II. a. Mémoires de V Académie (in
21° Etude sur le règne de Charles-lc- Simple (^ouv. Mém,, t. XVII, 4844).
^^^^ Philippe II et la Belgique (Nouv.
Jf<^.,t.XXV, 1850).
Ce mémoire a été réimprimé in-8o, et une traduction hollandaise en a été piû>liée k Leyde, par M. le D' Van Yloten.
b. Bulletins de VAcadémiey in-8®.
tù^ Sur un diplôme du IV* siècle, relatif à Saint-Gérard (t. lY, 4838).
24® Note sur un ancien manuscrit (im,).
W Note sur une chronique publiée dans les Monumenta Germaniœhistorica, deM.Pertz(t X, 4845).
26^ Renseignements sur Touverture d*un tumulus, près de Namur (Ibid.).
27'' Causes et résultats de l'absence d*unîté nationale en Belgique pendant le XVII- siècle (t. XIV, 1847).
28° Note sur un manuscrit de la bibliothèque de Bourgogne (Ibid,),
29° Sur une œuvre inédite de Sidronius Hosschius (t. XV, 1848).
III. a. Publications de In Commission royale d*hi8toire: Collection de chroniques nationales (in-4°).
30° Monuments pour servir à Vhistoire des provinces de Namur, de Hainautet de Luxembourg^ t. VI, 4'° partie: suite du chevalier au Cygne et Godefroid de Bouillon (XCVII et 556 p.).
La seconde partie de ce volume (p. 561- 1031) contient le Glossaire de MM. Em. Cachet et Liebrecbt (1859).
31° Chronique de Jean de Stavelot, XII et 604 p. (4864).
32° Chronique de ieban des Preis dit d*Outremeuse (Ly myreur des histors), 1. 1, 684 p. (4864); t. II (4869); t. V, 752 p. (4867), ln-4''-
BOR
Publication du plus haut intérêt pour Thistoire du pays. La Ge$te de Liège est imprimée à la suite de la chronique en prose. — L'introduction, comprenant un essai sur la vie et les œuvres de Jean d'Outre-Meuse, pa* rallra avec un prochain volume.
b. Bulktins de la Commission royale d'histoire (in-S"").
33'' Yingl-quatre lettres inédites de Stockmans (vol. !)•
34'' Note sur la loi muée (Ibid,).
Uorlée (JOSEPH-ÂUGUSTIN) , Ué à
Huy le 4 Janvier 18i7, sortit lauréat de rhétorique du collège communal de cette ville en 1834, étudia ensuite la médecine à lUniversité de Liège, et obtint successivement, au concours, les places d*élève interne en médecine , d'interne en chirurgie et de chef de clinique chirurgicale à Thôpltal de Bavière. Ses examens de docteur en médecine, en chirurgie et en accouchements ayant été subis avec la plus grande distitiction, il fut gratiflé, en 1842,d*une bourse de voyage (en vertu de Tart. 35 de la loi sur renseignement supérieur), visita plusieurs Universités étrangères, et fit rapport au gouvernement des observations qu'il y avait recueillies. 11 fut attaché en 1845, en qualité d'agrégé, à l'établissement même où il avait conquis ses diplômes, et ne tarda pas à figurer au programme. Il fut successivement chargé du cours de pathologie chirurgicale, d'une partie du cours d'anatomie descriptive, du cours de médecine légale, d'ophthalmologie, de médecine opératoire et de clinique des maladies des yeux. Il enseigne aujourd'hui les matières spéciales de la pathologie chirurgicale, y compris les maladies des yeux ; il dirige la clinique ophthalmologique et fait des leçons sur les opérations chirurgicales. M. Borlée a été nommé professeur extraordinaire en octobre 1856; sa promotion à Tordinariat date du â2 Janvier 1862. — Il a publié :
1» Dans le Journal de la Société des sciences médicales de Bruxelles : a. Un Mémoire sur le ramollissement et les tuhercules du cerveau; B. Une Observation
relative à une énorme tumeur anévrismaie de Vaorte,
S'' Dans les Annales de la Société de médecin^ de Gand; c. Un Mémoire sur un cas d*anévrisme extérieur de la crosse de raorte, avec destruction des trois premières côtes et d^une partie du sternum ; d. Un Mémoire sur les granulations des vaupières; e. Un Mémoire sur ropkthalmie scrofuleuse; f. Des Observations sur le traitement de cette ophthalmie.
A la suite de rapports très-favorables sur ces publications, M. Borlée a été nommé membre correspondant des deux corps savants précités.
d** Dans la Presse médicale de Bruxelles ; G Une dissertation sur le traitement des maladies chroniques de la peau; h. Un Mémoire sur le traitement des ophthalmies scrofuUuses ; i. De fozène et de son traitement.
4*^ Dans le Scalpel : J. Leçons cliniques sur les ophthalmies scrofuUuses,— Ce dernier travail, adressé à la Société médicale d'Emulation de Paris et à la Société médico-pratique de la même ville, a valu à l'auteur le titre de membre correspondant de ces deux compagnies.
