‹ Liber memorialisChapitre 162 sur 336 · XIX · texte numérisé non relu

XIX

Eipériences tentées en vue de la doctrine du parasitisme comme théorie générale de la maladie.

9^ Symptomatologie , ou Traité des

gné par le Roi, dès le commencement du mois d'août 1868, pour coopérer, en qualité de médecin consultant, au traitement de S. A. R. le Doc de Brabant.

STE

» fondée sur une juste pondération entre les » deux tendances scientifique et pratique, » on conçoit qu'une trop grande prépondé- » rance de Tune sur l'autre doit nécessaire- » ment nuire à la marche de ces institutions » et ftnir par amener leur décadence.» Or, l'équilibre désirable n'existe pas dans les Universités belges depuis 1835. L'origine de ce mal doit être cherchée dans les systèmes d'examen décrétés en 4835 et en 4849. Il importe donc de préparer les voies âi un système nouveau. La liberté de l'enseignetnent, proclamée par la Constitution, n'aurait jamais donné lieu à des difficultés si les Universités n'avaient eu à s'occuper que de l'enseignement proprement dit; mais il ne s'agit de rien de moins que de régler les conditions d'admission è l'exercice des professions libérales. Or, comment régler ces conditions en ce qui concerne l'enseignement libre ? Exiger une série de grades, n'est-ce pas gêner la liberté, et pour être logique, ne faudrait-il pas décréter la liberté det professions, sauf il maintenir les diplômes à titre de recommandation seulement ? Appliqué à la Belgique actuelle, dit l'auteur, ce système conduirait à Vattarchie. On ne peut pas davantage soutenir la thèse contraire, c'est-à-dire prétendre que la loi ne doit s'inquiéter que des établissements de l'État : ce serait établir le monopole, la dictature de l'État en fait d'enseignement. En présence de ces difficultés, M. Spring, après s'être livré à une critique approfondie des examens actuels, propose : i^ d'établir une distinction entre les grades scientifiques et les épreuves professionnelles; S» d'abandonner la collation des premiers aux Universités, aux Universités libres comme à celles de l'État ; Z^ de faire conférer la licence d'exercer les professions d'avocat, de médecin, etc. , par un jury central institué en vertu de la loi. Ce système avait été indiqué, dès 4836, par l'Université de Gand ; au fond, c'est le système prussien modifié pour être rendu applicable à la Belgique. A Liège une combinaison analogue avait rallié en 4844 un assez grand nombre de suffrages, presque la majorité ; H. Louis Duperron (H. Trasenster; v. ce nom) s'était prononcé dans le même sens en 1848; M. Frère-Orb&n, enfin, venait d'inviter (4854) la Chambre des représentants è méditer sur la convenance qu'il y aurait à no plus exiger officiellement que deux examens : l'examen d'élève universitaircy dabiturient, comme on dit en Alle-

magne, et l'examen final, professionnel. Les esprits étaient donc préparés, ce semble ; et certes, l'opportunité de la question n'aurait pu et ne saurait, aujourd'hui encore, être mise en cause. H. Spring a finalement rallié l'opinion de tous ses collègues de Lîége ; quant k la solution légale, elle se fait attendre d'année en année. Sans essayer de démontrer combien il serait désirable que celte solution fût prompte, rappelons seulement avec notre auteur et avec l'Université liégeoise que l'institution du jury professionnel ofl'rirait un double avantage : 4« elle rendrait la liberté aux Universités et au mouvement scientifique du pays ; les Universités conféreraient des grades scientifiques, et dans l'opinion publique, tant vaudrait l'Université, tant vaudrait le diplôme; 2o elle garantirait la société contre les effets de la liberté ellemême, le gouvernement ne faisant que remplir son devoir social, en prenant des précautions à l'égard de l'exercice des professions dangereuses,

55<^ Note sur la question du jurypro- /eMtonn^/, rédigée en collaboration avec M. le professeur Trasenster(v. ce nom, n* 17 de la Bibliograpkie).

34^ De Vesprit scientifique à notre époque et dans nos Universités (Dis* cours rectoral de 1862). Liège, 1862, in-8*.

55<> De la science instinctive (Discours rectoral de 1865). Liège» 1863, in-8°.

