LE BERGER MALHEUREUX
Une monstrueuse bête A dévoré mon troupeau ; On m'a ravi ma houlette, J'ai perdu mon chalumeau.
Les feux ont séché l'herbette ; Fidèle a fui le hameau.
Ma prairie est dévastée, Mes ormeaux sont abattus ; Ma fontaine est empestée; Mes fruits se sont corrompus; Ma chaumière est délaissée ; Colette ne m'aime plus.
Mais, dans mon malheur extrême
Il me reste un trésor,
Il vaut mieux qu'un diadème,
Il est préférable à l'or :
Si je me reste à moi-même,
Je possède assez encor.
CHANSOX PATRIOTIQUE.
Air : Brûlant d'amour et partant pour la $iter
Riches cités, gardez votre opulence, Mon pays seul a des charmes pour moi *
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lis : j'ai perdu le bonheur '
Si les hiver* couvrent nos champs de glaces, 1/ is change en limpides courants,
luets fréquentés par les grjta Servent encor de retraite aux amants.
i ).r.is ma douce patrie,
Je veux iinir ma \ Si je quittais ces lieux chers à mon cœur, Je m'écrirais : j'ai perdu le bonheur !
Oh ! mon pays, vois comme l'Angleterre Fait respecter partout ses léopards ; Tu peux braver les fureurs de la guerre, La liberté veille sur nos remparts.
E)ans ma douce patrie,
Je veux finir ma vie ;
. Si je quittais ces lieux chers à mon cœur, Je m'écrirais : j'ai perdu le bonheur :
Enfin, nous mettons sous les veux du lecteur la poésie que M. J.-E. Turcotte adressait, en 1834, à M. Morin, à son retour d'Angleterre avec .M. Viger. M. Turcotte, homme de talents supérieurs, était le père de l'hon. M. Arthur Turcctte, député actuel à la législature de Québec.