‹ Lexique des termes d'art (volume 3)Chapitre 81 sur 218 · ECU · texte numérisé non relu

ECU

mobiles usités dans les ateliers de photographie et que l'on dispose de façon à atténuer les ombres trop noirespar des reflets.

Écran. — (Arch.) — clôtures ajourées formant séparation entre la nef et le chœur des églises, ou entre la nef et certaines chapelles.

Éorasé. — Se dit de proportions trop courtes. Une figure écrasée, un édifice écrasé, manquant de hauteur, trop bas, ou dont le rez-de-chaussée est surmonté d'étages, de combles de dimensions trop considérables.

Ëorit. — Indiqué, marqué. Dire que, dans une œuvre d'art, les lointains sont trop écrits, c'est dire qu'ils sont trop accentués, qu'il eut fallu les indiquer au contraire d'une manière plus vague.

Éoru. — Ton jaunâtre très pâle d'une étoffe de fil ou de soie qui n'a pas été soumise à l'opération du blanchiment. Se dit, par analogie, d'un papier, d'une toile à peindre, d'un ton tirant légèrement sur le jaune pâle.

Eotype. — Relief obtenu à l'aide de moules en creux. Reproductions d'inscriptions antiques par le moulage. Se dit aussi de la copie, de l'empreinte d'une médaille.

Éou. — (Blas.) — En blason, l'écu est le champ qui renferme les armoiries. Il est simple ou composé. Dans le premier cas, il n'a qu'un seul émail sans divisions ; dans le second, il peut avoir plusieurs émaux.

— aooolés. — (Blas.) — "Les femmes mariées portent des écus accolés, l'un donnant les armes de l'époux, l'autre les leurs propres.

— en abîme. — ( Blas.) — Se dit d'une division en forme d'écu et de très

petite dimension, et placée au centre de l'écu.

L'abîme est le cœur de l'écu. Mis en abîme signifie que ce qui est placé ainsi ne touche ni ne charge aucune pièce. D'azur à

trois fleurs de lis d'or et une tête de

léopard mise en abîme.

Eou en aooolade. — (Blas.) —

Forme adoptée au xvi* et au xvii' siècle. Les proportions géométriques de l'écu sont de sept parties en largeur et de huit en hauteur. Les quarts de cercle formant l'accolade doivent avoir pour rayon une longueur égale à la moitié de Tune de ces parties.

— en losange. — (Blas.) — Forme adoptée dès le xiv** siècle pour les écus des filles nobles. Sa proportion géométrique doit être de sept parties de haut sur huit de large. Les Flamands se servent souvent

d'écus en losange, mais formés d'un carré posé diagonalement.

— Ogival. — (Blas.) — Forme adoptée pendant les xiii*, xiv* et xv® siècles. On trouve aussi des écus carrés ou écus en bannière. L'écu carré est presque généralement adopté en Espagne. En Allemagne, on adopte de préférence les écus échancrés et de contours très variables.

Enfin en Italie on se sert particulièrement de l'écu ovale que l'on inscrit le plus souvent dans un cartouche.

Eounxe. — Se dit de la surface exposée à l'air d'un liquide en fusion.

Dans l'opération de la fonte des statues, on enlève l'écume du bronze à l'aide d'un ringard avant de verser le métal en fusion dans le moule.

Eousson. — (Arch.) — Cartouche ou tablette destinée à recevoir des armoiries , des inscriptions ou parfois de simples motifs d'ornementation. Se dit aussi des panneaux sur toile, attributs ou emblèmes employés comme motifs de décoration mobile et temporaire. Un édifice

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