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12^ Sur la théorie des machines à vapeur et particulièrement des machines à enveloppe de vapeur (Articles publiés dans la Revue universelle et réunis en brochure). Paris et Liège, 1863, iu-8''.
15° Sur les transmissions de mouve-
tuent dans les manufactures, Verviers,
1864, in-8°.
Extrait du Bulletin de la Société indus^ trielle de Vervier*.
iZ^ Recherches sur lacapiUarité. Equilibre des liquides entre deux plans parallèles et contre un plan vertical. Adhésion d'un disque à une surface liquide plane {Mém, de PAc. roy. de Belgique, t. XXXIII).
14° Recherches sur la capillarité.
Equilibre d'une goutte de mercure sur un plan horizontal (Ihid.).
15° Note sur les travaux de la Société Verviéloise pour la construction de maisons d'ouvriers. Verviers, 1867, in-8°.
Extrait du Bulletin de la Soc. induitrielie de Vervieri.
i%^ Articles divers, rapports, traductions, etc., publiés dans la Revue uni-verselle de M. de Cuyper, dans les Annales de renseignement public et dans le Bulletin de la Société industrielle de Verviers.
WSarnkmnm (JeAM-HeNRI), 0. #, Uè
à Saint-Trond, le 17 novembre 1801, a été déclaré sur sa demande , par arrêté royal du 17 août 1865, professeur èroèrite de l'Université de Liège, après avoir fourni , dans l'enseignement moyen et surtout dans renseignement supérieur, une longue et laborieuse carrière. Il n'avait pas encore 17 ans, quand la direction du petit Séminaire de Liège lui confia des cours de poésie et de rhétorique. Il resta dans cet établissement Jusqu'en 1821 , puis accepta au Collège de la même ville une place de professeur suppléant (charge en même temps d'une partie de la surveillance) : fonctions modestes, mais qui lui rendirent sa liberté et lui permirent de continuer ses études philologiques sous Fuss etGali. La question mise au concours en 1821, probablement par l'influence du premier de ces deux professeurs (v. l'art. Fuss), étant restée sans réponse, la Faculté des lettres Jugea convenable de la reproduire l'année suivante. Il s'agissait d'écrire une dissertation sur l'emploi du latin comme langue littéraire chez les modernes, et d'établir un parallèle entre le grand poète de Vénouse et le jésuite polonais Sarbiewslii ou Sarbievius^ exalté par Grotius en ces termes : Uoraiium as
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8eeutu$ e»t , imô altqtumd» tuperavit ( ' ). Celte fois deax concorrents se présentèrent, et la lotte fut anssl brillante qD*OQ pouvait l'espérer : tous deux furent couronnés (*), et Ton put prévoir dès lors à quel rang s'élèverait un Jour M. Bormans parmi les philologues belges. Cependant il s'agissait pour lui, avant tout, de se créer une position moins ingrate que celle à laquelle il s'était provisoirement résigné. Il obtint, en 1825, le titre de professeur de troisième au Collège de St-Trond ; successivement il passa en seconde et en rhétorique; en 4854, il était principal de l'établissement. La chaire de poésie et de rhétorique s'étant trouvée vacante celte année même à Hasselt, ainsi que la direction du collège, M. Bormans fut appelé à ces fonctions. Mais l'attention du gouvernement était flxée sur lui : il entra dans l'enseignement supérieur, comme professeur extraordinaire h la Faculté des lettres de Gand, lors de la réorganisation des Universités de l'Etat. Son séjour en Flandre ne dépassa pas deux ans; mais il y noua des relations durables, et l'on peut dire que l'influence du milieu où il vécut à Gand fut considérable, au point de vue de la direction de ses études ultérieures. Son goût prononcé pour la philologie germanique se développa, se fortifia graduellement , sans nuire à ses travaux sur les auteurs anciens. En 1857, M.
Bormans passa k l'Université de Liège, où il ne tarda pas2i être promu à l'ordinartat. M. Bormansaétè,avec MM.BorgnetetBurggraff, le principal promoteur de l'institution des cours normaux annexés à la Faculté des lettres. Lors de la translation de ces cours à l'Ecole normale des humanités, il resta chargé de l'enseignement du grec et du latin.