36** Des bases littéraires et morales des études médicales (Discours rectoral de 1864).Liége, 1864, in-8».

eitc»eher (Auguste-Jeam), né à Gand le 11 octobre 1820, a fait toutes ses études en cette ville et subi devant le jury central, en 1841 (12 octobre), rexamen de docteur en philosophie et lettres (*). Ses débuts dans l'enseignement datent de Tannée suivante; il fut chargé par intérim des cours de grec en rhétorique et en seconde à rAlhéoée de Gand, attaché à TEcole spéciale du génie civil en qualité de professeur de littérature, enfin nommé répétiteur

(*) Quatre récipiendaires étaient ce jourlà sur la sellette ; tous quatre sont entrés, depuis, dans l'enseignement universitaire. C'étaient feu G. Callier, plus tard écbevin de

Gand et professeur à l'Université de cette ville ; M. L. James, actuellement professeur à l'Université libre de Bruxelles ; enfin, MM. J. Stecber et Alph. Le Roy.

STE

de latin à rUniversité. M. Yan de Weyer le porta sur la liste des agrégés de Gand (1845), et l'envoya passer quelques mois à Paris, pour y compléter des études philologiques spéciales.

Rentré en Belgique, il reprit ses fonctions à l'Université et consacra les loisirs qu'elles lui laissaient , soit à des travaux littéraires , soit à des conférences ou lectures publiques du soir, organisées dans le local et sous le patronage de la Société littéraire gantoise. De 1847 à 1850, la série des conférences données par M. Stecber forma tout un cours de littérature comparée.

Plus tard, à Liège, non seulement il ouvrit de nouveau des cours publics (en 1865-64, sur V histoire polUique du théâtre de Molière; en 1864-65, sur la formation de la prose française au XVI* siècle)^ mais encore il donna de nombreuses conférences k la Société d'Emulation de ('«tle ville, au Cercle artistique de Bruxelles, à Anvers, à Bruges, à Louvain, à Verviers, à Namur, et finalement, jusque dans les campagnes, des séances destinées à répandre dans la masse du peuple le goût de rinstruction. Ce fut dans ce dernier but qu'il contribua à fonder à Liège, en 1866, la Société Franklin (*), qu'il accepta la présidence de la section liégeoise de û Ligue de renseignement ('), qu'il collabora aux Causeries populaires de M"'»deCrombrugghe, etc. (*). M. Stecber a quitté la Faculté des lettres de Gand en 1850, pour entrer dans celle de Liège, où renseignement normal des humanités venait de recevoir sa première organisation régulière, en même temps que le doctorat en philosophie et lettres y prenait de l'importance, à raison de la promulgation récente de la loi sur l'enseignement moyen (v. col.

869, note). Des cours normaux lui fu-

rent d'abord confiés ; ayant égard aux convenances de ses nouveaux collègues, il les échangea, avant même d'entrer en fonctions , contre les cours universitaires de latin, de grec et d'histoire littéraire de l'antiquité destinés aux élèves du doctorat; il resta néanmoins professeur de grec à l'Ecole normale, lorsque cet établissement fut détaché de l'Université. L'arrêté qui le nomma professeur extraordinaire lui conserva ces attributions; en 1860, il obtint l'ordinariat , mais en même temps fut placé dans des conditions toutes nouvelles. La mort de Baron ayant laissé vacante la chaire d'histoire de la littérature française , M. Stecber consentit à se charger de cet enseignement et à renoncer à ses cours de langues anciennes ; en revanche , il eut mission, d'exposer, à l'Ecole normale , les principes généraux de la littérature et de faire, pour les élèves de l'Ecole des mines, un cours de style et de rédaction. Dans l'hiver de 1866 - 1867, il organisa en outre, pour les étudiants des diverses Facultés et des Ecoles spéciales, des conférences d'analyse littéraire qui furent suivies par un grand nombre d'auditeurs. Dans son cours ^'histoire de la lillérature française destiné aux élèves de la Faculté des lettres , le successeur de Baron suit une méthode particulière, en rapport avec les habitudes de la critique contemporaine. Tout en s'attachant à étudier, à analyser directement les grands monuments français , au point de vue esthétique , il a soin d'en compléter l'interprétation, soit pal* des faits de l'histoire politique, soit par des exemples tirés des littératures étrangères.

