I.Chaageur.—lI.Chaogeur plongeant dans do mercure
1 7° Discours prononcé (comme recteur sortant) à la Salle acad. de TUniversité de Liège, le 12 octobre 1847.
Liège, Desoer. 1847, in-8*.
De l'influence de t étude de la phytique Mur le bun-4tre de l'humanité. (L'orateur appelle incidemment l'attention sur différentes applications nouvelles de la science, entr'autres sur les horloges électriques).
18"^ Notes sur la Construction d'horloges et de télégraphes magnétiques. — Horloge électrique sans pile. — Nouveau transmetteur dans les télégraphes avec les lettres alphabétiques. — Transmetteur simultané de mêmes dépêches dans deux ou même dans plusieurs directions différentes. — Suppression du ressort à boudin dans les horloges électriques et dans le* télégraphes (v. les Comptes rendus hebdomadaires de X Académie des sciences de Paris, 1848, t. XXVI, p.
360 et suiv.).
Dès 1847, M. Gloesener avait expérimenté avec succès les appareils décrits dans ces notes, particulièrement en présence des élèves de son cours de ph^ysique industrielle.
19** Mémoire sur une horloge magnéto^lectrique, sur les télégraphes électriques et magnéto-électriques, et sur un appareil magnéto-électrique (v. les mêmes Comptes rendus, 1848, t. XXVII, p. 23, et une noie sur les mêmes sujets et sur des perfectionnements importants dans la constr. des télégr. électriques, insérée dans le Journal de Liège du 17 mars 1848).
20" Etude sur les chronoscopes (v. le Journal de Liège du 8 mai 1849).
21** Dépôt à i*Acad. royale de Belgique, le 6 octobre 1850, d un paquet cacheté contenant une Notice démontrant davantage de combiner un électroaimant avec un multiplicateur, pour
accrottre la puissance motiice dans les télégraphe* à aiguilles et dans toutes espèces d*appareiîs du même genre,
22** Mémoire sur la télégraphie électrique, etc., envoyé à XAcad. roy. de Belgique (séance du 7 maf 1S51). — Suite au dit Mémoire (séance du 14 juin 1851). — 2« suite (séance du 7 juillet, même année).
Indication de perrectionnements importants concernant les télégr. électriques à une et à deux aiguilles de Wheatstone. — Moyen nouveau et avantageux d'utiliser la force motrice dans les télégraphes k cadran et à écrire, et d'augmenter, par suite, la vitesse de transmission des signaux. — Modifications importantes dans la construction des galvanomètres, en vue de l'accroissement de la force.
25* Recherches sur la télégraphie électrique. Liège, Dessain, 1853, un vol. in-8^ avec 14 pi.
Tiré à part des Mém. de la Soc. roy. des aciencetde Liéne {iBH'^). — V Académie nationale agricole, manufacturière , etc. de Paris, a décerné à M. Gloesener, à raison de cet ouvrage, où sont décrits tous les perfectionnements introduits par ce savant, jusqu'en 1853, dans les télégraphes électriques, les horloges, les sonneries, etc., une médaille d'honneur en or de i^ clatse (Séance générale du SO juin 4855, tenue à l'Hôlelde-ViUe de Paris).
24** Analyse sommaire et table des matières de Touvrage précédent. (Extr.
des Mém. de la Soc roy. des sciences de Liège, 1853, t. VIII ; 8 p. in-8<»).
Nous n'avons rien de mieux à faire que de laissera l'auteur le soin d'exposer lui-même ses idées. « Voici, dit-il, lordre des matières qui constituent mon Mémoire. J'expose et démontre les divers inconvénients du ressort de rappel dans les télégraphes ; je propose un moyen de paralyser complètement ces inconvénients, en supprimant le ressort même; je démontre que, par ce moyen, je n'évite pas seulement tous les inconvénients de ce ressort, mais qu'en même temps je me procure une puissance motrice au moins double ( * ), et encore susceptible d'accroissement J'indique et vérifie parl'exrience un nouveau mode de construction des télégraphes k aiguilles asiatiques, qui les rend deux fois plus sensibles que les télé-
(*) 1^ inoy«n dont il s'agit a été décrit moire envoyé k l'Institut de France (24 fépar M. Gloesener dès 1848, dans un W- vrier).