Quand il demanda réméritat pour cause de santé, ses cours de philologie grecque et latine à l'Université furent partagés entre MM. Burggraff et Léon de Closset(v. ces noms). — M. Bormans a élé secrétaire académique en 1 852-55. Il a fait partie, sans interruption, du jury central créé par la loi du 27 septembre 1855, jusqu'à la suppression de cette institution. Chevalier de l'ordre de Léopold depuis longues années, il a été promu au grade d'officier par arrêté royal du 29 septembre 1864. il est membre titulaire de l'Académie royale de Belgique depuis le H janvier 1847, et de la Commission royale d'histoire depuis que ce corps est constitué. Il lait en outre partie de la Maatschaffpij voor Nederlandsche Letterkunde (de Leyde) ; de la Société De Taa! » gansch het Volk ( de Gand ) ; de la Société Met Tyd en Vlyt (de Louvain), de la Société liégeoise de littérature wallonne, de l'institut archéologique liégeois, etc. — Les travaux littéraires de M. Bormans sont considérables et d'une extrême importance au point de vue de la haute critique philologique.Nons en donnons la liste exacte et détaillée.
A. Ouvrages non publiés par r Académie royale de Belgique,
1« Dissertation sur Vemploi du latin comme langue littéraire chez les modernes^ etc. (v. ci-dessus). Mémoire couronné (Ann.acad, Leod, 1822-25, in-4°).
2<^ Notœ in Reinardum vulpem, ex edit. Fr. Mone. Gand, 1855-56, 4 fascicules in-8^.
5» Prodromus animadversionum ad Sest. Aurelii PropertiiElegiarum libros IVf et novœ simul editionis spécimen.
Lovanii, 1856, in-8».
On peut juger par ce travail des services
(* ) La question était ainsi posée : » Quum 9 inler recentiores poetas latinos vel insi- » gniler olim, sive arie , sive dictione, sive » utr&que celebrari nunc vulgô ab indoctis > juxtà doctisque negligantur et coniem- » nantur, quumque intcr Jyricos ità emineat » Sarbievius, ut critici Horatium ab eo equa- » tum lyric poesi, nonnulli superatum cen- » suerini : posUilatur commentalio. In quft, » pr>enil88& de neglectse neolatins poeseos » causis, deque cyus sive juste , sive imme-
» rito contemtu disputatione, in alterft parle, » quatenùs Sarbievius Horatium dictione et » poetic& facttUate vel sequaverit , vel supe- » raverit, instiUitft, et uni verse, et carminam » aliquot comparatlone, dijudlcetur. »
(*J Le concurrent de M. Bormans ét^it M. Gorneil Star Numan, de Sappemer , étudiant à rCniversité d'Utrech.— Les deux Hémoires ont été publiés dans les Annales de eUniversité de Liège, année 18S2-i823,
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que M. Bormans aurait rendus à la philologie ancienne, ai I*élude approfondie des roonaments littéraires de son pays n'avait graduellement réclamé la meilleure part de son activité.
A*^ Verslag over de verhandelingen ingck&men by ket staetêbestuer van Belgiëy ten gevolge der taelkundiae prysvraeg voorgesteld by koninglyk besluit van den 6 geptember i856. Gand, 1841, un vol. de 640 p. in-8«.
Ouvrage capital pour la langue flamande, qui lui doit d'avoir enfin pu fixer son orthographe d'une manière rationnelle et établir les règles de sa gramoiaire. Jusque là tout était anarchie; l'arbitraire avait engendré l'absurde. Le livre de M. Bormans était écrit comme on n'avait pas encore su écrire de nos jours en flamand ; l'antique idiome national, purifié de tout alliage, retrouvait son cachet propre, sa régularité et son cachet original tout ensemble. L'auteur jouit désormais d'une autorité prépondérante auprès des connaisseurs ; le Verslag peut être rogardé, au point de vue philologique, comme le point de départ de la renaissance flamande.
5*^ Leven van sinte Christina de Wonderbare^ in oud-dietsche rymen, naer een parkementen hs. uU de XI V eeuw, met inleiding, aentekeningen en andere aenhangseU (met fac-similé). Gand, i850, in-8» et iiH4<' (LXXI p. dlntroduction, Ll feuillets de texte en caract. goth. et 591 p. de notes).
Les notes de cette importante publication, faite directement sur le manuscrit autographe de l'auteur , discotent et établissent toutes les principales règles de l'ancienne grammaire et de la métrique thioises. C'est un véritable répertoire grammatical et philologique.
6^ Het leven van sinte Lutgardis, Amsterdam, 1857, in-8^.
Ce poème, d'environ «3,000 vers, est du même auteur que la Légende de S^M^hristine. L'édition qu'en a donnée M. Bormans est accompagnée, comme la précédente, de facsimilé^ d'une introduction et de notes grammaticales, linguistiques et esthétiques, mais moins développées.
7' Sinte Servatius légende van Ueynrijk van Veldeken, publ. diaprés un ms.
du XV* $iècle,avec introduction etnotes.
Maestricbt, 1858, in-S (gotii.).
