
— blanc. — (Peinture en émail.) — Les peintres travaillent sur un fond d’émail blanc qu’ils épargnent ou réservent pour obtenir des clairs.
— brun. — (Céram.) — L’émail de la faïence brune est composé de minium, de manganèse et de brique fusible réduite en poudre.
— champlevé. — Émail déposé dans les cavités d’un métal creusé à cet effet. (Voy. Email cloisonné.) Les émaux champlevés ont succédé, au xme siècle, aux émaux cloisonnés, parce qu’ils demandent moins de travail et d’adresse.
En 1346, il y avait des fabricants d’émaux communs. Dans les émaux provenant du Mans et de l’Allemagne, les couleurs vertes et jaunes dominent. La couleur bleu lapis domine, au contraire, dans les émaux limousins.
— cloisonné. — Émail obtenu en divisant une surface de métal à l’aide de lamelles rapportées, formant des creux où l’on dépose l’émail en poudre colorée, et que l’on expose ensuite à une température suffisante pour fondre l’émail. Les émaux cloisonnés se fabriquaient dès le vie siècle. L’autel donné par Justinien à l’église Sainte-Sophie est décoré d’émaux cloisonnés. Les émaux cloisonnés s’exécutaient en général sur plaques d’or. — - L’extrême Orient, la Chine et le Japon ont produit des œuvres du plus rare mérite en cloisonné.
de basse-taille. — Émail sur métal précieux obtenu en ciselant légèrement des plaques en métal, recouvertes ensuite d’émail en poudre, de nuances peu variées.
— des orfèvres. — Émail champlevé à l’outil et généralement au burin.
— des peintres. — Peintures sur plaques de métal, généralement de petites dimensions. — (Voy. Émaux peints.)
Émail en relief. — Émail sortant de la fusion et dont la surface irrégulière n’a pas été polie, ou usée par le frottement jusqu'à ce qu’elle soit bien dressée.
— en taille d’épargne. — Émail
dont on a gravé en creux les vides compris entre les contours du dessin.
Émaillage. — Action d’émailler et aussi ouvrage émaillé.
Émaillé. — Orné d’émail et aussi décoré, parsemé de couleurs éclatantes, de tons vifs. Un bijou richement émaillé, une tapisserie, une corbeille de fleurs émaillée des plus vives nuances.
Émaillerie. — Art de l’émailleur.
Émaillenrs. — Les principaux artistes auxquels sont dus des émaux célèbres dans le monde de la curiosité sont, pour le xme siècle, Elbertus de Koeln et Jean Bartholus; pour le xivc, Ugolino de Sienne, Franucci et Andrea d’Ardilo; pour le xvc, Pierre Verrier; pour le xvie, Jean et Hardan Penicaud, Maso Finiguerra et Léonard Limosin ; pour le xvne, Petitot et Joseph Limosin; pour le xvme, Dinglinger, Rode et Bouillet, et pour le xixc, Augustin, de Courcy et Claudius Popelin.
Émailloïde. — Objet en métal, peint de couleurs vitrifiables et passé au feu, de façon à simuler le brillant de l’émail.
Émaillure. — Application de l’émail.
Émanche. — (Blas.) — Pièce formée de pointes triangulaires recouvertes des bords sur les angles de l’écu. On dit aussi emmanche et emmanchure. — (Voy. ces mots.)
Émarger. — Enlever les marges d’un dessin, d’une estampe, ou seulement les diminuer.
Émaux. — (Blas.) — Les émaux comprennent les métaux, qui sont For et l’argent; les couleurs qui sont le gueules, l’azur, le sinople, le pourpre et le sable ; les pannes ou fourrures, qui sont l’hermine et la contre-hermine, le vair et le contre-vair. On ne met jamais couleur sur couleur, le pourpre excepté, ni métal sur métal.
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Émaux de Limoges.— La caractéristique des émaux de Limoges., c’est qu’ils laissent dominer le bleu lapis comme ton général avec un émail vert d’eau, et un émail rosé pour les colorations des chairs. De plus, un guillochage en creux marque toutes les tailles d’épargne; les cheveux sont rendus à l’aide de tailles au burin remplies d’émail rouge. Tels sont les caractères des émaux de Limoges antérieurs à 1151. Au xie et au xxie siècle, les chairs sont teintées et le métal doré. A la fin du xne siècle, les figures sont mi-parties émaillées et épargnées et les carnations sont blanches- Au xine siècle, la silhouette- des figures est épargnée dans le métal, les détails sont gravés en creux, l’émail est bleu verdâtre, bleu et jaune, ou bleu d’azur. Au xme et au xive, les émaux sont uniformes dans leurs teintes. Les plaques du Reliquaire de Charlemagne (musée du Louvre) offrent tous les caractères des émaux de Limoges. Mais jusqu’au xve siècle, il est difficile d’assigner une date précise à ces émaux à cause de la préoccupation d’archaïsme que l’on retrouve dans toutes les compositions.
— de niellure. — Plaques de métal gravées en creux et émaillées en noir.
— de plique. — Émaux cloisonnés montés comme des pierres fines sur des pièces d’orfèvrerie. Le bouclier de Charles IX (musée du Louvre) est décoré d’émaux cloisonnés de ce genre.
— durs. ■ — Emaux employés dans la fabrication de la porcelaine pour servir de fonds.
— fusibles. — Les émaux fusibles employés pour les fonds dans la fabrication delà porcelaine contiennent de l’oxyde de plomb en forte proportion.
— gaulois. — Ces émaux datent du ivc au vmc siècle. Ils consistent principalement en fibules émaillées dontun certain nombre d’échantillons font partie des collections du Louvre. Il existe aussi des bijoux émaillés du ixe et du xe siècle.
— peints. — Les émaux peints
datent de 1520 environ. On passe d’abord une couche d’émail foncé sur le métal, puis une couche d’émail blanc laissant transparaître le noir comme un gris.
Sur la pellicule blanche on trace le dessin avec une pointe, on indique les masses par des hachures et on enlève en dehors des contours l’émail blanc là où le fond doit rester foncé. En passant au feu, cette seconde couche d’émail entre en fusion et le dessin est fixé. Les émaux de ce genre de Pierre Raymond (Limousin, 154.1) ont une grande célébrité.
Émaux translucides sur relief. — Émaux de petites dimensions sur or ou sur argent. Le tabernacle d’Orvieto est, dit-on, le plus bel émail translucide connu. A Cologne, on conserve une crosse du xive siècle ornée d’émaux translucides. A partir du xvie siècle, Benvenuto Cellini applique les émaux translucides à ses pièces d’orfèvrerie.
Dans les émaux translucides on ne trouve que six couleurs, le bleu , lé vert, le gris, le tanné, le pourpre et le noir. Le blanc, le jaune et le bleu n’y figurent pas, parce qu’ils ne peuvent être obtenus qu’à l’aide de l’acide stannique, qui reste opaque.
Embase. — Moulure, partie renflée saillante servant à séparer deux surfaces juxtaposées. Par exemple, l’embase d’une clef est une petite moulure placée au sommet de la tige près de l’anneau.
Embasement. — Base en saillie régnant d’une façon continue autour d’un édifice.
Embastillé. — (Arch.) — Se dit des villes fortifiées entourées de bastilles, de forteresses.
Embastionné. — (Arch.) — Se dit des villes ayant une enceinte fortifiée formée de bastions.
Embâtonner. — (Arch.) — Remplir les cannelures d’une colonne jusqu’à une certaine hauteur avec des tiges cylindriques figurant des bâtons.
Embellissement. — Ornements, et aussi action d’orner, de décorer d’ornements.
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