‹ Liber memorialisChapitre 48 sur 336 · INTRODUCTION. LXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LXVII

points d'appui. Les ingénieurs qu'elles ont formés portant leur cocarde; leur nom est pour eux une lettre d'introduction dans le monde. Ils ont donc à cœur l'honneur de l'établissement. Ils se regardent comme les premiers intéressés à la continuation de ses succès ; ils aplanissent volontiers l'entrée de la carrière aux nouveaux diplômés. Ainsi se nouent des relations durables; ainsi se développe un esprit de coniVaternité qui est pour tous, et pour les Écoles ellesmêmes, un principe de force et de progrès. Ces dispositions se sont hautement manifestées par la fondation d'une Association des ingénieurs softis des Écoles de Liège, qui compte aujourd'hui dans son sein la plupart des chefs de nos grands établissements d'industrie, et dont le rayonnement s'étend chaque année (')• Indépendamment des services que rend cette excellente institution à l'industrie nationale tout entière, en entretenant chez ses membres le goût des études solides,

( * ) Le désir de former, entre les anciens élèves des Ecoles, ane association «qui contribuât à maintenir les relations d'amitié contractées pendant les études et il développer entre eux une solidarité plus étroite > était nourri depuis longtemps dans la pensée d'un grand nombre déjeunes gens. Il trouva finalement sa réalisation en 1847. Une réunion d'amis (*}, dont plusieurs n'étaient pas encore ingénieurs et quelques-uns avaient terminé leurs études, crut le moment opportun et convoqua une assemblée pour le 3 janvier 1848. Dès le 12 décembre 1847, vingt-neur anciens élèves habitant la province de Liège répondirent à cet appel ; le jour même, ils adressèrent une circulaire à leurs amis dispersés sur toute la surface du pays, chargèrent une Commission (**) de préparer un projet de règlement et fixèrent au 26 décembre l'assemblée générale. Le succès répondit ù leur attente : V Association fut immédiatement constituée dans le but : i^ d'établir entre ses membres des relations régulières et intimes; â» d'encourager parmi eux les publications et inventions utiles.—Font de droit partie de la Société tous les élèves diplômés des Ecoles de Liège, et tous les membres du corps des mines qui y ont étudié depuis 1835; les membres de l'Association qui ne résident pas en Belgique portent le titre de correspondants. Le siège social est à Liège. 11 y a, dans chaque centre industriel, une section scientifique, chargée de s'occuper des questions théoriques ou industrielles qui lui sont soumises par un ou plusieurs associés. Dans l'assemblée générale annuelle, le trésorier rend ses comptes et il est donné lecture des pièces commoniquées à l'Association et présentées par le Conseil. La cotisation annuelle est de 10 frs. ; le produit en est affecté aux frais de bureau et de correspondance, et à l'impression des documents administratifs ou scientifiques dont l'assemblée juge la publication utile. La séance générale annuelle est suivie d'un banquet : pas n'est besoin de se demander si cette agape fraternelle est animée et joyeuse. L'Association a publié, de 1851 à 1868, dix Annuaires in-8»; depuis 1861, elle édite un Bulletin trimesirivl ("*/, recueil des plus importants au double point de vue des questions qui y sont traitées et des renseignements intéressant les associés. Le t. IX est en cours de publication. — Depuis 1860, des concours ont été

{*} MU. LiiJcn R(»nar I, f.. ^oret. Ail. «I Kiaile «le Vaaz, Polis, Ai^cnraio. Sdinpennaiii, JotiranJ, (iarna^rt ei Albert Dapoat (aojoanl'ljui tou<»iil do Tarqnio A Uége). ('*) un. F. Dapoor, L. Trawo^tcr, RarbiiTP, L. RenarJ ot L. Goret. (***j C«tte pobliration a été rréia sor la f>ropusitioo de M. Tb. Ziane (t. col. ^\^).

Page 1