Cette méthode ofi're l'avantage d'intéresser les élèves aux idées littéraires autant qu'à la forme ^ en même temps

(') La Société Franklin publie un journal et un almanach populaires ; elle tient en outre, chaque dimanche, une séance publique à la fois littéraire et musicale; dès 1867, enfin , elle a organisé des cours du soir qui sont très-fréquentés. Elle est présidée par M. Em. Dupont (fils de l'honorable professeur énérite), membre de la Chambre des représentants et avocat à Liège.

( ') Il a résigné ces fonctions en 1868.

(') II s'est intéressé, dans les derniers temps, à la question de l'enseignement secondaire des filles : il a ouvert, en 1868, une série de conférences littéraires à Vlnatitut supérieur fondé, pour les demoiselles, par Mm« la baronne de Waha-de Chestret et dirigé par M*"* Pauline Braquaval.

STE

4|Q*elle permet au professeur, sans sor* tir de sou sujet, de se livrer à des études comparées, dans le sens du cours facultatif confié autrefois à Lesbroussart (v. ce nom) et aujourd'hui supprimé. •- I>e 1850 à «855, M. Stecher a été secrétaire do jury d'élève universitaire pour k ressort de la Cour d'appel de Liège ; il est membre du jury du Concours général des Athénées depuis 1846 ; il fait également partie, depuis ptttsleurs années, des jurys des Ecoles spéciales (ponr les épreuves littéraires). Il a rempli les fonctions de secrétaire du Conseil académique en 1864-1 865; enfin il aélé,poiir la période de 1858 à 1862, run des juges du Concours qnhiquennal de littérature française (*). — M.

Stecher a déployé, depuis 1845 , une grande activité littéraire, principalement comme critique et comme pubKciste. Ses écrits sont dispersés dans «ne foule de revues et de journaux; il existe cependant des tirages séparés de la plupart des morceaux d'une certaine étendue. L'énumération suivante n'a pas la prétention d'être complète.

A. Publications en langue flamande.

!« (Sous le pseudonyme Lieven Everwyn) a. Levensicftets van J. van Artevel4e ; b. De eersie Fransche Revoluiie (brochures populaires); c. De Batriotentyd ("dans le Broedermin); 2« Don Qui" jote, étude littéraire (dans le Redcryker d^Anvers, 1853); S"" Etude sur Lessing (comme critique dramatique) dans le Leesmnseum de Gand (1856, n'' 8); 4* Onpartydige volkshistorie der Belgwehe Grondwet. Gent (Leuven), 1851, în-12«.— Ce dernier livre, écrit en 185! , en présence de certaines tendances uttra-néeriandalses, eut pour but de populariser les idées constitutionnelles modernes dans les provinces flamandes de la Belgique. L'auteur compare les libertés dont nous jouissons aujourd'hui aux anciennes franchises des communes et des corporations du moyenâge. Il indique une sorte de philosophie de la Constitution belge ; les mémorables discussions du Congrès national sont analysées à la fin du volume.

B. En français : l"* PvMicûtwns cêucernant la Flandre, son histoire et sa littérature. A* Histoire du mauvemnt pmand (dans la Flandre Hbérak^ 1847).

— M. Stecher prouve que la vitalité da Flamand a toujours été en raison directe des progrès politiques du pays, et qae c'est à tort que des dilettanti lui attribuent une sorte d'existenceabstraite.— B- Renaissance flamande (dans ki Retm trimestrielle, t. IX). — Pas de salot pour le Flamand s'il ne s'inspire : a. des libertés et des nécessités modernes: b, des Anglais plutôt que des Allemands.

— C, Flamands et Wallons. Liège , 1859, in-li^". — L'auteur cherche à élaibtir qu'aucun grand événement de l'histoire nationale n*a pivoté sur l'antagonisme des Wallons et des Flamands ; qu'au contraire la nationalité belge, telle que nous la concevons aujourd'hui, a été comme présentée et préparée par les relations interprovinciales de trois groupes : Flandre (flamande et wallonne), deux fois unie au Hainaat; Brabant flamand et wallon ; Principauté liégeoise (11 villes wallonnes, 12 villes thioises). M. Stecher a développé la même thèse dans plusieurs conférences, pour combattre la Uiéorie des frontières naturelles ; la Belgique^ k ses yeoi, a sa raison d'être dans sa Constitution même. ^D.De Vesprit d'association chez les Germains (introd. au livre de M. F. Devigne sur les gildes et les corporatiens), —E. Traduction et préface de la Guerre des paysans de M. H. Conscience (Liège, 1853, 2 vol. in-12*).

