‹ L’Extraction De La Dent De SagesseChapitre 10 sur 10 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

L’extraction de la dent de sagesse, en raison des positions si nombreuses que cette dent occupe, restera toujours un peu compliquée.

Les multiples instruments inventés, les diverses techniques mises au point par différents auteurs, ont déjà bien facilité la tâche des opérateurs. |

La radiographie a fait faire un immense pas en avant dans cette voie : avec elle, l'extraction devient une opération pour laquelle nous pouvons nous préparer et rechercher la méthode qui convient le mieux au cas. Nous ne travaillons ainsi plus en aveugles comme auparavant.

Dans les cas de dents incluses inférieures, étudier sur le cliché radiographique, les rapports de voisinage entre la dent et le canal dentaire inférieur. On nous a présenté un jour un cliché où le nerf dentaire inférieur passait entre les racines de la molaire de sagesse. On se rend compte des accidents graves qui pourraient résulter de lésions au nerf ou à l’artère dentaires inférieurs.

Au maxillaire supérieur, il est très rare que les racines de dents de sagesse aient des rapports étroits avec le sinus.

Lorsque les dents n’ont pas fait leur éruption, une radiographie s'impose, surtout pour se rendre compte si la dent existe réellement, car il arrive que le follicule dentaire n’est jamais apparu.

Suivant les cas, on prend soit une radiographie intrabuccale, soit une radiographie extra-buccale, cette dernière lors de processus inflammatoires ou de trismus.

Enfin, pour extraire avec succès une dent de sagesse, surtout en position vicieuse, la marche suivante est à suivre :

Prendre une radiographie, si on le juge nécessaire.

Choisir l’anesthésie, soit locale ou régionale, soit générale lors de trismus.

Avoir sous la main tous instruments utiles, soit :

Daviers, élévateurs, bistouri, gouge.

Agir pour l'opération avec circonspection ; il est inutile de se hâter et de provoquer ainsi des accidents ou des lésions involontaires.

Après l'extraction, désinfecter avec soin la plaie et recommander des bains de bouche à son patient. Lors d’extractions de dents du bas principalement il faut pratiquer des irrigations avec des antiseptiques faibles (permanganate par ex.) au moyen de la poire à eau toutes les 2 heures pendant 2 à 3 jours pour éviter toute infection et la stagnaton des aliments dans la plaie.

Dans les cas de dents incluses, où l’on a dû sectionner la gencive pour mettre la dent à découvert, nous n'avons jamais recousu, comme quelques auteurs le préconisent. Après les opérations à chaud, c’est-à-dire avec processus inflammatoire, le drainage de la plaie s'effectuera très simplement, sans devoir mettre des mèches de gaze, comme il faudrait le faire lorsqu'on pratique des sutures.

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