GLO
graphes actuels de cette espèce. Je construis un récepteur où l'aiguille indicatrice des signaux peut avancer, rétrograder et osciller à la volonté du télégraphiste, en employant un moyen fondé sur un principe qui m'appartient, que j'ai démontré par l'expérience, et dont j'indique d'utiles applications aux moteurs électro-magnétiques. — Je donne un moyen d'augmenter beaucoup la vitesse des transmissions des signaux dans le télégraphe k cadran, en rëpartissant les lettres de l'alphabet sur deux, trois ou quatre circonférences et en indiquant, par un nombre et deux coups de timbre , celle des lettres, devant l'aiguille en repos, qu'on veut transmettre. — J'augmente par là beaucoup la vitesse de transmission et en même temps la sûreté de la marche de l'aiguille, en diminuant ses mouvements inutiles. — Je donne la description d'un système de télégraphe avec clavier, construit d'après un principe qui est mien , où le courant fait tout. Dès que le circuit est formé, le courant passe dans un récepteur k la station qui donne la dépèche et dans un autre semblable k la station qui le reçoit : l'opérateur n'a rien de plus à faire qu'à poser le doigt sur la touche marquée par la lettre qu'il veut transmettre ; il interrompra le courant,et les aiguilles , aux deux stations , s'arrêteront devant la même lettre, si tout est bien réglé. Ce système diffère des autres à clavier :
1« En ce qu'il est à double échappement, tandis que celui de Simens, celui de Froment, etc., sont à simple écbap|)ement et transmettent conséquemmenl les signes ht au • coup plus lentement ;
So £q ce qu'il permet d'opérer avec une force beaucoup plus faible, le courant n'ayant à vaincre aucune espèce d'obstacle, ni tension d'un ressort, ni autrerésistance, nia produire directement le mouvement même de l'aiguille, mais seulement à dégager une simple roue d'échappement ;
3^ En ce que mon système marche avec des courants faibles et des courants forts, sans que jamais l'adhérence de la palette aimantée avec les électro-aimants puisse se produire et sans que jamais aucun réglage devienne nécessaire, comme c'est le cas dans tous les autres systèmes à clav er connus ;
4» En ce que la force motrice étant plus grande, l'appareil est plus sensible que dans les autres systèmes de même espèce.
> La mouvement est produit par deux électro-aimants placés symétriquement de part et d'autre et très- près d'une palette de fer doux ou d'une palette d'acier aimantée, qui, attirée successivement par l'un vers la gauche, puis par l'autre vers la droite, fait osciller par les vibrations de sa tige les palettes
d'échappement, qui arrêtent alternativement et laissent passer une dent à la fois de la roue à rochet Le courant conduit dans cette roue, passe dans l'une des deux palettes respectivement isolées et communiquant, l'une avec un bout de ftl de l'électro-aimant A, et l'autre avec un bout de fil de l'électro-aimant B, tandis que leurs deux autres extrémités sont reliées au conducteur de la ligne. Une aiguille horizontale en laiton est fixée à un axe vertical passant parle centre du clavier, et les touches de celui-ci sont disposées de manière, qu'en les abaissant par le doigt, le courant continue à subsister et n'est interrompu que lorsque l'aiguille vient frapper contre la touche. A la seconde station, il faut un clavier semblable à celui de la première, et les quatre électro-aimants des deux récepteurs doivent être de force égale.
» Je discute les difTérents modes de construction des transmetteurs ou manipulateurs des télégraphes à cadran, en me posant ces questions :
i^ Faut- il conduire à la main un levier, qui en tournant un changeur interrompt le courant et en change la direction ; l'arrêter devant la lettre voulue, gravée sur une circonférence de cercle immobile dont il est ie rayon ; transmettre par ce mouvement du levier, directement, le courant de la pile dans le récepteur de la station, qui reçoit la dépêche pour faire passer son aiguille, par l'influenre de la palette, de lettre en lettre, d'acord avec le levier mû à la main, de sorte que l'aiguille et le levier se trouvent constamment sur la même lettre?