2** Notices biographiques et études d'histoire littéraire.— A. Dans V Album des Belges célèbres (Brux., 1845) : Godefroy le Barbu ; Ph. de Commines. — B. Dans le Messager des arts, etc., de Gand : le poète Zevecole. — C. Dans la Flandre libérale: l'historien Jacques de Meyer. •— D. Dans \ Annuaire de la Société d'Émulation de Liège : a. Notice sur Ackersdyck;^. Le grand pied de Berthe (tradition rattachée à la mythologie germanique); c. Mandeville à Liège ;seIon Fauteur, nous ne possédons du récit de l'illustre voyageur anglais qu'on texte

( * ) Ce mandat a été renouvelé poar la période suivante, et le jary a nommé M.

Stecher rapporteur (v. n9 5),

THI

considérableBQentinter|iolé);({.Uneépo« pée bourgeoise. — E. Ùa^&\u Revue trivusirieUe : Euripide révolutioDaaire (t.

XV: a. Euripide u*élait pas un espritlort, comme l*a pensé Baron ; il n*a été traité de misogyne que parce qu'il rêvait pour la femme une autre condition que cette que lui faisait le paganisme) ; b. l^e plus ancien poète de la bourgeoisie (t. XX : les anciens appelaient Hésiode le poète des Ilotes; nous, Béotiens belges, nous devons voir en lui le poète du travail); c. Origine boudbique du plus anciendes contes dévots (t. XXTIII : les allégories mytholdgiques donnent naissance à des légendes ; la propagande conteuse des Bouddhistes a influé sur Timagination des plus libres narrateurs du moyen âge et de la Renaissance).— F. Préface du Théâtre liégeois (Ué^, 4854). — G.

Schiller et la Belgique (à propos d*une fêle coramémorative du grand poète, célébrée par la Société d'Emulation de Liège. — H. Étude sar les proverbes vyallons (Liège, 4S6i, in-S'*) (M. — /. Articles sur les Trouvères belges, dans la Biographie nationale, t. IL — /. Les voyages de Marco Polo (Echo des Flandres, 1855).

y Linguistique, etc. a- Études sur Humboldt {Chronique contemporaine et rétrospective, Gand, 4849). b. Analyses des doctrines linguistiques de G. de HumboldL Tournai, in-8° (inséré d'abord dans le Moniteur de Renseignement), c. Études linguistiques sur la grammaire comparée de Bopp. Ibid. (Id.) — Par le premier de ces deux travaux, l'auteur a voulu populariser en Belgique l'étude physiologique, historique et comparative des langues. Il croit avec Humboldt qu'on a tort de s'en

tenir à la grammaire abstraite et générale. Les langues reflètent les individualités nationales ; on doit les étudier an point de vue physiologique autant qu'au point de vue de la logique pure (* ). — L'élude sur Bopp (4857) est encore plus directement linguistique. L'auteur dédare que l'étude parallèle des divers grammaires indo-européenne est éminemment propre à rendre plus facile et plus approfondie l'étude des langues classiques.

io Un mot sur les libéraux hollandais (Progrès pacifique, Liège 4852, în-8'';.

5^ Jury du concours quinquennal de littérature française. Période de 4865- 4857. Rapport à M. le ministre del'lntérieur. Bruxelles, Deltombe, 48G8, in-8^.

Le prix qoinqueoDal a été déoerad * à M. Gh. PotYÎii. — Le jury était composé de MM. Ch. Faider (président), A. de Glosset (secrétaire), de Monge, J. Fuerison, le prësideai Grandgagnage, Stecber (rapporteur) et Van Bcromel.

G^ Articles de pédagogie, d'histoire littéraire et de critique dans la Revue de rinstructian publique en France (Paris), le Moniteur de renseignement (Tournai), les Annales de renseignement public (Verviers) , le Messager de Gand^ le Journal de Gand, le Journal des Flandres, le Précurseur d'Anvers, le Journal de Liège, la Meuse et VÊcho de Liège.

xtiiry (Victor) ®, né à Dînant le 51 juillet 1847, a fait de fortes études au Collège de cette ville. ~ 11 fréquenta ensuite l'Université de Liège, pour se préparer à la carrière du barreau. Il

{*) Ce morceau sert d'introduction au Diaionnaire des Spots (v. Tari. Alph. Le Rot, bifoliûgr. n» 44).

