‹ L’Hémato-ThérapieChapitre 8 sur 11 · HAN · texte numérisé non relu

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ployé a été celui obtenu par la vaccination des pigeons. Ce sérum s’est montré actif.

De même s’est montré actif le sérum de lapins vaccinés avec des glandes thyroïdes.

Dans une cinquième série d'expériences, MM. Demoor el Van Lint ont cherché à obtenir un sérum thyrotoxique en injectant à des cobayes de l'iodothyrine Bayer et ce par la méthode de vaccination rapide, et en injectant aussi à des lapins de l'extrait alcoolique de glande thyroïde.

Ces expériences ont été absolument négatives. Il ne s'est rien produit chez les chiens injectés par le sérum des animaux vaccinés. Ce sérum n'a présenté aucune propriété thyrotoxique.

De ces dernières expériences les auteurs concluent que l’iodothyrine et l'extrait alcoolique ne représentent pas le seul élément actif de la glande.

Sur les expériences faites in vilro au point de vue de l’agglutination et de l'hémolyse, ainsi que sur l'action altérante des éléments cellulaires de la glande thyroïde par le sérum thyrotoxique, MM. Demoor et Van Lint, en désaccord avec le travail de Sartirana, ont obtenu des résultats tellement insuffisants, qu'ils les ont considérés comme nullement démonstratils.

Les auteurs ont étudié la glande thyroïde au point de vue histologique, chez tous les chiens morts après action du sérum thyrotoxique, [ls commencent par dire que l'histologie de la glande thyroïde, n'est pas encore complètement élucidée et que les variations fonction-

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nelles des cellules de ce système glandulaire sont très douteuses.

Pour tâcher d'élucider cette question histologique, les auteurs ont étudié de nombreuses glandes thyroïdes de chiens bien portants et bien nourris, et aussi les glandes thyroïdes d'un chien atteint d'une mlechion généralisée.

Is ont examiné alors comparativement les résultats que leur avait donnés ces examens histologiques avec ceux donnés par l'examen des corps thyroïdes des antmaux ayant subi des injections de sérum fhyrotoxique. Ils pensent avoir trouvé un processus de destruction de la glande thyroïde par le sérum thyrotexique.

Dans leurs conclusions, MM. Demoor et Van Lint affirment avoir trouvé un sérum cytotoxique pour les cellules thyroïdiennes, ils s'appuient pour cela sur deux ordres de faits : Les symptômes cliniques présentés par les chiens qui seraient ceux d'une atrophie progressive de Ta glande avec insuffisance finale de ce système sécréteur.

L'étude histologique de la thyroïde des animaux injectés, qui montreraient des altéralions profondes de la slande.

Les auteurs pensent que le sérum thyroïdien aurait une double action, il anéantirait les cellules thyroïdiennes el agirait aussi sur l’état général par intoxication.

[y aurait dans le sérum (hyrotoxique deux actions, d'une part, une action cyloloxique, et de plus, une action

DTA

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antisécrétoire, des anticorps détruiraient les substances sécrétées et déversées dans l’économie.

Il est quelques critiques que l'on peut immédiatement laire à ces expériences. Il est regrettable que nous n ayons aucun renseignement sur la quantité, poids d'extrait thyroïdien injécté à chaque fois, ni sur le poids des chiens auxquels les lobes thyroïdes sont empruntés.

Il est dommage que chaque fois l'on n'ait pas injecté des mélanges de thyroïdes provenant de plusieurs chiens : il y eût eu ainsi une compensation réciproque entre des glandes de diverses activités (jeunes, vieilles, plus ou moins actives).

De plus, Demoor et Van Lint ne disent pas avoir fait des autopsies bien complètes de leurs chiens traités par leur sérum thyrotoxique, cela aurait été utile pour marquer la spécificité de ce sérum.

Les considérations que Demoor et Van Lint exposent sur la mort des chiens par injections du sérum antithyroïdien, même quand le corps thyroïde n’est pas aboli dans sa fonction, mais paraît même plutôt stimulé, sont intéressantes. Il y aurait destruction par le sérum des substances déjà sécrétées et excrétées par le corps thyroïde et disséminées dans l'organisme par la cireulation. De même les expériences tentées pour obtenir un sérum thyrotoxique par l'iodothyrine de Baumann sont très intéressantes, prouvant bien que cette substance n'est pas le seul principe actif du corps thyroïde.

D'après le mémoire de Demoor et Van Lant, il ny aurait qu’une expérience de ces auteurs avec le lapin. C'est

AO bien peu pour déclarer le lapin mal approprié à fournir du sérum thyrotoxique.

Il est enfin un point sur lequel il convient d'insister : c’est la grande obscurité qui règne dans l'histologie de la glande thyroïde et la réelle difficulté qu'il peut y avoir parfois à distinguer les lésions réelles de la glande.

De même il y a de grandes différences entre les alfirmations de Soutirana et des auteurs sur l’action in vttro du sérum thyrotoxique ; ce point mériterait d'être élucidé. Enfin l'action si rapide du sérum thyrotoxique par injection par voie veineuse chez le chien nous parait surprenante, comparée à l'action du même sérum par voie sous-cutanée ; nous avons du reste recherché cette action et nous n'avons Jamais pu réussir à la relrouver.

Un autre expérimentateur, Gontscharukow (Cenltralblalt für alygemeine Path., 1902), à cherché à obtenir un sérum thyrotoxique.

Dans ce but, 1l extirpail aseptiquement le corps thyroïde des chiens, [en obtenait un extrait toujours asepliquement, et celle asepsie était chaque fois contrôlée par des ensemencements sur agar-agar et gélatine peptonisée. De cet extrait, il à fait 4 injections à un mouton.

