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EPI

EPR

de pin, une corbeille de fleurs, des feuillages diversement colorés, un oiseau posé sur une petite boule. Les épis en plomb étaient ou fondus ou repoussés au marteau. A partir du xve siècle, en combinant les deux procédés, on obtint d’excellents résultats. La Renaissance a produit de très beaux épis, formés de chapiteaux décorés de feuillages et surmontés de vases d’un joli contour. On trouve encore de beaux épis du temps au château de Chenonceaux, aux cathédrales de Paris et d’Amiens. Enfin, au xvne siècle, on donna aux épis la forme de colonnettes, de vases à balustres et de chimères. On fabrique aujourd’hui des épis en plomb d’un bon style archaïque ; mais, par économie, on les exécute plus volontiers en zinc, ce qui leur enlève toute chance de durée.

Épiderme. — Surface extérieure, couche superficielle des pierres, marbres, etc. Le temps ronge l’épiderme des marbres les plus durs.

Épieu. — Figure de blason. — Arme de chasse ou de guerre formée d’un gros bâton se terminant par une pointe acérée.

Épigraphe. — Inscription placée sur les édifices dans une intention commémorative. — (Voy. Inscription .)

Épisode. — Scène, groupe de figurés représentées dans quelque partie d’un tableau et dont la relation avec le sujet principal est peu importante. Se dit aussi des sujets représentant un fait particulier se rattachant à un ensemble d’événements. Un tableau qui représente un Épisode de la campagne de Russie, par exemple.

Episodique. — Qui a le caractère de l’épisode.

Épistyle. — (Arch.) — Architrave ou poutre horizontale posée sur les chapiteaux de colonnes, de manière à les relier entre eux et à servir de support au couronnement d’un édifice.

Épitaphe. — (Arch.) — Table de marbre, de pierre ou de métal sur la-

quelle est gravée une inscription funéraire, et aussi inscription funéraire placée^sur un monument.

Epointé. — (Grav.) — Pointe à graver qui a besoin d’être aiguisée.

Époque. — (Numism.) — Se dit du millésime de l’année où une monnaie ou médaille a été frappée.

Épreuve. — (Grav.) — Feuille d’essai imprimée sur une planche gravée, sur une pierre lithographique, qui permet à l’artiste de juger du degré d’achèvement de son travail et des retouches qui pourraient être nécessaires, bien que, pour les épreuves lithographiques au crayon, les retouches soient très difficiles après la préparation indispensable au tirage. On désigne aussi sous le nom d’épreuves toute estampe imprimée d’une planche gravée ou d’une lithographie.

(Voy. Premières épreuves .) Se dit aussi des feuilles imprimées sur lesquelles les auteurs corrigent les fautes d’impression et modifient, retouchent leur texte avant l’impression définitive.

— à la cire. — (Grav.) — Epreuves d’essai obtenues par le graveur lui-même pour le guider dans ses travaux de retouches et obtenues en appliquant sur une planche dont les traits ont été remplis de noir de fumée une feuille de papier enduite de cire blanche sur laquelle on exerce une pression à l’aide du brunissoir.

— avant la lettre. — (Grav.) — Épreuves de planches en taille-douce ou de lithographies tirées avant que le litre et les noms d’auteur et d’imprimeur aient été gravés ou écrits à l’encre lithographique aux emplacements réservés à cet elïet. On désigne même parfois ces épreuves sous le titre « d’épreuves avant toute lettre », pour bien préciser que les épreuves ne portent aucune mention gravée, soit en caractères d’imprimerie, soit même de la main du graveur, et qu’elles ont ainsi tout le caractère d’épreuves d’artistes. — On dit aussi familièrement par abréviation une « avant-lettre ».

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Épreuve avant toute lettre.

— (Voy. Epreuve avant la lettre.)

— avec la lettre. — (Grav.) — Épreuve de gravure en taille-douce portant gravés sur les marges et en caractères d’imprimerie ou en écriture anglaise ou gothique d’une exécution régulière, le titre du sujet et les noms des auteur, graveur, éditeur et imprimeur de la planche.

— avec la lettre blanche. —

(Grav.) — Se dit d’épreuves dans lesquelles les caractères des légendes ou des inscriptions ne sont indiqués que par des contours.

— avec la lettre grise. —

(Grav.) — • Se dit d’épreuves où les ca-

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