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Tant la rive américaine» il découvre une kurge Hier ouverte qu'i croit être le passage désiré : c'est te goUé de Roltebne.
1817. BUGH AN. Nord-esf.
i^lu. Ross. — Pâbrt. Nord-ouest.
Les navires ont cette fois, fan quatre cents tonneaux, Tantre deux cent cinquante. Ils arrivent par 75 degrés de latitude et se mettent en communication avec les Esquimaux ; ils dépassent tes détroits de Wolstenholme et de la Baleine, dénommés et grossièrement décrits par Baffin. Ils donnent les noms de leurs navires, Alexandre ei Isabelle, aux deux caps qui sont à l'entrée du détroit de Smith ; ils pénètrent dans le détroit de Lancastre, tous à bord croyant avoir enfin trouvé le passage. Au bout de 80 milles, tes glaces les arrêtent à rentrée du détroit de Gumberland; Ross refuse de continuer les recherches, et il rentre en Angleterre.
1818. BucHAN. — John Franklin. Nord^est.
Ils arrivent à Hle Chérie ; les navires sont séparés en se dirigeant tous deux vers le Spîtzberg; ils atteignent 80'',3/i' nord; arrêtés par les glaces, ils reviennent malgré l'insistance de Franklin.
1819. PARfiY. Nord-ouest.
Ce voyage mémorable fut entrepris par TAmirauté anglaise, malgré l'insuccès de Ross. Parry découvre le détroit de Barrow et celui du Prince Régent, puis Tîle Melville; les glaces l'arrêtent; il fait un magnifique hivernage en occupant le moral de ses équipages par mille moyens d'intelligentes distractions; il reprend ses recherches, découvre la terre de Banks, et revient en Angleterre. jSn cours de campagne, ayant dépassé 110 degrés de longitude ouest, il annonce à ses équipages qu'ils ont gagné la prime de 125 000 francs accordée par le Parlement.
1819. Vasilijef — Chicheref. Sibérie.
1819. Fkanklin.
Première reconnaissance à pied du littoral américain. Franklin, Richardson, Hood, Back et Hepburn, parcourent à pied, avec des souffrances inouïes et avec une énergie au^lessus de tout éloge, «ne étendue de 5550 milles.
1820. L0TKE. Nord-ea.
1821 . FAitlit. Norcl'oue$t.
L'Amirauté anglaise ne se décourage pas et renvoie Parry arec deux navires. Il pénètre dans un nouveau détroit^ nommé Duc d'Tork; il est drossé par les courants dans la baie Repuise; il se dirige au nord, fait un nouvel hivernage»^ et reprend de nouveau sa route en sciant les glaces; il est encore arrêté. 11 hiverne une decGOde fois, après avoir scié un chenal de 1^00 mètres. Il vent tenvoyer Tua de» navires» en gardait ses provisions, et poursuivre le but. L'avis des médecins le fait renoncer à ce projet.
1822-25. Wbangel — Anjou. Sibérie.
Ils partent de la côte de Sibérie, en traîneau^ dans le but de gagner le nord; ils sont arrêtés par les rives de la Polynia, mer libre, ou limite des glaces, reconnue déjà par Hedenstrom. Ce fait est d'une immense importance.
1822. SCORESBY. Nord-est.
Baleinier de profession, et savant hors ligne; ce remarquable marin mérite à tcm» égards d'être rangé au nombre de» exptoraleurs, et des piu» dignes d'attentioii.
1823. Sabine. — Claviring. Nord-est Observations scientifiques intéressantes au Spitzberg et à la côte
Est du Groenland.
182/1. Parry. Nord-ouest
Troisième tentative pour explorer le détroit du Prince Régent ; après un hivernage, des essais de course en traîneaux, et divers incidents périlleux^ il fallut abandonner l'un des navires et faire retour en Angleterre.
1825. Lyon. Nord-ouest.
Expédition connexe avec les suivantes dans le but de reconnaître les passages plus rapprochés du continent américain, en se rattachant à une nouvelle expédition de Franklin, par terre, tandis que Beechey devait passer par le détroit de Behring et retrouver Franklin à des lieux de rendez-vous déterminés sur la côle.
1825. Fbatikux.
Il reconnaît nne grande partie de la côte Nord de rÂmérique* depuis le cap Tum-Again ^ ]*est« JQsqn*^ la ^ïnVtRetum'Reif\ Tonest. Cest dans ce voyage qne Franklin a constaté h continuité de la côte américaine, comnae rivage de mer ; et c*est là son titre pour la première découverte dn passage réel dn nord-ooest, titre revendiqué par lady Franklin à l'occasion du voyage de 3Iac-Clure.
1 825. Beechey. Détroit de Behring.
11 arrive à 111e de Chamisso et au golfe de Kotzebue, après avoir doublé le cap de Bonne-Espérance.
