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Où prendre ces paroles et comment s'assurer de leur authenticité ? Sans vouloir prétendre que notre méthode soit libérée de toute erreur, nous avons pensé que le moyen le plus simple était encore d'emprunter ces paroles aux textes sacrés, à ceux qui sont officiellement reconnus comme l'œuvre du fondateur de la religion dont ils contiennent les lois. C'était, en même temps, une méthode presque scientifique, puisqu'elle nous permettait de ne rien affirmer que nous ne puissions appuyer sur une citation.
Il nous faut maintenant justifier le choix que nous avons fait parmi les Livres Sacrés et donner sur eux quelques renseignements indispensables pour ceux qui, exclusivement versés dans les sciences modernes, ne les ont pas présents à la mémoire.
Les Lois de Manou, auxquelles nous avons fait des emprunts nombreux, représentent le livre saint des brahmanistes. Elles renferment la doctrine des Védas, quine nous sont parvenus que d'une facon très incomplète et furent révélées à Manou par Brahma lui-même dans des temps très reculés (2000 ans environ avant notre ère). Il est utile d'ajouter que ce code a été fait uniquement pour les trois premières classes de l'Inde : Brahmanes ou prêtres, Kchatriva ou guerriers, Vaisya ou laboureurs et que les Soûdras ou serviteurs n'ont pas paru au législateur dignes de son attention.
L'Inde vit éclore, 600 ans avant l'ère chrétienne, une autre religion, celle de Buddha ou (Cakia-Mouni. Ce sage dont lexistence et les enseignements offrent de grandes analogies avec ceux de Jésus, ne prit pas la peine d'écrire sa doctrine. -Elle fut recueillie par ceux qui écoutaient ses prédications et en formèrent une sorte d'Evangile. Comme les