‹ Lexique des termes d'art (volume 3)Chapitre 80 sur 218 · ECL · texte numérisé non relu

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représentée sur le plan par vingt centimètres ou sf ^^^^ 1® second par dix ou ,*à; enfin par cinq ou 5,-' Pour les plans d'ensemble d'un bâtiment, on exécute les dessins à l'échelle de « j^ ou un centimètre pour mètre. Pour les plans généraux on adopte aussi une échelle de jôô- Enfin, pour les cartes, on se sert d'échelles à r^.-i

lo.eoof ao.ooo* as.eeo^ 4o.eeo)

îToî.oo et aussi a,^^^, qui est la proportion adoptée pour la carte de France dressée par l'état-major.

Eoheneau. — Nom donné pendant l'opération de la fonte d'une statue au bassin recevant le métal liquide et le communiquant aux iets de la figure à couler.

Éohiffic^. — (Ârch.) — Mur soutenant un escalier et aussi charpente d'un escalier formant limon et supportant la rampe.

Échine. — (Arch.) — Moulure saillante placée sous le tailloir du chapiteau dorique grec, décrivant une courbe très peu renflée et d'un profil convexe très délicat, et formée dans sa plus grande partie d'une portion de courbe à grand rayon.

Échiqueté. — (Blas.) ~ Se dit

d'un écu divisé en échiquier. L'échiqueté se compose ordinairement de six rangs de carreaux; lorsqu'il y en a moins, on doit le spécifier en blasonnant. Un échiqueté d'or et de gueules. On disait autrefois échiqué. Un échiqué d'hermine et d'azur.

Echoppe. — Constructions basses et légères, petites boutiques d'installation pittoresque, adossées parfois au pied des grands édifices, dont elles font valoir par contraste les grandes proportions et l'ornementation luxueuse.

— (Grav.) — Instrument formé d'une grosse pointe taillée en biseau et servant à graver les traits lari^es. Les hachures obtenues à l'aide de l'échoppe et mordues à l'acide ne donnent parfois à

l'impression que des tons gris. Pour obtenir des hachures larges et profondes, se traduisant sur le- papier par des traits d'un noir vigoureux, certains graveurs préfèrent avoir recours à des morsures très prolongées.

Échopper. — Travailler avec l'échoppe et aussi enlever au ciseau les traces des jets sur un objet dont la fonte en métal vient d'être achevée.

Éoimer. — (Arch.) — Détruire, enlever le sommet d'un édifice.

Eclairasse. — Distribution de la lumière dans un tableau. — Se dit aussi de la manière dont les œuvres ellesmêmes sont éclairées dans les salles d'exposition ou ailleurs. En général, l'éclairage d'en haut est celui qui doit '^tre adopté pour les tableaux, c'est le mode d'éclairage qui produit le moins de reflets à la surface des toiles. Pour la sculpture, l'angle formé avec l'horizon par les rayons lumineux doit, autant que^ possible, ne pas être supérieur à 45**.

Éclairoie. — Se dit, dans la peinture de paysages principalement, d'un lointain, d'une perspective ensoleillée, entrevue à travers des bouquets d'arbres ou des masses de rochers, d*une partie de ciel lumineuse circonscrite par des nuages lourds et chargés.

Eclaircir. — (Peint.) — Rendre un ton moins sombre, une teinte moins foncée.

Eclairé. — Se dit de la façon dont les figures peintes ou sculptées reçoivent les rayons lumineux.

Éclat. — Se dit des qualités brillantes, du coloris d'un tableau, de la vivacité des tons, etc.

Éclatant. — Luxueux, brillant.

Éclaté. — (Blas.) — Se dit lorsque la division de l'écu, au lieu d'être en ligne droite, off"re un contour irrégulier, une ligne brisée, comme si une partie de l'écu avait été brisée avec force, avait volé en éclats. On rencontre

aauTent l'iclaU dii» lei mandes,

Éoloppé.— (Blai-t-

— (Blas.) — Se dit torequc

lu diïiïion de l'icv forme rctaaut au lieu d'olTrir une ligne rigoureasemeat droite. Celte aorte d'ar-

d^igner les biiarda ei

Éol«oUqn«. — s* dit d'un SI

ÉoleoUfime. — Eatliélique oa timc d'appréciation et d'inipiratioi coasiate à ne p» l'attacher exclu

cliefo-d 'œuvre de chaque époque chaque école. C'est faire preuve l liime que d'admirer Raphoël el T

ésdemotifsd'or-

auui le* pciulrea d£coraleun ntiliieal cei eipacet trUagataices pour placer dei

lacea formant ilnfoni ajou-

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igle.

