‹ Lexique typographiqueChapitre 43 sur 81 · LOU · texte numérisé non relu

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çais, on se sert des ligatures suivantes : œ œ ff ii m tl fil JE Œ &

Ligne. — Assemblage de mots formés par la réunion des lettres.

Ce mot donne lieu à diverses applications en matière de typographie. Voici :

Ligiu- "pleine. — Ligne qui occupe toute la justification.

Ligne (Boul de). — Fin d'alinéa terminée par des cadrats.

Li'/m de voleur. — Bout de ligne qui est amené par un espacement trop accentué des deux ou trois lignes précédentes.

Ligne (Tomber en). — Faire en sorte que la dernière ligne d'une partie de composition fasse ligne pleine, afin que celui qui reçoil la suite puisse commencer en ligne. C'est principalement dans les journaux, où la copie ne sait pas toujours être débitée par alinéas, que le fait se produit.

Ligne pour ligne (Aller). — Observer strictement la copie, lorsqu'il s'agit de réimpression.

Ligne débordante. — Qui empiète sur la marge, dans la composition des vers.

Ligne perdue. — Petite ligne intermédiaire qui se place entre deux blancs dans un titre.

Ligne pointée. — Ligne qui ne contient que des points, espacés d'un cadratin, remplaçant un passage omis.

Ligne de tête. — La ligne qui contient le titre courant et le folio.

Ligne de pied. — Réglette en fonte, de 12 points, qui se met au bas de la page pour lui donner de la consistance. C'esl dans la ligne de pied que se place la signature et la tomaison.

Ligne de blanc. — Blanc de séparation.

En fonderie, on dit mettre de ligne, c'est-à-dire régler l'alignement de façon à ce qu'il soit uniforme pour toutes les lettres du caractère.

El lorsque certaines lettres chevauchent dans la composition, c'est qu'elles ont été fondues hors de ligne.

Lignomètre. — Mesure typographique à i faces, donnant les corps 4. '■<. 6, 8. 9, lo et 12, Fournier et Didot.

Linqotier. - Voir Casier à garnitures.

Lingotière. -- Moule à compartiments égaux, dans lequel on verse le métal en fusion, de manière à le convertir en petits blues pour faciliter la mise au creuset des machines à fondre ou a composer.

Lingots. — Voir Garnitures systématiques.

Lingot-type. -- Nom donné aux lignes-blocs produites par les machii composer.

Lire. — Lire et corriger sont, pour le correcteur, des mots synonymes. (Voir

le mot Lecture.)

Lissoir. — Petite languette de bois recouverte de caoutchouc, servanl a égaliser les petites boursouflures produites par l'humidité dan- le- dans de dicherie.

Littéral. — Conforme à la lettre, au sens rigoureux des mots.

Littéralement. — Reproduire ou traduire à la lettre.

Littérature. — Connaissance des belles-lettres. Science de l'écrivain. Ensemble des productions des écrivains d'une nation, d'un pays, d'une époque.

Livre. — Assemblage de feuillets imprimés, cousus ensemble [», m- former un volume. Grande division d'un oul 'M. : Livre premier, Livre deuxième.

Livres classiques. — A l'usage des écoles. Livre d'heures. — Qui contient les

divers otlices du jour dans la religion catholique.

Logotypes. — Blocs formés de deux ou plusieurs lettres (mots et syllabes). C'est un typographe anglais qui, le premier, en eut l'idée. Le procédé eut un suc< es éphémère. 11 fut repris en France sous le nom de polytypic, sans rencontrer l'appui des imprimeurs, à cause de la multiplicité de- blocs (polytypes) — il n'y en avait que &80! — et de l'encombrement du casier.

Actuellement encore, des chercheurs veulent le faire revivre en diminuant le n bre de polytypes. Peut-être réussiront-ils : nous le leur souhaitons.

Loufoc. — Argol typographique. — Synonyme de Maboul : un peu toqué.

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Machine. — Terme générique désignant tout appareil combiné de façon à

fournir ou à transmettre un effort, un travail ou un mouvement déterminé.

Machine à bronzer. — Supprime le bronzage à la main. La plus recommandable est celle construite par la maison Marinoni, de Paris. (Voir Bronzeuse.)

Machine à composer. — La première machine de l'espèce date de 181o.

Elle fut inventée par un typographe de Londres, Benjamin Foster, mais celui-ci ne parvint pas à la faire fonctionner régulièrement.

En 1840 parut une nouvelle machine, donnant quelques résultats. Les inventeurs étaient Young et Delcambre. Son succès ne fut pas de longue durée. Cette machine composait les caractères que fournissaient les fondeurs et qu'il fallait introduire à la main dans des tubes à ce destinés. La justification devait se faire à la main.

L'idée fut reprise par d'autres, el une quantité de machines virent successivement le. jour, avec le même succès négatif, en raison des difficultés inhérentes à la justification et à la distribution.