5o Dans le Bulletin de VAcadéme royale de médecine de Belgique : k. Une Observation sur une tumeur énorme de Vutérus^ extirpé avec succès; l. Un Mémoire intitulé : Etudes cliniques sur Vophthalmologie rhumatismale et sur son traitement ; m. Du traitement des tmneurs blanches des articulations; n.
Du choléra épidémique et de son traitement (1866).— M. Borlée a été nommé, en 1862, membre correspondant de CAcadémie royale de médecine.
6** Dans les Annales de la Société médico-chirurgicale de Liège : o. Réponse aux objections provoquées par l'ouvrage mentionné sous la lettre l; p. Du diagnostic du ramoHissemeut du cerveau et de Vapoplexie;^ q. Mémoire sur la névralgie intercostale et son traitement.
T Enfin, dans le Scalpel et la Gazette médicale de Liège, diverses analyses d'ouvrages d'opblbaUnologie.
BUR
Biirffifrafr(PiERnE), ^, né en 1S05 à Troine,pelit village du canton deClervaux (Grand-Duché de Luxembourg)»
entra au Collège philosophique de Louvain après avoir achevé ses humanités dans un établissement privé de sa province, à Haut-Bellain. Les langues anciennes avaient été la passion de son adolescence; le goût de la philologie ne fit que se fortifier en lui, à Louvain» sous Tinfluence de G.-J. Bekker (v. ce nom). On peut dire que les leçons de cet excellent maître décidèrent de son avenir : non seulement elles lui inspirèrent le désir de pousser plus loin ses études en grec et en latin, mais elles rinitièrent aux premiers éléments de la langue hébraïque. — En 4828 , le roi des Pays-Bas jugea utile d*envoyer à rUniversité de Bonn quelques élèves du Collège philosophique. M. Burggraff fut du nombre des élus ; il passa trois ans dans la grande école rhénane, suivant entr'autres les cours de Niebuhr et de G. Schlegel, et plus particulièrement ceux du célèbre orientaliste Freytag, qui professait Thébreu et Tarabe. Il retourna en 4853 à Louvain, où il fréquenta TUniversité pour se préparer au doctorat en philosophie et lettres. Il subit Texamen final le 7 août 4855, avec beaucoup de distinction.
Quelques mois plus tard, le Gouvernement belge lui accorda une bourse de voyage, qui lui permit de continuer à Paris ses études spéciales. La réputation de Silvestre de Sacy, de Quatremèreet de quelques autres professeurs distingués attirait alors, dans la capitale de la France, toutes les personnes qui visaient à une connaissance approfondie des langues de PAsie. M. Burggraff ne quitta Paris qu^en 4857, époque où il fut appelé (arrêté royal du 5 octobre) à rUniversilé de Liège, en qualité de professeur extraordinaire, pour y enseigner la littérature orientale. Bien que cette matière n*ait jamais figuré que nominalement au programme des
(*) L'art. 46 de la loi do S7 septembre 4835 mentionnait l'Introduction à f élude dei longuet orientaUt parmi les matières exigées pour le doctorat en philosophie et lettres. En fait, le programme de 4816 est resté en vigneyr jiisQo'en 4849.
examens ( * ), et qu'elle ne soit plus« depuis 4849, que Tobjet d*un cours facultatif, les élèves n*ont jamais fait défaut au professeur : tantôt il a eu Toccasion d'enseigner Thébreu, tantôt Tarabe, quelquefois même le persan. Les fonctions académiques n*ont pas absorbé toute Tactivité de M. Burggraff.
En 4845, il a présenté à l'Académie royale de Belgique un travail considérable. Il s'agissait de publier, pour la première fois, l'un des plus précieux commentaires que Ton possède sur le Coran, le grand ouvrage de Zamakschari. M. Burggraff réclamait le patronage de la Compagnie savante, pour trouver les moyens de faire imprimer en Belgique ce monument littéraire, dont le texte avait été collationné avec soin sur les manuscrits existant à Paris et en Angleterre. L'Académie ne manquait pas de bonne volonté; les rapporteurs reconnaissaient le mérite exceptionnel du travail de l'éditeur ; mais la dépense eût été très-considérable, les imprimeurs belges ne possédant point de caractères arabes. Le Gouvernement, de son côté;, n'ayant pas donné suite aux démarches de notre orientaliste, Zamakschari est resté inédit en Europe. Postérieurement, les Anglais ont jugé à propos de tirer cet écrivain de la poussière des bibliothèques : il a été donné à M. Lee d'en publier il y a quelques années, à Calcutta, uneédition très-bien faite. - La sphère des attributions de M. Burggraff s'est graduellement élargie depuis 4 847. L'arrêté royal du 5 novembre de cette année ayant institué, dans les Universités de l'Etat, un enseignement pédagogique destiné à former des professeurs pour l'enseignement moyen (*), la Faculté de philosophie de Liège saisit avec empressement l'occasionqui s'offrait à elle de renouer le fil de ses traditions ('), et organisa des cours normaux: M. Burggraff se chargea, pour sa part, de la Grammaire générale (*), qu'il enseigne
(*) A Gand, pour les sciences ; à Liège, poar les humanités.
(') V. les art. DENzniGCR, Foss et Wagb-