1 de maçonnerie formai:

Écola. — On donne la nom d'école I la (uite de* arlîitei célèbres néa dans m paya, ou qui. aana y ttre nés, y ont onguemenl réaidé en iravaillant dans le ;aût de ce paya. Le> mois Ecole frui-

t par I'

mbie d

le* aucieaa drapaient leura figure»,

vivant à dei époques plus voisines de

dont ka Vénitiens peignaient leur, ta-

la nàlte, mais qui tendent à se rapprocher

bleaux, el du charme avec tequel les

de sa manière de faire, à retrouver son

Hollandes riirafaienl des acènes d'inté-

style.

rieur.

— allemande. — Au premier rang

Éooinson. — (ftrch.) — Triangle

et du plus vif éclat brillent aux iv" et

formé de deuK lignes droites et d'une

ïïi" liècles lea noms dca peintre» gra-

ligne courbe, exitlant entre une arcade.

veurs ; Mania Schongafler, Albrechi Du-

rer, Lucas Cranach et Hans Holbein,

s'eiprimant par de» moyens d'une réalité prodigieuse.

— anglaise. — Elle ne date guère que du Xïiii' siècle, avec Hogarih, le satirique, puis les porlrailistes Reynolds et Gainsborough. Au xix' siècle, elle se développe dans lea genres lea plus divers : portrait, sir Thomas Lawrence; paysage, ]. Constable, J. Crom*, R.-P.

Bonington, Tumer; genre anecdotique,

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David Wilkie, W. Mulready ; animaux, sir Edwin Landseer ; histoire, Daniel Maclise.

Éoole bolonaise. — La science et le sentiment de la peinture décorative la conduisent à l'art académique ; xv^ et xvi^ siècles : le Francia, le Primatice; xvi^ et XVI i" : les Carrache (Louis, Augustin, et le plus célèbre, Ânnibal), le Dominiquin, le Guide, l'Aibane, le Guerchin.

— de Crémone. — (Voy. École lombarde,)

— de Mantoue. — (Voy. École lombarde.)

— de Milan. — (Voy. École lom" barde,)

— de Modène. — (Voy. École lombarde.)

— de Parme. — (Voy. École lombarde.)

— des beaux-arts. — École officielle de l'enseignement des beaux-arts en France, fondée en i6^S par Mazarin et successivement installée à Paris, au Collège de France, au Palais-Royal, au Louvre, au collège des Quatre-Nations, et, depuis i8i(5, dans l'ancien couvent des Petits-Augustins. Les élèves français et étrangers, âgés de moins de trente ans, y sont admis à la suite d'épreuves. Les cours comprennent l'étude de la peinture, de la sculpture, de la gravure, de l'anatomie, de la perspective, de l'histoire et de la théorie de l'art, etc. A diverses époques sont institués des concours d'émulation dont les plus importants sont ceux pour les grands prix de Rome.

— (Voy. École française.)

— espagnole. — Les peintres les plus célèbres de cette école de réalistes coloristes sont, au xvi<^ siècle : Alonso Berruguibte, Luis de Morales, Alonzo Sanchez Coello, José Ribera; xvi^ et XVII* : F. de Herrera, Diego Velasquez, Alonzo Cano, Francisco Zurbaran, Murillo ; xviii* : Goya.

— ferraraise. — Se rattache à l'école bolonaise; xv*' et xvi* siècles :

Lorenzo Costa.

