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de couleurs, bleus, rouges ou verts, qui permettent de déceler une hémiachromatopsie.
Par ces méthodes, on examine l'un après l’autre chaque “ecteur du champ visuel et le déficit constaté est total. Le malade ne voit pas du tout dans le secteur incriminé. C'est pour cela que cette hémianopsie doit être qualifiée dorénavant d’absolue, par opposition à lhémianopsie relalive que ces méthodes ne peuvent déceler.
Qu'est donc l'hémianopsie relative P
Le Docteur Thiébaut avait constaté depuis longtemps, dans l'examen systématique du champ visuel de ses malades, le fait suivant :
En-éxplorant isolément le champ visuel de chaque œil, chez certains malades il ne constatait aucun trouble, Mais en explorant simultanément et non successivement, de la façon que nous allons décrire dans le prochain Hope les champs visuels des deux yeux ou deux régions symé triques du champ visuel d'un même œil, il ui Huit de constater un déficit d'un côté. Ce déficit était qualitatif et n’était apprécié que par rapport à un secteur normal. C'est pour cela que cette hémianopsie est qualifiée de relative, car elle n'est pas retrouvée en explorant isolément le secteur incriminé, en pratiquant selon la technique habituelle de recherche de l'hémianopsie absolue.
Ce fait est bien connu en seméiologie neurologique. Nous citerons deux exemples
Certaines hémianesthésies légères passent inaperçues quand on interroge séparément chaque côté : le malade deineurant incapable-de préciser si un côté sent plus que l'autre. Mais si l'on interroge simultanément les deux côtés avec une excitation identique pour chacun, on peut mettre en évidence cette hémianesthésie légère.
Il'en est de même pour les troubles moteurs, Dans cerlains cas, ce n'est qu'en délournant l'attention du malade placé dans une certaine position, que lon peut apprécier la chute légère d'un membre supérieur (Ep. de Mingazsini) ou d'un membre inférieur (Ep. de Barré). C'est ainsi
qu'a-été appliquée à-la fonction visuelle centrale cette loi:
généralé de neurologie et qu'a été découverte Ha notion
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d'hémianopsie relative. Dans des lésions minimes unila: térales, une différence ne peut £’extérioriser que par comparaison. -
À la clinique neurochirurgicale de la Pitié, où nous avons assisté le Docteur Brégeat dans sa consultation hebdomadaire pendant plus d’un an, celte recherche est
effectuée systématiquement. C'est dans ce service que nous avons rassemblé les observations qui élayent cette thèse.
Nous verrons successivement :
Comment on recherche l'hémianopsie relative,
— d'abord pour les formes :
sur les deux veux simullanément, sur chaque œil, dans chaque hémichamp :
— ensuile pour les couieurs,
Le résullat de ces recherches.
Comment elle évolue.
Son intérêt pour préciser :
=—— le siège sustentoriel et le côté d'une lésion :
— l'étendue des lésions et leur mode évolutif.
Comme indication opéraloire,
Nous discuterons sa valeur et les causes d'erreurs et,
avant de tirer nos conclusions, nous cilerons un cas un peu particulier et nouveau : l'hémimacropsie.