S« Faut il opérer comme sous 1^, mais faire passer le courant sorti du changeur dans un récepteur identique et mis d'accord avec celui de la station qui reçoit, afin que le télégraphiste puisse voir si l'aiguille devant lui est d'accord avec son transmetteur conduit à la main , et se convaincre par là que l'aiguille du second récepteur indique aussi la même lettre ?
d^ Faut-il prendre pour transmetteur deux claviers, et laisser à la pile le soin d'interrompre et de rétablir le courant, après que le circuit est fermé, le télégraphiste n'ayant autre chose à faire que d'arrêter le clavier devant la lettre qu'il veut signaler ?
4» Ëst-il plus facile, plus commode, plus sûr et en même temps plus cxpéditif de ne pas confier à la main le mouvement du transmetteur , et de ne pas charger non plus la pile de tout faire sans intervention d'un opérateur, mais d'employer un mouvement d'horlogerie bien réglé, pour arrêter et faire passer le courant de la pile alternativement en sens contraire dans les deux électro-aioianta du récepteur à la station qui reçoit, ou bien d'abord dans un récepteur à la première
GLO
sUttoD, et de là dans le fil de la ligne et dans le récepteur de la station k laquelle on parle ?
• Je propose la construction d'un télégraphe à cadran complet, c'est-à-dire avec transmetteur et avec récepteur. Le transmetteur est à clavier circulaire, avec un mouvement dlborlogerie qui interrompt le courant et en change la direction : il permet de transmettre les lettres aussi rapidement qu'il est possible de les piquer.
• S'il est en repos, le courant de la pile ne passe plus et, par conséquent, la pile ne s*use pas inutilement. Il est construit de manière que la personne k laquelle on parle peut donner des signes après chaque lettre transmise par la dépèche non comprise, et en avertir par là le correspondant. Pour transmettre, on pose un doigt sur la touche portant la lettre qu'on veut signaler, et on cherche en même temps de l'œil celle qu'on vent communiquer après.
• Je propose la construction d'un tél<*graphe à écrire, même à de grandes distances, sans pile locale; le tmnsmelteur est à clavier, et sans le ressort de rappel qui se trouve dans tous les systèmes à clavier.
• Je propose un alphabet pour écrire, dans lequel le nombre de signes n'est que de 49 à 43, tandis qu'il est de 69 à 7S dans les autres systèmes. Je décris un appareil qui permet de transmettre les dépêches à une troisième, à une quatrième station, en omettant les stations intermédiaires, sans faire passer directement le courant de la première station à la dernière, et sans faire copier et transmettre les dé pèches de station en station. Le courant de la première station passe à la seconde, met la pile de cette station en activité et retourne à la première. Le courant de la seconde station va mettre en activité la pile de la troisième, revient à la seconde et ainsi de suite. Jusqu'ici on n'a pas encore produit, que je sache, un semblable amendement des systèmes à cadran : on a fait des essais avec le système à écrire ; j'ignore comment on s'y est pris et jusqu'à quel point on a réussi ; mais la chose est facile dans ce système, lorsqu'on emploie encore le ressort de rappel, comme on le fait partout ; elle est plus difficile si l'on y supprime le ressort, comme on a intérêt à le faire ; or, dans ce cas, mon système est nouveau aussi pour le télégraphe à écrire.
( *) M.GloeMnsr ce plaint fA«cA., p. 109 et raiT.)de c« que le repportenr (des mémoire» meotioané» ptu b«at MOI le D*S] ettribne à M. Uppen* ringéoieDM appticetioD d*id6ee qai seraient restées à l'itat é$ tméitrtê cbei le professenr de Lié^^e. Or, non-sealement oelni-ci «Ttit décrit l'epplicetion de son principe dansnn Mém. edreesé en lèlS A rtn»titnt de France fa* 19); meis il s*était empressé de eonstru re nne borlofie ei nji téléKrapfae nnnisdn dit perfeclionnement, et il tes «Tait fait nuiintes fois fonctionner dans son I à l*UniTenité, et en présence dn rapportenr Ini-
» Je compare les divers systèmes de télégraphe; j'indique les avantages et les désavantages dA chacun d'eux; j'examine les causes qui peuvent déranger leur marche.