Éoole flamande. — Elle est justement célèbre par la richesse de son coloris. Elle compte près de quatre grands siècles d'art. xiv« et xv« : les frères Van Eyck (Jan et Hubert), Memling; xvi«:

B. Van Orley, Jan Mabuse et Porbus; xvn«: Pierre-Paul Rubens, Van Dyck, Franz Hais, F. Snyders, David Téniers le jeune.

— florentine. — Berceau de la Renaissance. Elle se développe pendant trois siècles, réunissant à la fois l'élégance cherchée du dessin et le don de la couleur, xiii* siècle ; Cimabue ; xiv* :

Giotto, Orcagna ; xv« : Masaccio, Filippo Lippi, Sandro Botticelli; xvi« : Luca SignorelH, ^ Léonard de Vinci, Michel- Ange, Andréa del Sarte, le Sodoma, Bronzino. — Dans la classification du musée du Louvre, l'école de Sienne est fondue avec l'école florentine.

— française. — Le génie de l'École française est surtout dans la clarté et l'intelligence des compositions. Si l'on prend pour point de départ de l'École française les miniatures de Jean Foucquet, XV* siècle, et les portraits à l'huile de Clouet, dit Janet, l'École française va se développant sous l'influence de l'École de Fontainebleau, où François I*' avait réuni Léonard de Vinci, André del Sarte, le Primatice et Benvenuto Cellini, qui ne produisirent pendant une assez longue période que des pasticheurs des maîtres italiens. Jean Cousin, qui fut à la fois peintre, sculpteur et architecte ; l'émailleur Léonard Limousin et Bernard Palissy, l'auteur et l'inventeur des rustiques «figulines», doivent aussi occuper une place prépondérante dans l'histoire de l'art français. Après eux viennent : Quentin Varin, le maître de Poussin ; Simon Vouet, Pierre Mignard, Valentin, L. de la Hire, S. Bourdon, J. Callot, les frères Le Nain, Le Bourguignon, Lesueur, N. Poussin, Stella, Claude Lorrain, Ch. Le Brun, Jean Jouvenet, J.-B. Monnoyer, qui emplissent le XVII* siècle. — Au xviii*, N. Largillière, H. Rigaud, Desportes, les Coy-

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pel, de Troy, Le Moyne, Restout, VanioOy SubleyraSy Tournières, Rattier, Tocqué, Natoire, Oudry, Watteau, Lancret, Pater, F. Boucher, Fragonard, Vien, Greuze, Chardin, J. Vernet. La fin du xvxii® siècle voit s'accomplir la réforme de Louis David dont l'école enjambe sur le XIX" siècle, où nous citerons Girodet, Gérard, Gros, Prud'hon, C. Vernet, Géricault, Ingres, Léopold Robert, Paul Delaroche, Ary SchefTer, Decamps, Delacroix, Marilhat, H. Vernet, Charlet, RafTet, H. Bellangé, Huet, Corot, Diaz, Th. Rousseau, Troyon, Couture, Fromentin, Courbet, Regnault, J.-F. Millet, pour ne nommer que les artistes disparus.

En sculpture, et à partir de la Renaissance, car les noms des tailleurs d'images du moyen âge nous sont pour la plupart demeurés inconnus, il faut citer Jean Bologne (de Douai), Michel Anguier, Girardon, Coysevox, Puget, les Coustou, Bouchardon, Falconet, Pajou, Caffieri, Chaudct, Cartelier, Pradier, David d'Angers, Rude, Jouffroy, Perraud, Dantan, Barye et Carpeaux.

Enfin, parmi les graveurs célèbres, rappelons les noms de Caliot, des Audran, A. Bosse, Edelinck, Nanteuil, Tardieu^ Cochin, Bervic, Boucher-Desnoyers, Rousseaux et J. Jacquemart.

Éoole française — ou Académie de France kKome. Ecole fondée par Colbert en 1666 et établie depuis 1804 dans la villa Médicis. Elle est dirigée par un artiste français et reçoit aux frais de l'État les lauréats des grands concours. Les prix de Rome de peinture, de sculpture et de gravure sont astreints à une résidence de quatre ans ; les prix de Rome de la section de musique ne passent que deux ans en Italie et un an en Allemagne.

g'énoise. — Elle se rattache à

l'École milanaise, xvi'' siècle : Gaudenzio Ferrari; xvii® : Pierre de Cortone.

— Dans la classification du musée du Louvre, l'École piémontaise est fondue avec l'École génoise.

