‹ L’Hygiène dans les Livres SacrésChapitre 4 sur 15 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

C'est une opinion généralement adoptée que, dans nombre de leurs enseignements, les législateurs religieux ont eu un souci d'hygiène. Cette opinion, que nous avions entendu formuler bien souvent, nous sembla intéressante à discuter dans notre thèse inaugurale... car depuis longtemps, sans nous v attacher spécialement, il nous avait semblé qu'elle n'était pas des plus fondées.

Aborder la question de l’Hygiène dans les Religions c'était entreprendre un travail bien vaste et forcément incomplet ; c'était s'attacher à une infinité de détails, à une complication dans le rituel que les fondateurs des religions désapprouveraient peut-être... s'ils pouvaient parler du fond de leurs tombes. Qui nous dit que Jésus-Christ ait désiré voir les foules se presser dans des églises dont l'atmosphère est viciée et qu'il tenait expressément à ce que les lèvres pieuses des fidèles usent à Rome l'orteil du grand Saint-Pierre sur'lequel elles se posent depuis des générations ? Qui peut nous offirmer encore que Manou, le législateur de l'Inde, inspiré par Brahma lui-même, ait souhaité voir les veuves mourir sur le bücher même où on brülait le cadavre de leur époux ; puisqu'il ne parle point de cela dans son œuvre ? Pourquoi faire le procès de ces pratiques pieuses, puisqu'elles n'ont été mises en honneur que par des esprits intempestivement zélés, « plus rovalistes Que lé roi! »°

IL était donc plus simple et plus, judicieux de s'en tenir aux paroles mêmes des fondateurs de religions... Mais ici s'élevait uné autre difficulté : :

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