‹ L’Hypertomie du Pneumogastrique dans l’AsthmeChapitre 5 sur 20 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

OBSERVATION I. (Lran). — R.., cinquante-sept ans, papetier, vient le 3 février 1920 à la consultation de l'hôpital Tenon. Toux fréquente et oppression constante s’exagérant

la nuit.

Examen. — Poumons : inspiration humée et quelques râles sous-crépitants, disséminés.

. Cœur normal . Mx 16, Mn 10 (1). Pas d'albumine.

R. G. GC. (2) : 22. 21 | compression oculaire | 20. 23. 17. 18.

Pendant la compression qui a duré trente secondes environ, le pouls a été compté au Lout de cinq secondes ; et pendant le premier quart de minute, alors que le malade était immobile, on a senti une seule pulsation ; puis nouvel arrêt, mais dans le cours des quinze secondes suivantes Le malade S'est comme réveillé brusquement, a gémi, a voulu s'asseoir sur son lit. Il déclare avoir eu l'impression de perte complète de connaissance. Quand est revenu à lui, ü était encore étourdi. A ce moment, il jait un effort pour s'asseoir et présente une ébauche de crise convulsive épileptiforme.

(4) Pression mesurée par la méthode auscultatoire.

(2) Reflexe-oculo-cardiaque. Les chiffres indiquent le nombre des pulsations comptées au quart de minute, avant, pendant et après la compression. Les chiffres placés entre deux barres verticales ont été notés pendant la compression oculaire.

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Traitement, Par des pilules de belladone (poudre et extrait aà 0 gr. 01) trois ou quatre par vingt-quatre heures. En quatre jours la dyspnée s'améliore et l'oppression nocturne disparaît ; il peut reprendre son travail.”

OBS. IL (Lrax Hôpital Tenon). — Mme Pe.…, cinquante deux ans, concierge. Cette malade, qui a toujours été consi dérée, dit-elle, comme nerveuse, à été très secouée par la mort de son fils à la guerre : elle a eu pendant trois mois de l’insomnie, des cauchemars. Etant lingère, il y a dix ans, elle a eu pendant trois ou quatre années quelques lipothyimies, perdant presque connaissance, restant inerte Sur sa . chaise, jusqu'à deux et trois fois par jour à certains moments. Elle a eu quelques rhumes autrefois, mais rien de bien particulier.

Le début des troubles actuels remonte au 15 avril 1920. Elle à été prise à ce moment de quintes de toux Survenant sept ou huit fois pendant la nuit, et qui ont duré quinze jours. Ces quintes cessaient lorsqu'elle se levait, et elle en avait peu dans la journée ; elles n'étaient pas entrecoupées de reprise chantante, 1 n'y avait point de coqueluche dans l'entourage.

La malade est venue le 26 juin 1920 à la consultation de médecine de l'hôpital Tenon, pour des crises d’étouffement survenant uniquement pendant le jour, s’aecompagnant de larmoiement, et parfois d'émission involontaire d'urine. De temps à autre, elle éprouvait de l’engourdissement des mollets, une crampe jégère à la main gauche. Les premières crises d'étouffement duraient en général vingt-cinq minutes, se reproduisaient tous les deux jours environ et seulement dans la journée. Des quintes de toux avaient iicu la nuit, tous les deux ou trois jours également,

C'est /vers le 1% mai, c’est-à-dire quinze jours après le début des troubles actuels que sont apparues les crises d’étouffement survenant à la fin de l'après-midi

: la malade

se tenait assise, étouffart pendant que se produisait un

abondant écoulement aqueux par les yeux, les narines etria bouche ; puis la crise s’atténuait progressivement, sans expectoration à la fin. La crise du 22 juin s’est déroulée ainsi : Durant tout le jour la malade a éprouvé un peu de gêne respiratoire ; vers huit heures du soir la dyspnée a considérablement augmenté, la malade a dû s'asseoir, éprouvant une sensation de constriction très pénible à la gorge, en même temps que se produisait un larmoiement considérable. Puis la crise a cessé graduellement.

Examen. — A l'auscultation des poumons, inspiration un peu humée, quelques sibilances.

‘ Pulsations : 14.19 au quart de minute.

R. O. C. : Dès Le début de la compression, peut-être une ou deux secondes après, arrêt Complet des pulsations cardiaques, persistant pendant les 15 secondes que dure la compression. On cesse celle-ci pour ce motif, et l’on constate que la malade est sans connaissance. Elle ébauche quelques petites secousses convulsives. En quelques £<econdes elle revient à elle, et l’on sent réapparaître les pulsations, mais on ne peut les compter immédiatement. On flagelle le visage pour activer le retour des fonctions vitales. Très rapidement la malade s'assied, est prise de nausées, rejette dans des vomissements quelques filaments glaireur. On compte le pouls : 84 pulsations régulières. Après la fin des vomisse. ments, la malade, étendue et calme a 16 pulsations au quar! de minute.