Ëoole hollandaise. — Elle est

l'expression la plus complète de l'art de la Réforme. xvi« siècle : Lucas de Leyde ; xvii": Rembrandt, Gérard Dow, Ruysdael, Paul Potter, A. Cuyp, A. Van Ostade, Terburg, Metzu, van den Velde, Wouwermans, van der Meer de Delft.

— italienne. — La renaissance de l'art en Italie date du xiii* siècle. L'histoire de la peinture italienne, qui est une des plus brillantes manifestations du génie humain, se subdivise en un certain nombre d'écoles, que nous énumérons à leur ordre alphabc'tique en nommant leurs plus illustres représentants.

En sculpture, ap^ès les noms de Jean de Pise, de Michel-Ange, de Lorenzo Ghiberti, de Donatello et de Luca délia Robbia, il faut encore citer ceux d'Andréa Verrocchio, de Bernin et deCanova.

Parmi les architectes italiens, brillent au premier rang les noms d'ArnoIfo di Lapo, de Brunelleschi, de Bramante et encore celui de Michel-Ange, car l'École italienne compte de nombreux artistes qui furent à la fois peintres, sculpteurs et architectes. — Parmi les graveurs italiens, quelques-uns, tels que Baccio Baldini,Mantegna, Marc-Antoine Raimondi, exécutèrent des gravures au burin d'un style grandiose et superbe; Hugo da Carpi essaya le premier des gravures en couleurs à l'aide de plusieurs planches gravées. Enfin, si on ajoute à ces gravures les eaux-fortes spirituelles de Tiepolo et les splendides planches de Piranèse, on voit que l'histoire de la gravure tient une large place en Italie où naquit la gravure en taille-douce par la découverte de Maso Finiguerra; en 1452, gravant une paix, il eut l'idée d'appliquer une feuille de papier humide sur cette gravure en creux ou nielle dont les tailles avaient été remplies de noir de fumée. Telle fut l'origine des épreuves de gravure en taille-douce.

— lombarde. — Elle est formée des écoles de Mantoue, Modène, Parme,

ECO — Il

Crimons cl Milan. it< et itii' aitclca :

Andréa Solario, Bemardmo Luini, l« Corrige, le Pannsian, le Caraiage.

Éoole napolitaine. ~ Elle n'a pas de caractère propre et ne ee compose juiqu'au xvii' tiicle que de peïntrei <trang:n. Cependant il faut citer au xv*>ièclc Antonello de Messine qui apprit de Jean yan Eyck le procédé de la peinture k l'huile, retourna à Mesiine et finalement vint .'établir i Venise. — xTii' siècle : Auiello Falcoae, Satvator Rosa, le Calabrèae, Luca Giardano.

— onilirlenne. — Cetie école a engendré l'école romaine. — Sentiment religieux, recherche du dessin. xi° alècle : Genlile da Fabiano; xv' et xvi* :

le Ffrugin, maître dé Raphaël.

— piémoataiea. — (Voy. Ecofc génoise.)

— romaine. — Issue de l'Ecole ombrienne, célèbre au x\i' siècle par la science de la composition et la perfection du dessin: RaphaiiiSanzio, Jules Romain; ïvii" : Sassoferralo, Carie Maralle.

— Bionnoiee. — (Voy. Écoitflo-

~- vénitienne. — Célèbre par la

xv° siècle : les Bellini (Jean et Gentile), Mantegna, Carpaceio, le Giorgione ; XVI' : le Titien , le Tintoret, Paul Véroaèse;xïiii': Tiepolo, Canalelti.Guardi.

EïOOTallé. — Statue ou deas-n r?prè-

dont la peau m enlevé e de façon à ,

corchès gui d'une grande té. Cependai Écorchéi ( figjr

e la fa;on dont on diminue les noyaux es ligures que l'cm veut couler en ntèil ou en plâtre et dont il faut prèalalement diminuer l'épaisseur d'une cerline quautilé.

Ecorné. — Ebréché, avarié aar kt

Écran. — Meuble i emeiit, formé ordinair

gouache.

Lee Japonais fabriquent en quantité considérable les écrans, à l'aide de ligca de bambou refendues el étendues en éventail et qu'ils décorent d'images en couleur d'un grand caractère décoratif.

— (Peint, Photogr.) — ChSssis de toile blanche à demi transparente aet-

EGR

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