VII. Musée de mêcttnlque appliquée
C'est à J.-B. Brasseur que l'Université est redevable de cette collection technique. La fondation en remonte à 1855 ; elle est ainsi contemporaine du Cabinet de modèles de géométrie descriptive (v. ct-après, n? X).
(*) Le nombre des échantillons dépasse cerlaincment 500. — Cette collection a été complétée, en 1865, par une autre colteelion de produits minéraux non mélallifëres des provinces rhénanes» qui a flgurë à l'Exposition de Cologne, et qui comprend notam menl une fort belle série de houilles des bassins de la Wunn,de la Ruhr et de Saarbrûck,
puis d'ardoises , de sel gemme et de chaux phosphatée. C'est un don de M. le professeur Dewalque.
( * ] Sans nomination régulière. — En fait, M. Dumonl n'ayant pas le temps de s'occuper du Cabinet , les fonctions de conservateur ont été remplies, en 1854, par feu ringéoieur Doncliier.
C01LECTI0N3,
L*extrait suivant du Rapport triennal de 1856-i 858 mettra immédiatement le lecteur à même d*apprécier le mérite pratique de la conception de Brasseur.
a Pour rintelligence de la description des machines motrices, et aussi dans le but d*offrir aux élèves Toccasion journalière de prendre des croquis, le Musée est pourvu d'un certain nombre de machines principales , telles que machines à vapeur , machines soufflantes, machines d'épuisement à traction directe, locomotives, roues hydrauliques, etc., toutes construites sur une échelle assez grande pour que tous les détails de construction y figurent. La plupart de ces machines peuvent être mises en mouvement par la vapeur de Tatelier et ainsi servir à exécuter diverses expériences sous les yeux des élèves. Les roues hydrauliques et les turbines sont également construites sur une échelle suffisamment grande pour pouvoir être soumises à Texpérience au frein.
» Comme, dans une machine montée, plusieurs parties essentielles sont cachées à la vue , le Musée renferme une collection de pièces de détail pour être présentées aux élèves pendant la leçon du professeur ; tels sont : piston plongeur, bofte à étoupe, piston pour pompe aspirante, soupape deCornouailles, manomètre pour condenseur; enfin, un modèle présentant les diverses manières d'admettre ou d'émettre la vapeur dans les machines de ce nom.
» Outre des machines motrices dont rétude importe le plus, le Musée possède quelques métiers, parce que ceuxci offrent en général les transformations de mouvement les plus ingénieuses , et qu'ils donnent à l'élève attentif , sans l'aide du professeur , une idée de la fabrication de certains produits. Tels sont : métier à tricoter, métier à agrafer, métier à clous d'épingle, machine pour faire les tenons et les mortaises,machine pour faire la chaîne Vaucanson.
<c Dans la catégorie des instruments que nous venons de mentionner, viennent se ranger quelques appareils de petite dimension qui servent à confirmer
expérimentalement quelques théorèmes sur la rotation des cor])s. »
La collection s'accroît d'année en année, soit des produits du travail de l'atelier (v. ci-dessus, col. 1028, 1030 et i050), soit de modèles ou de tableaux à l'usage de l'enseignement, achetés au moyen d'un fonds spécial.
Les dernières acquisitions comprennent, entr'autres, des objets destinés à venir en aide aux explications du professeur chargé du cours d'exploitation des chemins de fer (').
L'installation du Musée au second étage, dans une salle qui communique directement avec l'auditoire de M.
Dwelshauvers-Dery , est asseï:' convenable; seulement on peut prévoir un prochain encombrement.
il serait superflu de donner une énumération détaillée des assemblages fixes ou mobiles, des pièces de transformation de mouvement, des pistons, robinets, soupapes, engrenages, excentriques, parallélogrammes de Walt, balanciers, bielles, manivelles, etc., dont se compose le fond de la collection. Nous citerons parmi les principaux appareils le condenseur Letoret, les indicateurs de Watt et de Richard, des dynamomètres, un moulinet de Woltmann , des chronomètres, des calibres logarithmiques, une machine à vapeur à balancier, un moulin à vent, des roues à augets, à podettes planes, système Poncelet; des turbines de Fourveyron et de Jouval, des pompes centrifuges, l'insecteur Giffard, un marteau pilon (système Brasseur), des machines soufflantes, verticale et horizontale, une machine ù éprouver les matériaux, etc., etc.
L'atelier de construction renferme douze étaux à l'usage des élèves, cinq tours de diverses grandeurs, trois machines à raboter, une machine â fendre les dents d'engrenage, deux forges avec enclumes, une machine à percer et une machine à vapeur à balancier, le tout fonctionnant régulièrement.
IHreclion du Musée, 1855. J.-B. Brasseur.
( *)M. Despret, de son côté, a procaré au Musée des dons considérables.
COLLECTIONS
1808. V.-A,-E. Dwelshauvers-Dery.
Conservateur.
i861. Ad. DelvauK de Fenffe
Préparateur, i8G5. Ch. Pairou.