‹ Liber memorialisChapitre 163 sur 336 · II. Enseignement · texte numérisé non relu

II. Enseignement

I5o Réforme de l'enseignement supérieur et du jury d'examen, par Louis Duperron. Liège, 1848, in-8*.

L'auteur montre que les jurys d'exameo, tels qu'ils sont organisés, sont la négation de la liberté de l'enseignement. La conséquence logique de cette liberté, il ses yeux, serait l'émancipation des professions libérales. En attendant que cette réforme puisse s'effectuer, il demande qu'on l'applique aux professions pour lesquelles elle n'ûSlA*e aacan inconvénient; quant aux autres, les jurys

TRA

Dommés par TElat se coDlenteraient d'un examen pratique, en laissant aux Universités les examens scientiflques.

14^ Rapport au ministre de l'intérieur sur ia situation de l'enseignement industriel dans les Collèges et les Écoles moyennes en 1848 (Moniteur belge, 1849 : Rapport du ministre de Tintérieur aux Chambres législatives, sur rinstructiOQ moyenne , pendant la période 1842-1848).

Ce rapport fait connaître la situation de l'enseignement professionnel dans les principaux Collèges de la Belgique et à Aix-la- Chapelle. 11 indique nn plan nouveau d'organisation, plan qui a servi de base au système adopté pour renseignement professionnel des Athénées et des Écoles moyennes, en exécution de la loi du i juin 4850. — 11 a été reproduit dans le Moniteur de FEn- »eignement, t. I, p. 28 et suiv., et discuté dans un article du même journal, ibid,, p. 46. Il en existe deux éditions in-S», l'une publiée à Bruxelles, l'autre k Liège.

15^ Discours prononcé au nom du Conseil de perfectionnement de Veiisei' gnement moyen, à la distribution des prix du concours général, le 25 septembre 1852.

Ce discours, inséré dans le premier Rapport triennal sur renseignement moyen (Période de 186â-54), fait connaître les principes qui ont dirigé le Conseil do perfectionnement dans l'organisation des Athénées.

16^ Considérations sur Tinstruction obligatoire en Belgique. Liège, 1858, ln-8«.

C'est la reproduction d'une série d'articles publiés sur cette question dans le Journal de Liège, L'auteur pense que l'instruction obligatoire n'est justifiable, ni au point de vue du droit des pères de famille, ni au point de vue de la liberté. Elle est incompatible avec la liberté de l'enseignement et des cultes; elle répugnerait aux mœurs belges : elle serait exploitée par les partis politiques ; en tous cas elle est inapplicable, tant que le nombre des écoles n'est pas partout à la hauteur des besoins de la population. — Lorsqu'on aura partout des écoles et de bons maîtres , ajoute M. Trascnster ; lorsque partout on s'attachera & employer les moyens d'encouragement et les influences morales dont on peut légitimement disposer,

( ' ) M. Trasenster avait été chargé, antérieurement, de la rédaction du Rapport dt

pour amener les enfants du pauvre à l'école, l'instruction se propagera sans qu'on ait recours aux gendarmes, à la prison, en un mot à des moyens de coercition uniquement propres à rabaisser la dignité des citoyens. — L'auteur insiste donc pour que l'on multiplie les écoles et les associations qui ont pour objet la diiïusion de l'instruction; en revanche, il regarderait comme une mesure impolitique, rétrograde et pou constitutionnelle l'introduction du système prussien en Belgique.

n"" Note rédigée en collaboration avec M. le professeur Spring (voir ce nom) sur la question du jury professionnel (Documents parlementaires de la Chambre des neprésentants), n«i22, Brux. Devroye , 18C2 , in-8% p. 85 et suiv.

Cotte note, annexée à l'Exposé des motifs du projet de loi sur le jury d'examen, présenté aux Chambres législatives le 10 mai 1863, représente l'opinion de l'Université de Liège et celle de la minorité de la Commission spéciale chargée de proposer une solution ('). L'institution du jury combiné y est l'objet de critiques sérieuses, et sous ce rapport MM. Spring et Trasenster sont d'accord avec leurs collègues des quatre Universités. Le remède indiqué est une séparation complète entre les examens scientifiques, qui seraient réservés aux établissements d'enseignement supérieur, et l'examen professionnel, le seul dont l'Etat aurait à se préoccuper. Ce système aurait pour effet de compromettre le crédit des Universités qui délivreraient trop facilement des diplômes de docteur , et, d'autre part, de n'admettre à l'exercice des professions libérales que des personnes vraiment dignes de la confiance publique. La note de MM. Spring et Trasenster a principalement pour but de rectifier l'idée fausse que la Commission ellemême s'était formée du jury professionnel. C'est le document le plus net et le plus précis qui ait été publié sur ceUe grave question, dans ses rapports avec les institutions nationales (v. l'art. Spring).

ni. Politique.

18o De la nationalité belge ou des idées politiques et religieuses en Belgique. Première partie. Liège, 1848, in-8^

Voulant combattre les idées aventureuses issues de la révolution de 1848 et contribuer

rUniversîté de Liège en faveur du jury professionnel.

Page 1