Autre publication d'un haut intérêt philologique et littéraire ( ' ) — Van Veldeken est le plus ancien poète thiois connu dont il nous soit resté des écrits. Il florissait vers 4170. Tous ses autres ouvrages ayant été refondus en haut-allemand, et son St-Servais étant resté perdu depuis 1463, l'Allemagne l'a revendiqué comme sien et l'a considéré comme le maître de ses Minnesinger, et comme le fondateur de sa langue et de sa versification. Cependant la présence d'un grand nombre de formes bas-allemandes, dans la poésie de Van Veldeken, a fait surgir des doutes sur sa nationalité. M. Bormans prouve péremptoirement qu'il était Limbourgeois , Lossain ; la découverte de son St-Servais thiois, dédié à une comtesse de Looz, suffirait à eUe seule pour le démontrer. Veldeken nous appartient k tous les points de vue.
8^ La Chanson de Wmcevaux, Fragments d*anciennes rédactions thioises , ^yec fac-similé f Introduction et notes. Bruxelles, Hayez, 1864, in-8<'.
Les Commentaires de M. Bormans ont porté ombrage à M. Gaston Paris, qui ne pouvait laisser de côté, dans son Histoire poétique de Charlemagne, certaines questions traitées par le savant belge. Il paraît avéré que, malgré la date inscrite au frontispice de ce livre, il n'a été mis en vente qu'après celui de M. Bormans.
9^ Lettre à M.Ch. Grandgagnagesur les éléments thiois de la langue wallonne, Liège, 1856, in-8« (Extr. du Bulletin de rinstitut archéologique liégeois).
Contient des observations piquantes, notamment en ce qui concerne les noms wallons des outils, presque tous d'origine thioise.
10^ Lejuryd^examen organisé au point de vue désintérêts sociaux et scientifiques et simplifié dans son exécution (anonyme). Gand, 1849, in-8^
L'auteur veut soustraire le jury k toute influence politique. Il propose la création d'un Conseil supérieur d'instruction publique composé de neuf membres, représentant les diverses sciences qui font l'objet de l'enseignement universitaire. Le ministre ferait les premières nominations ; dans la suite , le Conseil pourvoirait lui-même à son recrutement. Les conseillers seraient inamovibles.
( * ) Le travail de M. Bormans a paru d'à • gique de Maesiricht (1857). iiord dans les Annales de la Soc, utchéolo-
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ItB foranitertienk une double série de questions : questions principsles, pour les épreu* vas par écrit ; questions secondaires, pour les épreuves orales. Elles seraient publiées une fois pour toutes, sauf les modifications que Texpérience ferait reconnaître nécessaires. L*examen serait fait par des professeurs des Universités, sous la direction du (Conseil. Les présidents de section, membres du Conseil, auraient le droit de veto ou de suspension, dans le cas où ils ne pourraient approuver immédiatement le vote des examinateurs.
il'' Différents articles de littérature et de critique, publiés dans le Messager des arts et des sciences (Gand, i855); dans le Belgiseh Muséum (Gand, 1856, 17<57 et i846), dans le Middeîaer (Louvain,18iO-i843;St-Trond,1844-18i6), et dans le Moniteur de renseignement (â" série, t. Il : sur Tinterprétation du vers 44 de VÊpttre aux Pisons).
B. Bulletin de V Académie royale de Belgique,
i^*" Rapport sur le Mémoire de M.
Baguel intitulé : Notice sur André Sckott (t. XY, <848).
Sur la vie et les travaux de Baguet, v. une nAtice de M. Laforèt, recteur de TUniversité catholique de Louvain, dans VAnnuaire de cette Université (année 4868-1869).
15^ Sur la cinquième églogue de Virgile (t. XVII, 1850).
L'auteur démontre que le dialogue est mal coupé dans toutes les éditions modernes.
14° iVo(e concernant une transposition de quatre vers dans i'exorde du poème de Lucrèce: ùe la nature des choses (t. XVUI, 1851).
15* Rapport sur deux Mémoires envoyés au concours de 1851. en réponse à la question suivante : Faire un travail sur Démétrius de Phalère (Ibid.).
La palme a été décernée à MM. S.-J. Legrand (*) et à F. Tycbon (*), élèves de rCniversité de Liège (Afém. cour, de l'Acad.f t. XXV).
16® Thomas de Cantimpré^ indiqué comme une des sources où Albert-le-
Grand et surtout Maerlant ont puisé les matériaux de leurs écrits sur rbistoire naturelle (t. XIX, 1852).
17« Rapport sur une Notice de M.Ch.
de ChènedoUé, relative à une correction proposée pour le vs. 43 de VEpUre aus Pisons (Ibid.).