Il pousse vers le nord, mais trop tard; il expédie une embarcation qui double le cap Barrow, nommé ainsi par lui, et qui cherche à gagner le lieu de rendez-vous de Franklin, lieu que Franklin venait de quitter au même moment. Beechey va hiverner à San- Francisco et aux Sandwich ; il revient l'année suivante cinq jours trop tard, et manque encore Franklin. Le voyage de Beechey dura trois ans et demi
1827. Parry. Nord-est.
Depuis John Phipps, lord Mulgrave^ on croyait que les régions polaires étaient recouvertes d'une calotte de glace continue. Parry fit alors sa célèbre tentative pour atteindre le pôle en traîneau. U se rend à Hammcrfest en navire, de là au Spitzberg. Il quitte le navire le 25 juin, avec dix honmies et deux officiers, S. G. Ross et Bird. Ils atteignent 82°,^0' nord. La banquise tout entière fuyait sous eux entraînée par le courant ; on eût pu^ dit Parry, passer en navire entre les intervalles des glaces. Ils retournent à bord, ayant fait assez de chemin pour arriver au pôle^ tandis que la dérive contre* balançait leurs eiïorts.
1828. Grach. Nord'OueU.
1829. AVahl. yord-€St.
1829-33. Ross. Nord-ouest.
L'Amirauté anglaise refuse une expédition aux deux Ross. Un riche distillateur, Félix Booth, fournit les fonds. Gc fut un admirable et terrible voyage, où l'on découvrit de nombreux points nouveaux^ et où Ross marqua la place du pôle magnétique en 1830;
la terre où il est situé reçut le nom de Boolhia Félix, hommage dereconnaissance et d'aiïection. Au retour, après que Ton avait cra> à un désastre très-douloureux, Ross fut accueilli avec enthousiasme, et Félix Boothfut créé baronnet, titre honorifique très- recherché en Angleterre.
1833. Back. — Richard King.
Voyage par terre, accompli par souscription, pour aller à la recherche de Ross et délimiter la côte.
1833. Jules de Blosseville. Nord-est^
Expédition française dont on n'a plus eu de nouvelles.
1836. Back. Nord-ouesL
Voyage maritime, entrepris sous les auspices de la Société royale géographique de Londres.
1837-38-39. Dease. — SIMPSON.
Magnifiques voyages entrepris pendant trois années successive$>^ pour achever les recherches de Franklin, en explorant, par terre,, tout le nord du continent américain jusqu'au cap Barrow.
1845. Franklin. — Crozier. — Fitz- James. Nord-ouest.
Expédition dont l'issue funèbre eut tant de retentissemenL Ce ne fut qu'en 1857-59 qu'on en retrouva des cadavres et de nombreux débris, dans les parages de la Terre du Roi Guillaume. Toutes^ les expéditions ultérieures n'ont plus eu qu'un seul but : c'est d'aller la recherche de Franklin.
18(i8-50. Kellett. — Moore. Détroit de Behring^
Avec l'ordre de stationner 5 l'entrée du détroit de Behring.
1848. James Ross. — Bird. Noi^d-ouest..
1849. Shedden. Détroit de Behring^ Amateur anglais sur son yacht.
18Û9. RiCHAHDSON. — Rae, Nord-ouest.
Voyage par terre.
18\9. Saunders. Yord-ouest..
1849. Penny. Nord-ouest^
1849. Pollen. Détroit de Behring.
4850- Forsyth. Nord-ouest.
Expédition armée par lady Franklin.
4850. AUSTIN. — Ommaney. Nord-ouest.
1850. Penny. Nord-ouest.
Expédition armée par lady Franklin.
1850. De Haven. — Kane. Nord -ouest.
Expédition armée par l'armateur américain Grinnel; on donne son nom à la terre située le plus au nord.
1850. John Ross. — Philipps. Nord-ouest.
Expéditions privées.
1850. MAGUfRE. Détroit de Behring,
1850. Mac-Clure. Détroit de Behring.
Célèbre expédition qui résout défmitivement la question du passage nord-ouest, plus au nord que la délimitation tracée par Franklin dans ses voyages par terre ; Mac-Clure et son équipage revinrent par le détroit de Davis après avoir passé les premiers, de l'Océan Paciûquc dans r Atlantique, par le nord de l'Amérique; mais le navire dut être abandonné dans les glaces.
1851. Rae. Nord'Ouest.
Expédition par terre enteprise aux frais de la Compagnie de la baie d'Hudson.
1851 . Wellesley. Détroit de Behring.
1851. Kennedy. Nord-ouest.
Expédition armée par lady Franklin.
1851. COLLiNSON. Détroit de Behring.
1851. Belcher. — Kellett. — Nord-ouest.
SHERARD-OSBORN. — MAC-CLINTOCK. — PULLtN.
4852. I^GLEFïELD. Nord-ouest.
Expédition organisée par lady Franklin. C^est dans le cours de cette expédition que périt notre compatriote Bellot, mort victime de son noble dévouement.