Après la dernière injection, l'animal a ét pris de verüges et de faiblesse. Le même jour, on recueillit par un trocart introduit dans la jugulaire, la totalité de son

sang. Le sérum obtenu fut mis en ampoules. Le mouton

LAS APN OMS

RUE a été autopsié, mais aucune lésion n’a pu être mise en évidence. Son sang n'a pas cultivé à l’étuve.

À l'examen microscopique de la thyroïde, on a trouvé de la chromatolyse et des lésions semblables à celles décrites par Ballet et Enriquez. On injecta à un chien, dar* la veine dorsale du pied, 4 ce. par kilo du sérum obtenu chez le mouton.

Les deux premiers jours, aucun résultat.

Le surlendemain, la démarche du chien devient incertaine. Les jours suivants son étal général s’altère et il avance en vacillant. Ses veux pleurent. Sa température est de 38°. Après 10 Jours, son état général s'améliore.

Une nouvelle injection de 5 cc. par kilo d'animal est faite. |

Le chien est pris de contractures des deux extrémités postérieures durant quelques minutes, puis 1l tombe. Le lendemain il est mis à mort, son sang est recueilli pour en obtenir du sérum.

À l'examen histologique, on trouve des lésions de Ta thyroïde qui est flasque et molle, 1l y a de la vacuolisation et de la chromatolyse des cellules.

Le sérum de ce chien est injecté dans la veine dorsale du pied d’un autre chien. Après 10 jours, 1l n’y avait aucun résultat.

Gontscharukow conclut, d'après ces expériences, que l'injection de sérum produit chez le chien un effet semblable à l’ablation du corps thyroïde. Il prétend donc avoir obtenu la formation d’une nouvelle cytotoxine.

Avec le D' Hallion nous avons cherché à produire un sérum thyrotoxique en employant la méthode utilsée par MM. Demoor et Van Laint.

Nous avons après quelques essais, transformé la technique.

Pour obtenir le suc thyroïdien, nous nous sommes servis de deux toiles métalliques entre lesquélles nous metlions les lobes thyroïdiens ; le Lout était placé dans un mortier rendu aseptique et, avec le pilon, on triturait les lobes thyroïdes en même temps que nous faisions glisser l’une sur l’autre les toiles métalliques, Nous sommes arrivés ainsi à une triluration parlaite du corps thyroïde et à l'obtention parlaite du sue tolal de chaque lobe.

Nous avons cherché tout d'abord à vérifier el à analyser les phénomènes toxiques que ces auteurs avaient indiqués comme se produisant immédiatement après linjection intra-veineuse du sérum thyrotoxique chez le chien, avec cette particularité que nous avons opéré sur un animal curarisé, soumis à diverses exploralions (pression artérielle, pléthysmograäphie de divers

organes, el spécialement du corps thyroïde).

L'NeYE

Il nous à paru d'autant plus utile de reprendre les expériences de ces auteurs, si démonsiratives qu'elles puissent paraître, qu'ils ont néghgé d'étudier parallèlement aux modifications histologiques engendrées dans le corps thyroïde par leur sérum les lésions possibles d'autres organes, ce qui laisse planer un léger doute sur le degré de spécificité des réactions qu'ils ont décrites.

Nous n'avons pas observé les troubles généraux si intenses que ces deux expérimentateurs avaient signalés. Par contre nous avons noté au niveau du corps thyroïde une diminution de volume très nettement accusée qui s'est prolongée pendant quelques minutes (les tracés fournis par la méthode graphique sont très nets à ce sujet). Elle faisait défaut dans les autres organes, el ne s'est nullement accompagnée d’une diminution dans la pression artérielle.

Il s'agissait donc là d'une vaso-conslrichon active. Celle-ci se présentait avec les attributs d’une manileslation spécifique puisque, d'une part, elle est restée localisée exclusivement au corps thyroïde el que, d'autre part, elle né s’est pas produite à la suite d'injections d'autres échantillons de sérum de lapins, non plus que d'un grand nombre d'autres extraits organiques.

Voici du reste le détail de ces expériences :

Nous avons pu prélever, grâce à l’obligeance du D' Proust, des lobes thyroïdes sur des chiens encore vivants, venant de servir à des exercices de médecine opératoire. Nous prélevions ces lobes thyroïdes aseptiquement et nous les déposions dans des tubes asep-

np tiques. Is étaient employés quelques heures après pour l'obtention d'un extrait à injecter. Voici comment nous procédions pour obtenir cet extrait.

Nous nous servions d'un mortier, d'un pilon et de deux lames métalliques passés à l’étuve. Nous placions les lobes thyroïdes au nombre de huit, prélevés sur des chiens pesant entre 8 et 12 kilos, entre les deux lames et au moyen du pilon ils étaient vigoureusement triturés, tandis qu'un aide faisait glisser les deux lames l'une sur l’autre. De temps en temps nous faisions couler un petit filet de sérum physiologique. Nous sommies ainsi parvenus à broyer en totalité les corps thyroïdes. Il ne nous restait qu'un mince résidu que nous dissocions alors avec des lames de verre.

Nous injections à des cobayes cet extrait (2/5 de l'exlrait provenant de huit lobes thyroïdes de chien à chacun). Nous avions choisi pour cela de forts cobayes pesant environ dans les 650 gr. Ces injections furent faites dans le péritoime.

Entre la première et la deuxième mjection les animaux maigrissaient de 100 gr. environ, ds étaient abattus, restaient immobiles dans un coin, et avaient une respiration rapide.

Chacun de ces cobayes recevait une injection semblable tous les deux jours, en tout 3 el même 4 injecions.

Puis quarante-huit heures après la dernière injection l'animal élait saigné par une carolide et son sang asep-

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