Jusqu'au moment où l'ouvrier horloger, Otto Mergenthaler, abandonnant le système de la composition en caractères mobiles, créa une machine fondant des lignes entières, qu'il dénomma Linotype (Une qf type). Méconnu en Allemagne, il s'était expatrié en Amérique, où il rencontra les appuis financiers nécessaires.

El en 4880 parut la première machine qui devait bouleverser toutes les conditions économiques du travail de composition, principalement dans les journaux.

Le travail à la Linotype s'effectue à l'aide de matrices réunies en nombre suffisant pour former une ligne à longueur déterminée.

Un seul opérateur suffit, el les opérations qui se reproduisent pour chaque ligne sont :

1° la composilion des matrices, pour former la ligne;

2° la justification de cette ligne de matrices;

3" la fonte de la ligne entière en un seul bloc ou lingot ;

4° enfin, la distribution des espacésbandes et des matrices, qui vont reprendre automatiquement leurs places dans le magasin.

Les matrices sont contenues dans une boîte en cuivre, de la forme d'un trapèze, appelée magasin, placée à la partie supérieure de la machine et inclinée vers l'avant pour permettre aux matrices de glisser librement à l'intérieur, où elles sont maintenues de champ et guidées pai- des rainures. Un cran spécial permel à chaque matrice de venir tomber dans la rainure qui lui est destinée. (Depuis quelque temps, la machine se construit avec deux, trois et quatre magasins.)

Les quatre-vingt-dix touches du clavier correspondent aux quatre-vingt-dix échappements du magasin, permettant à l'opérateur d'appeler dans le composteur toutes les matrices qui lui sont nécessaires.

Les matrices viennent se placer les unes derrière les autres, se poussant mutuellement par suite de la pente donnée au magasin.

Un timbre-avertisseur prévient l'opérateur que la ligne est près d'être terminée, laissant seulement place pour trois ou quatre matrices, lui permettant ainsi de finir la ligne suivant les règles typographiques.

L'espacement se fait au moyen de petits coins ou biseaux en fer, que fait monter un levier.

La ligne de matrices est ensuite transportée automatiquement, devant l'appareil à fondre, où le métal en fusion est projeté dans le moule pour produire la ligne-bloc, justifiée en longueur et en épaisseur.

La ligne étant fondue, les matrices sont remontées vers le magasin, dans lequel elles reprennent leur place respective, grâce aux rainures et crans dont elles sont pourvues.

Le problème était enfin résolu, et les imitations ne tardèrent pas à se pro-

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duire. Le cadre de notre petit travail ne nous permet pas de décrire toutes les machines qui furent annoncées — souvent sans voir le jour! — dans le rs

de ces trente dernières années. Nous rirui> contenterons de citer celles qui, avec la Linotype, se partagent les préférences des intéressés :

La Typograph, qui procède de la même manière que la Linotype, a été inventée en 1888 par John Roger, instituteur en Amérique. Celte machine est simple, robuste el d'un prix fort modeste. Elle se construit en Allemagne.

L'Électro-Typograph, produite par un ingénieur hongrois du nom de Méray- Rozar, en 1898, et la Lanston Monotype, inventée en Amérique à peu près vers la même époque, sont basées sur un toui autre principe que les précédentes. Elles fondenl et composent des caractères mobiles, mais deux appareils sont nécessaires : un clavier compositeur et une machine à fondre.

Le premier de ces appareils, semblable au clavier de la machine à écrire, prépare la copie. Chacune des touches du clavier correspond à l'une des différentes lettres de l'alphabet, et en frappant sur cette touche, on perfore un ruban de papier d'une série de trous,

Machine à coudre au fil de lin.

groupés de telle façon que chacune des lettres ait son groupement particulier.

La perforation est obtenue à l'aide de l'air comprimé.

Le ruban de papier, ainsi perforé, est porté sur la machine à fondre, laquelle, complètement automatique, fond, compose i-i justifie le texte nécessaire.

Les matrices sont réunie- les unes à côté des autres dans une sorte de boîte qui [»'ut se déplacer dans un plan horizontal, sous l'action de deux leviers à angle droit, et dont la course varie entre .'> et i'u millimètres, suivant que la matrice qui viendra se présenter devant le moule dans l'ordre indiqué par les perforations du ruban de papier, est plus ou moins éloignée du centre de la boîte porte-màtrices.

Une nouvelle machine, dite Intertype, vient d'être mise sur le marché. Elle esl construite d'après les données de la Linotype, et comme elle, produit des lignes d'une pièce.

Machine à coudre. — Trois espèces de machines sont en usage :

i" la petite machine à crochets fixes;

2" la machine à lil métallique continu, la plus pratique;

3° et la machine à coudre ;tii fil de lin pouvant effectuer êtes routines sur gaze et sur ruban.