1853. Rae,
Voyage par lerre. Il retrouve quelques iraces de Franklin^ et reçoit Ja prime promise ; rexpédilion se faisait aux frais de la Compagnie de la baie d'Hudson.
4853-55. Kane. Nord-ouest.
Expédition américaine entreprise aux frais de deux généreux armateurs, Grinnell et Peabody.
L'intendant Morton voit la mer libre du haut du cap Constitution. Kanc hiverne deux fois, par 78 degrés de latitude, dans la baie Peabody, vers le milieu dti détroit tle Smith, en endurant des souffrances inouïes.
1854. Jetnkins. Nord-ouest.
185^. RUNGGOLD. Détroit de Behring.
1655. HABTSTEiNii.. Nord-ouest.
Ces deux expéditions, dans deux directions diilôrentes, sont entreprises par la. marine nationale des. États-Unis.
1855. Anderson. — Stewars.
Entreprise exécutée aux frais de la Compagnie de la baie d-Htidson, par terre. On retrouve de nouveaux débris de l'expédition de Frasiklin..
18571 Mac-CLintock. Nord-ouest,
Expédition organisée par lady Franklin. On retrouve les débris àcs deux bâtiments, et des cadavres, dont quelques-tns portaient la trace d*a€tes de»cannibali9me.
1861. Hayes. Nord-ouest.
Expédition effectuée au moyen d*une souscription publique, sur l'incitation -de nombreuses Sociétés scientifiques des Éiats-Unis.
Voyage scientifique remiirquable ; hivernage dans un lieu voisin de celui où Kane avait passé deux ans, au port Foulque, près de rentrée du déiroit de Smilh.
Le docteur Hayes a pu dire avec un juste orgueil que si Parry a déployé le pavillon d'Angleterre au point le plus nord où les hommes soient parvenus par mer, lui, Hayes, a planté la bannière améri-
caine sur le point de la terre le plas rapproché du pôle; il a été jusqu'à 82 degrés, et il a vu la mer libre.
Dans cette rapide énumération, nécessairement sèche et concise, on doit remarquer : le nombre total des tentatives, soit par le nord-ouest, soit par Je nord-est, soit parle détroit de Behring, en tournant à Test ou à l'ouest; — le caractère de chaque expédition, tantôt d'initiative royale, sans dédaigner le lucre, tantôt d'action nationale, tantôt d'initiative de compagnies de marchands ou de particuliers; — le mobile qui poussait à l'entreprise, le plus souvent la recherche d'un passage commercial pour abréger la route des Indes, l'appât des métaux précieux, or et cuivre, la colonisation lointaine ; — puis le but scientifique. Trèspeu d'expéditions ont uniquement en vue l'accès même du pôle Nord. A dater de 1845, toutes les campagnes sont effectuées exclusivement pour trouver les traces de Franklin.
C'est un grand honneur pour l'Angleterre, pour ses citoyens, pour quelques Américains généreux, et surtout pour l'admirable veuve de l'amiral Franklin, que cette ténacité à la poursuite d'un noble but Ces voyages à la recherche de Franklin ont donné, il est vrai, de notables résultats scientifiques ; mais ils ont surtout donné^une nouvelle preuve de la puissance de solidarité qui unit tous les membres de la nation britannique. La Grande-Bretagne n'a pas à regretter les 25 millions qu'elle a dépensés pour tenter de sauver un seul de ses enfants; ce sera pour elle un éternel souvenir de véritable gloire.
§ 3. — PROJETS DE SHEBARD OSBORN ET DE AUGÙSTUS PETERMAI9N.
Depuis ces tentatives énergiques et réitérées, effectuées en vue de retrouver les débris de l'expédition de Franklin, tout nouveau projet d'exploration boréale paraissait abandonné. A mon retour en Europe, je croyais être le seul à *tre préoccupé par ce grand sujet, et cet isolement me paraissait ajouter une difficulté écrasante de plus à toutes celles que j'entrevoyais.
Puis, à ma très-vive satisfaction, j'appris que la question d'accès du pôle Nord avait été l'objet de débats longs -et animés dans les diverses sociétés géographiques du continent, à la suite de l'initiative du capitaine de vaisseau Sherard Osborn, de la marine royale britannique, et du docteur Augustus Petermann, de Gotha, dont le nom a tant d'autorité en géographie.
Pour être bien certain de vous faire connaître exactement les diverses raisons invoquées de part et d'autre, j'ai tiherché à vous présenter un compte rendu analytique, très-concis, mais fidèle, des quatre séances de la Société de géographie de Londres, où les promoteurs des deux projets ont exposé leurs vues, en les soumettant ainsi à un ■débat contradictoire, souvent très-vif.
Ce débat s'agitait précisément à l'époque où je battais la mer pour remonter à la source des enseignements, et où j'établissais ma conviction personnelle, de visu^ sur les lieux mêmes, dans la mer Arctique, au nord du détroit de Behring, par un examen consciencieux et approfondie
(-38v) Séance du 2^ janvier 1865.