MALADIE DE BASEDOW
Qu'est-ce que l'hémalothérapie de la maladie de Basedow. C’est une méthode thérapeutique qui consiste à se servir du sang d'animaux, de certains animaux. Cela non pas en tant que sang ayant par lui-même normalement des propriétés particulières, mais sang ayant acquis certains caractères, propriétés particulières par suite d'opérations, d’'injections, ou d’ingestions faites sur l'animal qui l'a fourni. Si nous disons hématothérapie et non sérothérapie, c'est que certains auteurs ont employé le sang total des animaux, d’autres au contraire n'ayant employé que le sérum, nous-mêmes avons employé l’une et l’autre méthode.
Pourquoi a-t-on employé cette méthode, à quelle idée répond-elle, en un mot, quelle est l’idée pathogénique
que nous nous faisons de la maladie de Basedow ? Pour
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cela nous voulons résumer rapidement les différentes manières de considérer l'étiologie de la maladie de Basedow, nous discuterons plus longuement les dernières théories admises actuellement.
Mais auparavant il convient de citer dans l'ordre chronologique les travaux sur la physiologie de l'appareil thyroïdien.
Les premières recherches sur la physiologie de la glande thyroïde ont commencé avec Fodéré. Puis vinrent les travaux de Schiff, Gull et Ord, Sandstrom ; Reverdin, puis Kocher pratiquant des thvroïdectomies contribuent à la question. Enfin les recherches de Hale Wite sur la dégénérescence de l'appareil chez les vieillards, et les travaux de Drechsel qui commencent à caractériser la sécrétion de la thyroïde ; les recherches de Wagner, Horsley, Fuhr, Ragovitsch, Tizzoni, Hoffa, Ewald, Gley, de Cyon.
Plus récemment, Roos et Baumann, Oswald établissent la distinction entre l'iodothyrine et la thyréoglobuline, et la nucléoprotéide. Avec Kocher, Baumann, Oswald, nous avons une étude sur la sécrétion de la thyroïde dans le goître, Oswald, Baumann, Weiss, Rositzky, Kocher, analysent cette même sécrétion dans la maladie de Basedow.
Avec Gley, Mendel, Chenu, Morel, nous avons des lravaux sur la teneur en 1ode des parathyroïdes.
Enfin Oswald, de Cyon, Haskover, nous donnent une étude de l'action physiologique des composants de la
thyroïde sur l'organisme.
E res : PE
É RAT ed
Les expériences récentes montrent que les parathyrotdes et les thyroïdes qui ont une différence de structure histologique très grande, s’hypertrophient et ont cependant une tendance à se suppléer suivant que l’une ou l'autre de ces glandes est enlevée. Cependant les glandules parathyroïdes prises sur l'embryon et greffées sur l’adulte n'évoluent pas vers la forme thyroïde, elles ne seraient pas des thyroïdes embryonnaires.
Parmi les derniers travaux sur l'ablation des thyroïdes et parathyroïdes et leurs suites opératoires, on peut citer ceux de Swab Vincent (Journal of phystol., 1904), et de Kishi (Virchow's Archiv, 1904). Ce dernier auteur notamment a les conclusions intéressantes suivantes :
1° Les chiens et les chats peuvent mourir parfois d'une thyroïdectomie pure ;
2° Quand les glandes thyroïdes sont normales, les parathyroïdes ne remplissent aucune fonction ;
3° La fonction des parathyroïdes n’est pas aussi essentielle que Gley et les autres expérimentateurs l'ont CTU ;
4° Les parathyroïdes ne jouent un rôle que quand on a extirpé le corps thyroïde où que la quantité qui en reste est insuffisante :
5° Quand la quantité de parathyroïde est égale ou plus grande que la quantité de thyroïde nécessaire à l'animal, il peut survivre.
Swab Vincent et Jolly concluent de même que le tissu parathyroïdien actif ou non quand la thyroïde est présente, la remplace fonctionnellement quand elle n’est