DEUXIEME ANNIVERSAIRE
Hier, St-Hyacinthe était témoin d'une de ces cérémonies qui élèvent l'âme et répandent en elle une bien douce jouissance, puisqu'il s'agissait de rendre à la mémoire d'un de nos hommes illustres un hommage de respect et d'affection.
On sait que l'église paroissiale de St-Hyacinthe renferme les cendres de l'hon. A.-N. Morinl dont le souvenir sera pour les générations futures un enseignement et un exemple.
A la demande de la famille du défunt, un marbre a été placé di«.ns le mur latéral de l'église, du côté Est ; et, sur cette pierre, se lit l'inscription suivante, belle par les sentiments, mais non certainement au-dessus des mérites de celui à la mémoire duquel elle a été gravée :
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tèrent à la bénédiction de ce marbre surmonté de draperies noires, avec larmes d'argent, d'un g exquis et d'une élégance recherchée. Cette bé diction fut simple, mais touchants, et bien propre à émouvoir.
Le Rév. M. Ouellet, du séminaire, prit la parole, et, en quelques mots, fit un magnifique éloge de l'illustre défunt. Il fit comprendre la pensée de l'Eglise dans cette cérémonie, qui est d'honorer ses grands citoyens, ceux qui, ayant reçu de Dieu de
riches talents., s'en servent pour le plus grand bien de la société, car rEglise n'est étrangère à rien ; et elle enseigne que le dévouement à la Religion inspire le dévouement à la Patrie. Aussi, l'hon. Morin ne î-épara-t-il jamais le patriotisme de la Religion. Il se servit avec mesure des talents dont Dieu l'avait gratifié, et jamais il ne dévia de la route que son cœur si catholique lui avait tracée.
On peut dire que la gloire humaine ne fut jamais le mobile de ses actions. Heureusement pour lui, il sut toujours écarter l'ambition, cette fille de l'orgueil, qui perd quelquefois de si beaux talents. Comme ledit son épitàphe : Il fut un grand citoyen, le modèle de la société.
La paroisse de Notre-Dame de St-Hyacinthe peut s'e.stimer heureuse de posséder les restes d'un aussi grand homme. Ce marbre sera pour les amis de M. Morin un bien doux souvenir, et pour la jeunesse une invitation à la modestie unie au mérite, de même qu'à l'amour du pays uni à l'amour de la Religion. De son vivant, le grand Morin avait pratiqué toutes les vertus chrétiennes, avait donné l'exemple de la plus stricte honnêteté et du patriotisme le plus pur. Sa mémoire sera toujours chère au peuple canadien, non seulement parce qu'il rendit des services à sa patrie comme homme politique, mais aussi parce qu'il fut homme de bien. Sa vie est un enseignement bien propre à éclairer tout citoyen sur la marche qu'il doit adopter et la voie qu'il doit suivre. Pauvre et enfant du peuple,
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La [ui suivent devraient se trou ver avec
celles que nous avons publiées aux.p 4 et
suivantes ; mais la chose no isible, vu
que nous n'avons pu nous les procurer qu'à la dernière heur ■ \n\. a l'ordre chronologique, le lecteur pourra facilement le rétiblir en comparant les millésimes placé? en liants, dont quelques-uns soat dev s chantent encore dan> t»o> cam