Littératuhe
i%e Malheur imaginaire , comédie en un acte et en prose. Bruxelles , Weissembruch, i8i9, in-S^".
^ Le» Politiques de Salon, comédie en trois actes et en vers. Brux., Hayez, i82i, in-S^" (Dédicace à Pb. Lesbroussart).
Le Comte d'Egmont, tragédie composée en même temps que cette pièce, est resté inédit, sauf quelques n*agment8 (Mercure Mge, 1. 1, p. 487, i8i7; Recueil annuel de poésies de la Soc, de Littérature de Bruxelles, 1848, p. i4; Leçons de Littérature de Noél et de Laplace, éd. de Gand, 4822 ; et dans l'édition de Vandervynckt , citée ci-après , n^ 55) . L'opéra-comique ( * ) : La Toison d'or (v. cidessus] ,a été joué mais non imprimé. Le Siège de Corinthe , en revanche , a paru dans les Harpes (403), mais n'a point subi l'épreuve de la scène. Les Politiques de Salon renferment quelques scènes heureuses ; en somme, la donnée est peu neuve ; le principal mérite de la pièce est dans le style, à la fois élégant, pittoresque, d'une aUure franche et pleine d'entrain (v. Quetelet , p. 436-433).
S"" Les Harpes. Ibid., 18i2,in-i8.
Recueil de poésies, réimprimé en 4825 à Paris (Dondey*Dupré, % vol. in-48)« sous le titre de Poésies diverses, suivies d épitres et de discours en vers» Les épUrcs(t. Il) sont adressées à Raoul, à de Barante, à Viennet, à Vautier, à Cousin, à M. Quetelet, à Ch. Nodier, à Arnauld, àTalma, k Froment, enfin à Mii«Le Normand (Elles avaient d'abord paru séparément). Les Ruines et Souvenirs (Brux. , Demat, 483i, in-8<>), ne sont qu'une troisième édition du même ouvrage, moins le Siège de Corinthe et les Epitres, L'auteur n'a guère conservé dans ce volume que les Mgendes et les traditions nationales. — Reiffenberg dut renoncer au litre de Harpes, qui avait paru bizarre. « 11 faudra mainte nant, disait Froment, que vous publiiez vos flûtes, et moi mes violons (*). » — a J'au-
rais pu répondre que le nom ne fait rien à l'affaire et m'autoriser d'illustres exemples,» répliquait Reiffenberg ; réflexion faite, il ne s'obstina point. — Ses vers lyriques ne sont pas toujours aussi coulants que sa prose ; néanmoins il a fait preuve de talent. 11 y a de la chaleur et de la force dans le Chant de victoire de la prétresse Velléda, daz)s les Imprécations du serf du XU» siècle au pied de la Croix, dans le Barde captif; de la grâce et de l'esprit dans le Sire de Warfusée, la Bannière, la Peur, les Cruches de dame Jacqueline, le Ris de la Folle, etc. Les Epitres se distinguent par une grande flexibilité de langage, qui permet à l'auteur d'aborder, plus ou moins heureusement, des sujets qui semblent étrangers au domaine de la poésie. On ne saurait voir, du reste, qu'un tour de force ou une fantaisie d'écrivain dans le résumé suivant de la Critique de la raison pure :
Kant enfin apparat : rhommo fui «léU-ompé; L'absolu ramoDta sur i»ou trAu« usurpé (^}. De notre entendement la force subjective Aux objets imorima m forme im[>ôrdtiTe; San» attendre les faits, elle om décider; La nature sentie A »es lois dut céucr, Kt l'espace et le temps, ces types nécessaires, De la perception légisûteurs primaires.
Dans rétre connaissant restèrent désormais. Surtout ne crofez paa, ne répétez ismais Que ridée aTec rhomme aussiiét a dû. aattre; L*enfant n*a point connu, mais est prêt à connaître ; Ses facultés dormaient : il reille, il a senti; L*objet frappe les sens; par les sens averti. Dans Té me le cerveau fait éclore une idée ; Et ridée A son tour, en sa route guidée, Affit sur le oerveau, de qui rébranlament A rorgane attentif passe fidèlement.
{Epilre à Vavtter )
4^ VAme et le Corps, dialogue en vers. Brux., Hayez, 1823, in-8*».
Réimprimé dans les poésies diverses. — Encore un sujet philosophique, mais susceptible du moins d'être traité en beaux vers.
5° Le Champ Frédéric, poème. Ibid.,
On y remarque un beau passage sur le Travail (un peu trop mythologique, même pour des lecteurs de 4823). — Réimpr. dans les Poésies diverses»
6^ Épttre d'un Parisien à la statue d'Erasme, Paris, 4825, in-8«.
