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mit pas de décéler des lésions, seule existait de la congestion.
La chèvre ayant servi à l'obtention du sérum mourut à ce moment. Mais du sérum conservé de cette chèvre fut injecté un an après à une jeune Basedowienne. On dut interrompre ce traitement qui provoquait une poussée du côté du corps thyroïde, du tremblement, de la tachycardie et une élévation thermique fugace.
En 1903, Demoor et Van Lint opèrent des recherches au point de vue purement physiologique sur l’action sur le chien du sérum thyrotoxique obtenu chez le cobaye, le lapin et le pigeon.
Ces auteurs emploient une technique spéciale.
Ils ont utilisé le chien comme animal pour servir d'organisme d'essai du sérum et aussi pour l'obtention des lobes thyroïdes à injecter. Ce choix était dicté par ce fait que les caractères de lhypothyroïdisme sont bien connus chez le chien.
La vaccination a été faite par voie intra-péritonéale chez le cobaye, le lapin et le pigeon. Les auteurs ayant eu l'impression que le cobaye convenait mieux, ont fini par arrêter leur choix uniquement sur cet animal.
Les glandes ont été enlevées, soit à des chiens après éthérisation, soit chez des chiens qui venaient d'être tués par destruclion du bulbe. Presque tous les animaux ayant subi Pablation de la glande sont morts de 15 à 25 jours après l’opération. Cependant (rois ont survécu, et l’un d'eux en parfaite santé, après trois mois, s’est enfui. Les deux autres, fait intéressant, ont survécu
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deux ans et ont présenté des caractères de myxœdème et de cachexie.
Voici les méthodes employées par MM. Demoor et Van Lint pour obtenir l'extrait thvroïdien.
L'opération élant conduite aseptiquement, la glande lraiche étail coupée en morceaux très petits, broyée dans un mortier en agale avec 3 ce. de sérum physiologique stérilisé. Le produit était alors aspiré dans une pipette effilée et insufflé dans le ventre d’un cobaye dont la peau avait été incisée et une boutonnière faite au péritoine. On plaçait ensuite des points de suture.
Dans une deuxième série d'expériences, la glande thyroïde élait triturée dans un mortier avec un peu de sable stérilisé, cela en vue d'obtenir une trituration plus parfaite.
Dans une troisième série d'expériences, la trituration se faisait à travers une toile métallique.
Les auteurs ont perdu fort peu de cobayes. Après une série de tâtonnements, ils ont jugé que le meilleur procédé consistait à injecter chaque fois à chaque cobaye la valeur d’un lobe thyroïde de chien, à faire des injections très rapprochées, et à en faire en tout de trois à cinq.
Le sang était recueilli dans la carotide. Après centrifugation, il était décanté.
Sauf dans une expérience où il fut injecté directement dans le système veineux, le sérum fut dans toutes les autres expériences injecté sous la peau.
Une première série des expériences de MM. Demoor
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et Van Lint comprend les expériences faites sur le chien au moyen de sérum de cobayes vaccinés par la méthode rapide, et saignés peu de jours après la dernière injection.
Les chiens reçurent chaque Jois de 3 ce. à 8 cc. de sérum. Tous présentèrent des phénomènes d'hypothyroïdisme et tous, sauf un, moururent.
Un chien, qui avait reçu du sérum par voie veineuse, présenta immédiatement des phénomènes graves, hébétude, hésitation dans la marche, vomissements, le tout durant un quart d'heure.
Une deuxième catégorie de recherches comprend les expériences faites sur le chien au moyen de sérum de cobayes vaccinés par la méthode lente. Par cette méthode, il n’y a pas eu obtention de phénomènes d’hypothyroïdisme. Les cobayes avant été vaccinés par injections tous les 7 ou 8 jours, et le sérum prélevé 7 jours après la dernière injection.
Ce fait, comme le font du reste remarquer les auteurs, est d'autant plus bizarre que Bordet a montré que pour obtenir des effets hémolytiques d'un sérum, il fallait injecter aux animaux les produits voulus lentement, en laissant un assez grand espace entre chaque injection et que, de plus, 1l fallait autant que possible, ne pas provoquer de réaction violente de la part de l'organisme de l'animal, la vaccination devant être lente, apyrétique, el sans amaigrissement rapide.
Dans une lroisième série d'expériences, le sérum em-