Machine à couper, à disques. — La coupe du

carton se fail a l'aide de djsques tranchants, placés à

intervalles réglables.

Machine à couper le

papier. - A deux usages couper le papier el le car- Ion, il rogner des livres et des bro( hures. Le système a volant est le [dus goûté, mais pour les peiits ateliers

on en construit aussi à levier, qui coûtent moins cher et rendent de réels services.

On dit généralement ttiachine à rogner.

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Machine à créner. — Employée en fonderie pour créner les lettres dont.

une partie de l'œil déborde l'épaisseur de la tige.

Machine à couper le papier.

Machine à fondre. — Jusque vers le milieu du" XIXe siècle, la fonte des caractères d'imprimerie s'effectuait dans des moules à main.

Une. première machine à fondre, inventée en 1828 par l'Américain William Johnson, ne donna pas les résultats désirés. Le 17 mars 1838, le tondeur américain Bruce prit un brevet pour une machine de son invention.

Cette machine rencontra beaucoup de succès en Amérique, où elle fut en usage pendant plusieurs années, tandis ([n'en Europe on continuait à fondre à la main.

Enfin, en 1853 parut une nouvelle machine, due à l'Américain Jobn-Roberl Johnson, plus pratique que ses devancières, el en 1857, M.-J. Vanderborght, le fondateur de la fonderie qui porte son nom, construisit la machine dite à lame, encore en usage dans la maison, concurremment avec d'autres.

Vers 1880, les frères Fouchôr de Paris inventèrent la machine Universelle, qui fond, achève, et range automatiquemenl sur des composteurs spéciaux les lettres fondues.

Cette machine a été adoptée par les maîtres-fondeurs du monde entier. Sa production est de 2ll.lll)() lettres par journée de neuf heures de travail.

Depuis, ces constructeurs ont mis au jour une machine dite Rapide-Universelle, dont la production est ann ;ée

comme sensiblemenl supérieure à celle de leur premier modelé.

Machine à œilleter. Cette machine accomplit deux fonctions : elle perce d'abord le carton ou le papier, et introduit ensuite l'œillet.

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illete

Machine à perforer. — Comme son nom l'indique, sert à perforer tous les imprimés qui doivent être détachés d'une souche.

Machine à perforer.

Pour la perforation des timbres-poste et étiquettes, il existe une machine spécialement construite.

Machine à percer. — D'une très forte construction, cette machine sert à percer des ouvertures, rondes ou rec-

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(angulaires, au travers des brochures el ( atalogues, don) on veul réunir les feuillets avec un cordonnet ou un ruban.

Machine à plier les journaux, ainsi

te feuille imprimée, à 2. 3 et \

plis. On en construit aussi qui cousent en même temps au fi) de lin.

Machine a plier.

Machine à 4 usages. — Coupe les coins des cartes en rond et en diagonale, l'ait des encoches, perce des trous.

Machine à 4 usages.

Machine à régler. — Sert à faire la réglure de tous les papiers qui doivent >;r de l'écriture.

Machine emporte-pièce. — Serf à découper les étiquettes.

Machine typographique. — La preini: re machine \ imprimera £t« inventi; par Frédéric Koenig en 1811. el c'est le journal anglais The Times qui eut, le premier, le privilège d'être imprimé mécaniquement.

Il a donc fallu près de quatre siècles pour trouver un outil moins rudimentaire que la presse à bras.

Les machines typographiques sont de quatre espèces :

i° La Machine en blanc, à encrage plat ou cylindrique, qui n'imprime qu'un seul côté de la feuille à la t'ois. Il en existe une très grande variété, entre autres la

machine à deux tours el ht machine à gros cylindre, qui ont une rotation continue, le cylindre n'ayant pas de point mort.

2° La Machine à retiration, dénommée aussi machine double, construite à partir de l'année 1844. dette machine est à ileux cylindres, el imprime successivement le côté de première et le côté de seconde d'une feuille de papier. A chaque cylindre correspond un marbre, un encrier, un rouleau preneur, et des rouleaux distributeurs.

Les formes se placent des deux côtés de la machine.

Un mécanisme provoque le soulèvement alternatif des deux cylindres, afin île livrer passage a la forme qui ne doit pas eiie imprimée, et éviter ainsi qu'elle ne soit froissée.

C'est en raison de ce mouvement qui' les premières machines à retiration portaient le nom de Machine à soulèvement.

3° La Machine à réaction, inventée par un ouvrier imprimeur nommé Joly, lequel communiqua son idée au constructeur français Normand. Celui-ci se mit à l'étude et mil au jour, vers 1847, la première machine à réaction.

Celle première machine était à deux cylindres. Marinoni el Caveaux en construisirent, peu de temps après, à quatre cylindres.

La construction de cette machine est basée sur le principe d'une double impression par cylindre. Les quatre formes d'un journal se placent sur un seul et unique marbre; les cylindres d'impres-

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