1° Épttre du général des Jésuites à un jeune Père, Brux., Tarlier, 4827, in-8^
( * ) Musique de M. Messemacker.
(*) Ce mot de flûtes faisait allusion aux traductions de quelques égiogues de Virgile, insérées par notre poète dans le Mercure belge (t. V et suiv., 4818). Une première
épigramme du môme Froment avait arrêté l'entreprise commencée :
Ordonne & ReiffenbvrK do quittcu* sa boulette; JVime mieux soa simet eacor qae sa mn»«9lte.
(') Il me paiera son absolu, disait Raoul.
DER
8* Le Dimanche^ récits de Marsittus Branck. Brux., Hanman, 4854, 2 toI.
in-i8.
9^ Le Lundi, nouveaux récits de Mar^ silios Brunclt. Ibid., 4835, in-18.
c Sous ces titres très-élastiqoes, il (De Reiffenberg) s'était ménagé la faculté de mettre le public daos la confidence de tout ce qu'il voulait bien lui communiquer. Il est peu d'auteurs qui ne se laissent aller au plaisir de se mettre en scène dans leurs tableaux, fût-ce même dans un coin obscur; à peu près comme ces personnages qu'on voit dans les peintures anciennes et qui, sans prendre part à l'action principale, se tiennent en prières, tout préoccupés de leur salut. > iQuetelet, p. i43). La notice nécrologique de Marsilius est un portrait du baron peint devant un miroir ; certaines touches y sont dignes de l'auteur de Candide. Il y a dans ces volumes un peu de tout, des facéties, de Térudition à foison, des légendes, des peintures de mœurs un peu trop ea déshabillé, c Reiffenberg, sans s'en apercevoir, cédait à l'influence de cette mauvaise littérature contre laquelle lui-même s'est souvent élevé, et qui, dans ces derniers temps, a été une déplorable source de démoralisation. > (là,, p. 447).
10* Souvenirs d'un Pèlerinage en fhonneur de Schiller. Bruxelles, Muquardt, 1859, in-8'^, avec une grav. sur bois.
11® Nouveaux souvenirs d'Allemagne, pèlerinage à Munich. Ibid., 1859, 2 vol. in-18.
Les Souvenirs du baron de Reiffenberg peuvent être placés parmi ses meilleures productions littéraires. On y trouve des observations fines, des détails charmants ; on y apprend, tout en s'amusant, mille choses intéressantes.
12" Pièce de vers lue à la Sociélé des Bibliophiles de Mons. Brux., 5 avril 1842, broch. in-8®. — Au dîner des Bibliophiles de Mons. Mons, 1842, in-4^
IS"" Apologues (poésies). Bruxelles, Maquardt,1848, in-8<>de 184 p.
14° Fables nouvelle». Ib., 1848, in- 18 de 60p.
( * ) De Reiffenberg et ses amis s'adressaient volontiers des vers, ce qui faisait dire aux rieurs qu'ils composaient ensemble la confrérie de XAdoration mutuelle, H. Que-' telet était lui-même un des confrères ; il en fait le très-humble aveu et fournit même une preuve à l'appui.
« le n'avais jamais fait de fbbles, dit Tauleur. Pendant mes vacances (-1847), à la campagne, privé de livres, presque de plumes et de papier, le tout par ordonnance du médecin, je revins avec délices, tel qu^un écolier qni trompe ses maîtres, aux jeux ravissants de ma jeunesse, qu'un instinct mystérieux attirait vers la poésie et que le caprice de la destinée poussa dans une direction contraire. » En quinze jours, 80 fables furent composées, et un second volume suivit de près le premier. Cette féoondit<$ ne fût pas toajours également heureuse ; les fables du baron de Stassart , celles de Rouveroy n'eurent point k redouter la comparaison. Malade et chagrin, de Reiffenberg sut pourtant trouver encore des inspirations nouvelles et des vers dignes de ses meilleurs jours. En revanche, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant le poète, cédant à son penchant pour la satire, et celle fois manquant de tact, mettre une persistance singulière à tourner en ridicule la manie des titres et des décorations, lui plus titré et plus décoré que n'importe qni en Belgique. — Le sixième livre des Fables est dédié à Ph. Lesbroussart :
Le» TieiRes «mittès sont toujonn les meilleores;
Comme un viu bien mûri mliHuife te TietUard,
Elle» ▼îenuent encor uotiii cbarnirr kur le Uri(,
Et tlorer noi dernière» licnres ( * J.