‹ L’Hypertomie du Pneumogastrique dans l’AsthmeChapitre 12 sur 20 · R. GO. C · texte numérisé non relu

R. GO. C

Le pouls passe de 96 à 84. Ralentissement : i2.

OBS. XXXII (LIAN) TENOX. — Vo... cinquante-cinq ans. Montour en bronze. ce

A contracté une bronchite au début de la guerre et tousse “depuis ce moment, tous les hivers à l’occasion du brouillard et de l'humidité. Il y a deux ans ont commencé à se produire, de temps à autre, des crises nocturnes d'étouffement. Le malade à un cauchemar qui le réveille, il a l'impression qu'une barre lui comprime le thorax, il étouffe, Il ne perd pas connaissance, mais croit qu'il va mourir. Parfois le. décubitus latéral droit améliore cet état, mais le plus souvent le malade est obligé de se lever et de finir la nuit dans un fauteuil. Après chacun de ses repas, la respiration devient pénible et sifflante, Il n'urine la nuit que lorsqu'il a une cerise d'étouffement.

Pression : Mx 15, Mn 8. Indice oscillométrique, 7.

re

= #4 ni

RAD B US 10 617.016 | 19/18 À 922 997 00: A7 145: 15: Le reflexe oculo-cardiaque est négatif, légèrement inversé.

ües observations forment un ensemble de faits, qui s'ils ne sont pas absolument semblables entre eux sont du moins extrèmement voisins les uns des autres, J'ai pris soin de ne réunir que des malades chez lesquels on ne puisse penser à l'origine cardio-rénale des crises dyspnétques nocturnes. En effet, chez tous la pression artérielle est normale et un seul d'entre eux a des urines très faiblement albumineuses. Aucun ne présente un bruit de galop. Par contre l’auscultation révèle chez la plupart des signes de bronchites, râles ronflants, ràles sibilants el beaucoup ont des symptômes d'emphysème pulmonaire, inspiration humée, expiration prolongée, diminution du murmure vésiculaire, faible ampliation thoracique.

La seule question qui se pose est la suivante : S'agit-il à proprement parler d'asthme dit essentiel ayant entrainé ultérieurement chez ces malades l'apparition de lésions d’emphysème pulmonaire, ou s'agit-il au contraire d'emphysémateux chez lesquels lemphysème se complique de crises dyspnéiques nocturnes ayant tous les caractères de l'asthme ? Aussi bien est-il impossible pour la plupart des

cas de trancher cette discussion, car les crises dyspnéi-

ques élaient déjà anciennes lors du premier examen de presque tous les sujets. Au surplus, le problème ainsi posé risque de recevoir des solutions bien différentes selon les théories des divers auteurs. Tandis que les classiques pensent que l'asthme aboutit à lemphysème, ne voyons nous pas tout récemment MM. Bezançon et de Jong soutenir que les lésions pulmonaires précèdent l'asthme, et sont l’épine irritative qui est à l’origine de

celte affection À

Je dirai donc que nos malades présentaient les uns de l'asthme dit essentiel, les autres de l'emphysème pulmomonaire avec crises dyspnéiques asthmatiformes, tout en reconnaissant que pour la plupart d'entre eux le diagnos-

lic ne peut être d'une précision absolue.

En tout cas, il s'agissait de crises du type asthme, et non pas d'origine cardio-rénale où cardiaque ; et toutes ou la grande majorité donnaient l'impression d’être entretenues Où provoquées par les lésions broncho-pulmo-

naires,.

Chez ious ces malades, un seul excepté, le reflexe ocu-

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