» Je présume , d'après quelque» expériences que j'ai tentées, que l'on pourra employer avec avantage en télégraphie, comme force motrice, un courant d'induction développ«i dans un fil de cuivre fin , de plusieurs mille mètres de longueur, à l'aide d'une pile d'un élément ou d'un petit nombre d'éléments. Le commutateur serait mù par un mouvement d'horlogerie avec ressort, et devrait produire à chaque révolution autant de courants induits alternativement de sens contraire, qu'il y a de lettres dans l'alphabet, si l'on emploie un télégraphe à cadran. Les deux bobines, sur lesquelles on enroulerait le long fit, seraient fixées sur les jambes d'un fer doux recourbé, de deux ou trois centimètres de diamètre. Ce transmetteur serait surtout commode pour les télégraphes portatifs, parce qu'il n'occuperait qu'un très-petit volume.
» Je discute la question relative à l'établissement des fils aériens et souterrains des lignes télégraphiques, en m'appuyant sur l'observation des résultats produits par les uns et par les autres. — Je finis par des remarques et par une réclamation au sujet d'un rapport relatif à un point contenu dans le présent Mémoire, rapport fait par M. A. De Vaux, inspecteur-général des mines, à l'Académie de Bruxelles, le 7 août 1851 (').
» Mon premier Mémoire est suivi d'un second, composé de plusieurs notices. Dans la première, je donne la construction d'un pendule magnéto-électrique. Le courant électrique est développé par un fort aimant, portant sur ses pôles deux bobines à fin fil de cuivre rouge de plusieurs mille mètres de longueur, devant lesquelles tourne très-vite une plaque de fer doux , dont le mouvement est rt<glé par le balancier d'un pendule normal, à l'aide d'un levier qui fait mouvoir, sur un axe horizontal fixé à côté de l'aimant, une pièce en fer arrêtant la plaque et la laissant s'échapper deux fois pendant une oscillation entière. On se procure ainsi plusieurs pendules électriques avec une seule pendule normale.
» La seconde notice contient deux modifications de la construction des galvanomètres ou rhéoroètres, dont chacun a pour elTet de
même. Le téléfpmphe fut confié A ce dernier sur sa demande, arec le commntatenr. A Bruxelles, on ne sat pas le faire marcher. M. Lippens, A rinsti};ation d*Aa. De Vaux, exécuta sur ces entrefaites son eppereil, comprenant le perfectionnem<>nt de M. oloe- «ener, et ne put faire autrement q[ue de reconnaître
a ne le principe du système ne lui appartenait pa«. lais notre inTenteur ne se contente pas de cette dédaraljon, qni ferait supposer que, sans les additions de II. Lippens, son instrument n*auroit pas été pratique (Voir ci-après, n* 39).
GLO
rendre ces appereiis plus seoeibles qu'ils ne le sont actuellement.
» La première modification consiste à diviser le fil à employer, de façon ii faire un galvanomètre en deux parties; à enrouler chacune sur un cadre, à les fixer Toiie sur l'autre, et à y suspendre è la manière ordinaire quatre aiguilles, formant deux systèmes compensés; enfin, àconduîre lecourantdans les deux fils réunis, de manière qu'ils conspirent pour faire dévier les aiguilles. En suspendant une seule aiguille dans l'espace intérieur de chaque cadre, le galvanomètre devient encore plus sensible que si tout le fil avait été enroulé sur un seul cadre. Ce mode de diviser le fil est principalement applicable aux cas où il s'agit de galvanomètres à très-longs fils.
» La seconde modification revient ii diviser le fil destiné à construire un galvanomètre en deux parties, et à faire de l'une un galvanomètre, de l'iiulre un électro-aimant ; à réunir ces fils bout à bout, et à placer Télectro-aimant convenablement par rapport à Taigutlle extérieure, de manière qu'il conspire avec le multiplicateur pour faire dévier l'aiguille ou les aiguilles, suivant que l'on en emploie une seule ou deux. Les deux modifications dans la construction des galvanomètres conviennent beaucoup pour constater des courants très-faibles de grande tension, comme dans les recherches physiologiques, •te.
» La troisième notice contient des expériences iniéressanles concernant l'influence du magnétisme ordinaire sur le corps humain » ^Liége, 45 septembre i85S).
25^ Sur les appareits télégraphiques exposés à Paris en 1855 (La Science, no» des 24, 26 et 27 nov. 1855).
26"^ Analyse du Mémoire présenté au nom de M. Gloesener à TAcadémie des sciences de Paris, sur un chronoscope nouveau, par M. Despretz (de Tlnslilut). Paris, 1856, m-8o (Exlr. des Comptes rendus de VAc, des sciences.