Traitement, — Elle quitte l'hôpital en voiture. L'après midi est bonne et la malade prend le lendemain une pilule de belladone (poudre et extrait aû 0.01) à midi, une au

\ coucher, une la nuit. Même traitement le jour suivant : elle

dort bien, tousse peu, n’a plus ni toux, ni étouffement, et le 28 juin on constate : diminution du murmure vésiculaire, mais pas de bruits surajoutés, Au cœur, léger éclat du

deuxième bruit 60 à 64 pulsations régulières. Pression MX 13,5 Mn 7 indice oscillomètrique 6. Toux grasse de gros rhume. Le traitement est continué et l'on constate le 30 juin, bouche sèche, mais pas de dilatation pupillaire. 68 pulsations debout. Pas de gène respiratoire si ce n’est dans les efforts, en courant, ou en montant un escalier, fait ancien en rapport avec les troubles cardiaques émotionnels de la malade. La toux est calmée, le sommeil est bon. L'examen du larynx le 5 juillet à Lariboisière montre une rougeur diffuse sans lésions, n’expliquant pas la toux, plutôt secondaire à celle-ci.

La malade est revue le 5 juillet ; elle à pris depuis le 30 juin une pilule de belladone matin” et soir, parfois mais rarement une la nuit, La toux a disparu à peu près complè. tement, La malade éprouve quelques troubles oculaires, et de loin en loin, un besoin de respirer à fond, impossible à satisfaire. Elle revient le 42 juillet, elle n'a plus eu de crises, et dort bien. On supprime tout médicament,

Le 4 août rien à l’auscultation du cœur et des poumons. Pulsations 80.

RVO 0.720 20 enslisecondes \MEMO2 18:

Pendant la compression, la malade n'a pas eu l'impression de perdre connaissance, pas de nausées. La compression à duré quinze secondes, elle à été progressivement plus forte pendant cinq secondes, et les trois pulsations perçues l'ont été pendant les dix secondes suivantes.

Les cinq mois suivants se passent très bien, sans incident. Le 3 janvier 1921 Seulement réapparaissent des crises d'étouffement de mêmes caractères que les précédents.

OBS. III (LrAN TENON). — Geo, trente-six ans. employé de commerce, vient le 29 mai à ‘la consultation de Tenoôn. Fièvre typhoïde à l'âge de cinq ans, A commencé à

toussailler vers le 15 avril, sans prédominance pendant la

Re

nuit, cette toux c'est accentuée peu à peu. Le 39 avril, après une nuit très agitée par de fortes quintes, le malade reste dans son lit ; il n’a pas de température ; l’ingestion d'une pilule de belladone (2 centigrammes) et extrait thébaïque 4 centig. pendant cinq jours n'améliore pas la toux. Le 3 mai toujours alité Geo. est pris d’étouffements qui l'obligent à s'asseoir sur son lit. Ces crises se reproduisent cinq ou six fois par nuit au début, et durent trente minutes environ Les accès se calment au bout de cinq jours, mais il subsiste une gêne respiratoire assez notable.

R, G. C. : 28 | 2. (pdteur) | 15 (rougeur) 19. 19. 20 (tourpäleur-12 respirations au quart de minute) 22. 22. 19. 21. (21 respirations à la demi-minute).

Quelques instants après, le malade, couché, se sent un peu gêné pour respirer. Il l’est moins debout, dit-il. Le pouls est alors à 23 debout. Respiration : 16. 16 (4 minute). Durée de l'arrêt respiratoire volontaire en inspiration : 82 secondes.

Deuxième recherche du reflexe oculo-cardiaque

R, ©. CG. graphique : Au cours de l'inscription graphique, le pouls s'arrête pendant la compression qui dure environ trente secondes. Pâleur. Perte de connaissance, el, vers la fin de la deurième. minute, respiration stertoreuse. Au moment où l'on cesse la compression le malade revient à lui en quelques secondes. Les pupilles sont dilatées à l'extrême. Le pouls réapparaît. La pâleur s'accentue, des sueurs couvrent tout le corps.

31 mai. Après avoir pris pendant deux jours quatre pilules de belladone par jour, le malade tousse encore, mais se trouve beaucoup moins gêné pour respirer, la nuit comme le jour. L'examen laryngoscopique montre une vascularisation exagérée de la partie postérieure des deux cordes vocales .et des aryténoïdes. La motricité est normale. En somme lésions très discrètes expliquant peut-être la toux.

OBS. IV (Lran). — Ja, cinquante-cinq ans, employé de ‘ magasin, vient le 9 février 1920 à la consultation de Tenon, se plaignant de troubles respiratoires d’abord légers, et consécutifs à une pleurésie. Toux : dyspnée d'effort qui depuis quatre mois s’est exagéréc et S accompagne de crises de dyspnée nocturne, qui se reproduisent presque toutes les nuits et l’obligent à rester assis sur son lit. ,

Examen : Emphysème léger, sclérose pulmonaire, pleurite ancienne de la base gauche, très manifeste à l'examen radioscopique.

Pression artérielle : Mx 15, Mn 10.

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