(*) Nous ne pouvons résister au désir d'insérer ici un extrait de la lettre adressée k M. Stecber, le 29 janvier 1862, par Alexandre de Humboldt , au sujet de V Analyse dont il s'agit. Dans les derniers temps de sa vie, l'illustre savant avait pris le parti de renoncer à toute correspondance ; cette exception mérite d'être signalée, c Ce serait, » dit-il, manquer au premier devoir de piété

» envers un frère qui m*était infiniment snpé- » rieur en savoir et en étendue de connaisw sauces, que de ne pas vous offrir l'hommage » affectueux de ma vive reconnaissance. Vous » avez, par votre spirituelle analyse et par ■ la comparaison critique des opinions bien

> confusément émises en Allemagne, vérifié » l'étude de la philosophie des langues, ra- » mené le vague des discussions au véritable » but que Guillaume de Humboldt a cm

> atteindre

THI

subit avec un grand éclat, en 1Si2, les examens de docteur en droit et de docteur en sciences politiques et administratives, et retourna s'établir à Dînant. Mais il ne devait pas y faire un long séjour : son aptitude pour l'enseignement avait été remarquée, et le gouvernement ne laissa pas échapper l'occasion de lui ouvrir la carrière. M.

Thiry fut nommé, en 4845, agrégea la Faculté de droit de notre Université. Il tint à faire immédiatement ses preuves, et n'bésita pas à se rendre chaque semaine à Liège, où il ouvrit un cours sur l'histoire du droit couturoier. En i847, il obtint le titre de professeur extraordinaire; outre l'histoire du droit coutumier, il eut mission d'enseigner l'histoire politique moderne , par suite de la mise à la retraite de Destriveaux (v. ce nom). Ce dernier courséchut l'année suivante à M. J.-G. Macors, ; en échange, M. Thiry fut chargé du cours de droit civil élémentaire avec A. Rulh (v. ce nom). A ces attributions vint s'ajouter, en 1849, le cours de droit commercial, qui n'a plus changé de titulaire Jusqu'à ce jour. Sur ces entrefaites fut promulguée la loi organique du 45 juillet 1849, qui modifia profondément, dans toute son économie, l*enscignement du droit civil. Le cours de droit civil élémentaire disparut du programme de la candidature; un seul cours approfondi sur la même matière fut maintenu pour les élèves du doctorat, et réparti entre deux professeurs, qui, poursuivant leur enseignement respectif devant le même auditoire pendant deux ans, passèrent ainsi alternativement de la première à la seconde année du doctorat, dédoublé d'ailleurs en deux examens. M. Thiry eut pour collègue, dans l'accomplissement de cette tâche, M. de Savoye; seulement, jusqu'à la mort de Téminent jurisconsulte Duprct, il partagea avec ce dernier l'enseignement de son tour de rôle. Dupret fut enlevé à la science le 40 mai 4854 (v. son art.); son successeur naturel était M. Thiry, qui fut promu à l'ordinariat le 50 septembre suivant. — M.

Thiry a fait partie du Conseil de perfectionnement de l'enseignement supérieur; il a rempli, en 48G2-48G5, les

fonctions de secrétaire du Conseil académique. Il s'est beaucoup occupé de questions uni versitaires,entr*autres des difficultés qui ont été soulevées k propos da règlement des pensions. — On lui doit aussi plusieurs dissertations importantes sur des questions de droit, savoir :

4^ Le légataire universel en concours avec des héritiers en réscne, ou le légataire à titre universel sont-ils tenus des dettes de la succession ultra vires^ à moins qu'ils n'acceptent sons bénéfice d'inventaire ? {Revue des revues du droU^ t. XV; Bruxelles, 4852).

2° Les Sociétés civiles sont-elles des personnes juridiques distinctes de celles des associés ? {Revue critique de législation et de jurisprudence j t. V ; Paris, 4854).

3^ Des rapports existant dans les Sociétés civiles entre les associés et les tiers {Ibid., t. YII, 4855).

4'' Quel est le sens du mot tiers, dans Fart. 4 de la loi belge du 46 décembre 4851, sur le régime hypothécaire? Au nombre des tiers qui peuvent, en vertu de cet article, opposer le défaut de transcription, faut-il compter les créanciers chirographaires ? {Belgique judiciaire, t. XIV; Bruxelles, 4856).

