LAV
tre malcre J.*B. Say; mais il élargit gradueUement son horizon et se mit à penser par lui-même. Dès 1854. il rompit des lances contre le maiérialisme économii|oe Jusque là universellement accrédité; il osa s*avancer dans une voie nouvelle, la mAme où s'engagea résolument en 1845 M. Ch. Dunoyer, dans son beau livre De la liberté du travail. Grâce au principe spirilualiste placé dans tout son Jour et sur le premier plan, il mit pleinement en saillie la nécessité, moins comprise alors que de nos Jours, de la diffusion la plus grande possible de rinstruclion et des lumières, aussi bien an point de vue économique qu'au point de vue du progrès moral des socié:és humaines.
Amant passionné de la nature, M.
Hennau n'a pas attendu l'heure de sa retraite pour chercher une utile diversion aux travaux de la pensée. La culture de scb beaux vergers a non seulement occupé ses loisirs ;elle lui a fourni l'occasion de rendre à ta science et au public des services qui, pour être d'une nature très-spéciales, n'en sont p^is moinsgéiiéralement appréciés. M. Hennau s'est fait comme pomologue une réputation méritée. Ayant pris l'habitude (vers 1840) d* consacrer quelques loisirs k l'élude de l'amélioration des fruits, il fut d'abord effrayé et même un instant rebuté du chaos inextricable où il s'égarait. L'idée lui vint de provoquer la création d'une Commission cora|M)sée d'un certain nombre d'hommes compétents, expérimentés, capables de servir de guides dans le choix des fruits les plus avantageux et le mieux appropriés au c&imat belge, et d'en fixer autant que possible la nomenclature. Cette idée fut accueillie avidement par MM. Laurent de Bavay et Aug. Roger, auxquels vint ensuite s'acUoindre un antre pomologue fort accrédité, M. Alex. Bivort.
Ainsi se forma, sous la protection d'un ministre grand zélateur des progrès agricoles et horticoles, M. Cb. Rogier,
le Comité de rédaction des Annales de la Cfnammionde pomologiey Instiiuée en 1853 par arrêté royal. M. Hennau y fut associé malgré lui; mais l'initiative qu'il avait prise ne lui permit pas de persister dans son refus. On lui assij(na pour spécialité le genre pomme^ matière vaste et embrouillée, dont personne n'avait voulu s'accommoder. Il prit pendant cinq ans une part très-active et trèszélée à la rélacUon des Amiales; Il est superflu «rsgouter que ces fonctions étaient toutes gratuites. La récompense des travaux et des sacriAces de M. Hennau se trouve dans la satisfaction qu'il doit éprouver aujourd'hui en voyant ses efforts couronnés du plus brillant succès. Les connaisseurs savent quel nombre de fruits d^éiitc, grâce 4 lui, ont été naturalisés belges et partout répandus, au 'ji'and avan aje des producteurs et des'coiisommaieurs. L'œuvre consciencieuse de la Commission n yole de pomolegie a pris rang à côté des pitis importants recueils de ce genre publiés dans les principales contrées de l'Europe, et l'estime dont elle iouit est surabondamment prouvée par de fréquentes citations et par les plus honorables témoignages. Eliea certaiiieoent contribué à maintenir le renom et le lustre dont Jouit la Belgique tiorticole Jusqu'aux extrémités du monde, grâce aux soins et aux travaux du célèbre professeur de rUttiversilé de Louvain, J.- B. van Mons.
LAvaiieye (Édouaro), né à Liège le 17 avril 1811, a fait ses études dans sa ville natale. A peine sorti des écoles, il s'est signalé comme bibliophile et comme archéologue.— Il av^t fini par rassembler à grands frais une précieuse collection de livres et de manuscrits, malheureusement dispersée en grande partie, depuis que l'état de sa santé l'a forcé de renoncer à ses travaux ('). Parmi ses acquisitions se trou-
er ) Il a ét^ dooné ^ la fiibliothèqae de l'tniveraitéd'acqudrtr quelques-unes des perles les pinsrichesdece trésor, dont l'importance est bien connue de toutes les personnes qui s'intéressent ii l'Iiistoire du pays. Le pré-
cieux Us. de Detvaux (HiMt,poliitqiie,eecléi. et titiérairt de ta priticipauté de Lié§e, 8 vol. in-fol.) a été acheté aux firtis de la viUe de Liège.