S^" Conciliation des art. 4 et 5 de la loi du 46 décembre 4854, sur le régime hvpothécaire, avec les art. 4069 à 4072 dû Code civil (Ibid., t. XIV, 4856).

6"* Du droit qui appartient au man, sous le régime de communauté, relativement à l'acceptation des successions à sa femme {Revue critique de législation et de jurisprudence, t. XI ; Paris 4857).

7^ De l'hypothèque testamentaire établie par la loi du 46 décembre 4854 {Belgique judiciaire, t. XV, 4857).

8° Pour apprécier si le fermier a droit à une remise proportionnelle du fermage conformément aux articles 4769 et 4770 du Code civil, ne doit-on prendre en considération que la quantité de fruits qui ont péri, ou bien faut-il en outre tenir compte de la valeur i^énale de ceux qu'il recueille? (Rente pratique du droit français, t. XIV; Paris, 4857).

TRA

9^ Les donations d'immeubles à venir faites par contrat de mariage, sont-elles assujélies à la transcription par Farticle \ de la loi du 46 décembre 4851 ? (Belgique judiciaire, l. XVI, 4858).

iù^ Du contrat de mariage des mineurs. Bruxelles, 4863, in-8».

M. Thiry a en outre publié, dans différents recueils, un assez grand nombre d'articles bibliographiques.

Tra»enfiter (JeAN-LoUIS) , ^, est

né à Beaufays (province de Liégé) le iO . février 4816. — Sorti des classes d'humanités du Collège de Liège avec le certificat summû cum laude^ il suivit à rUniversilé les cours de la Faculté des sciences et, à partir de 1855, ceux des Ecoles spéciales, à mesure qu'ils s'organisèrent. Il obtint au concours, le 47 décembre 4858, le titre de conducteur des mines, et le 26 mars 1842, fut nommé de la même manière sous-ingénieur de l'Etat. Le (;ouvemement n'avait pas attendu, pour l'attacher à l'enseignement supérieur, qu'il eût conquis tous ses diplômes. H.Trasenster avait débuté à l'Ecole des mines dès le 51 mars 1840, en qualité de répétiteur, chargé du cours destatique élémentaire ('}. Le 7 novembre 1844, le cours iroportantd'exploitation des mines lui fut confié, en remplacement d'^d.-J. de Vaux, nommé inspecteur général des mines à Bruxelles. Il eut en outre mission de seconder ce haut fonctionnaire dans rinspection des éludes. En verlud'un arrêté du 11 septembre 1845, il eut à suppléer le professeur Lemaire comme inspecteur de TEcole préparatoire. Le 25 avril 1846. un arrêté royal lui conféra le rang et les attributions de professeur extraordinaire ; un autre arrêté, du 25 octobre suivant, le nomma Inspecteur adjoint des études pour la section d'application des Écoles spéciales ; il est titulaire de ces dernières fonctions, depuis le 26 avril 1849. Le 5 octobre de la même année, il reçut le grade d'ingénieur honoraire des mines, et le 22 du même mois, le titre

définitif de professeur extraordinaire, avec rang d'ancienneté reporté an 25 avril 4846; enfin, toujours en 1859, il fut investi des fonctions de Secrétaire académique. Sa promotion à Tordinariat daledu 24 septembre 4855. Le 50 septembre 4851, le roi Léopold I" lui déceraa la décoration de son Ordre ; le 9 mai 1865, il fut créé chevalier de l'Ordre de Charles \\\ d'Espagne. - M. Trasenster n'a pas rendu moins de services à l'enseignement moyen qu'à l'enseignement supérieur. Il a été chargé d'étudier et de préparer l'organisation de la section professionnelle des Athénées et des Collèges; il a fait partie du Conseil préparatoire de perfectionnement de l'enseignement moyen institué le 5 avril 1850, et il est membre du Conseil définitif de perfectionnement depuis la création de celte institution (16 fév. 1852). — Par ses études spéciales et par ses relations étendues, il a élè appelé à exercer une grande influence sur le développement de l'industrie nationale. Depuis le 25 juin 1852, il est membre de la Commission des Annales des Travaux publics ; il appartient également au Comité de rédaction de la Revue universelle. Depuis 1847, date de la fondation de ï Association des ingénieurs sortis de VEcole des mines de Liège, il a été réélu d'année en année président de cette Société, qui compte aujourd'hui 450 membres, parmi lesquels figurent les directeurs des principaux établissements du pays, et nombre d'industriels notables dispersés sur tous les points de l'Europe. M. Trasenster a été l'un des plus zélés promoteurs de V Association et, comme on vient de le dire, il en est resté le centre. L'établissement d'une espèce de solidarité entre les anciens élèves de Liège a le double avantage d'aider les jeunes ingénieurs à se frayer un chemin et d'entretenir chez tous, par Tinstitution de concours annuels et par la publication d'un recueil û' Annales, le goût de la science et l'amour du progrès. — M. Trasenster a fait partie d'un grand nombre de Commissions spéciales instituées, soit

(I) Statique élémentaire et principet de dynamique.

TRA

pour ramélioralteii de renieîgBemeDt moyen ou supérieur, soit pour la solution de questions intéressant Tindastria minérale. Il a participé, d'autre part, à diverses mesures d'intérêt public; c'est ainsi qu'il a été l'un des administrateurs-fondateurs des bains et lavoirs créés à Liège en 1855. Enfin, il a été membre du jury international de l'Ex^ position universelle de Londres en 486ft et de celle de Paris en 4867. *- Ses publications sont nombreuses. Elles se répartissent naturellement en trois catégories : sciences appliquées à llndustrie, enseignement, politique.

l. Sciences APPUQuÉEs A l'industrie.

i*^ Recherches théoriques et expérimentales sur les machines destinées à i'aéragedes mines {Annales des travaux publics, t. III, et Mém. de In Soc, royale des Sciences de Liège, t. Il, 1844).

Ce Mémoire contient les résultats de dl- Terses expériences faites sur les machines pneumatiques de VEspérance et de Marikaye, et un exposé de la théorie de ces marbiaes et de celle des ventilateurs.

2"* Rapport sur l'emploi de l'air comprimé pour lefonçagedes puits dans les terrains aquifères {Ann. des tr, publ., t. VI, 4847).

Après avoir décrit les travaux exécutés à Duuchy (France), l'auteur propose un moyen appliqué depuis, k Seraing, pour faciliter l'emploi du procédé.

5° Modérateur applicable aux machines d'ascension employées dans les mines (Ib.)

Nota sur un moyen do régler la vitesse des Fahrkunst, appliqué depuis à plusieurs appareils.

4*^ Expériences sur l'emploi de l'éponge de platine pour la combustion du grisou (Ib.)

M. Trasenter soutient, contre plusieurs auteurs, que l'éponge de platine ne détermine pas la combustion du grisou.

S"" Des ponditions de l*emplol de la détente dans les machines à vapeur d^épuisement (Ib, t. VU. 1848).

Exposé des conditions do cet emploi, avec des formules très simples, pour calculer les masses nécessaires pour une détente donnée.

6* Recherches théoriques sur les roues pneunatiaues en pompes rotatives daérage (li., t. XI, 4853).

6'appuyant sur les expériences faites par M. Jochams, l'auteur donne la théorie de ces machines et des formules pour en calculer l'efTei.

7^ Des cuvelaees en pierre de taille (Revue universelle^ i857).

L'anteur, qui a iotrodait ce système daas deux charbonnages, en expose le mode de construction et les avantages.

8« Note sur une nouvelle machine d'extraction de M. Demanet (Ann. des tr. publics, t. XVI, 4858).

M. Traseoster estime que le système actuel, avec cibles, a une supériorité incoatestable sur tous ceux qu'on a proposés jusqu'ici.

9"* Notice sur l'établissement en Suède de machines d'extraction à tiges parallèles , dès l'an 4094 (Revue univ., 4859).

Il résulte des passages cités d'm ancien ouvrage peu coanu, que 49es machines, îavaaiées récemment et signalées comme une nouveauté, ont fonctionné il y a longtemps en âuède et y ont été condamnées par l'expérience.

iù^ Notice biographique sur André Dumont (iiim. des tr. publics, t. XIX).

44« Exposition universelle de 186S.

Mines et travail des méîauj: (Revue univ. 4862).

ta*" Exposition universelle de 1862.

Rapport sur les métaux ouvrés (54* classe) el les aciers (52* classe).

Inséré dans les Documenta et Rapportt publiés par le gouvernement belge. Brux., i86d, 3 V. in-80.

Page 1