‹ Liber memorialisChapitre 73 sur 336 · I. Collaboration aux journaux y revueê périodiqufH, etc · texte numérisé non relu

I. Collaboration aux journaux y revueê périodiqufH, etc

91® Un grand nombre d'écrits de tout genre, poésies, contes et nouvelles, biographies, articles de polémique, notices historiques, notes sur Thistoire litléraire, etc., dans les recueils suivants ; Mercure belge. — Le Courrier des Paya-Has, — Le Vrai libéral — Le Nain jaune réfugW. — Le Mercure du XÏX"^ siècle. — Litterary gazette de Londres. — La Biographie universelle^ de Michaud. — iievue universelle. — Revue encyclopédique de France. — La France littéraire de M. Ch. Maie. — La France provinciale. — Les supercheries littéraires (par Quérard). — Messager des sciences et des arts (de Gand). — Les Annales belgiques. — Le Recueil encyclopédique belge. — Dictionnaire de la conversation et de la lecture. — L Artiste. — Le Journal de rhistoire de France. — Les Soirées littéraires de Paris. — Les publications de la Société des Bibliophiles belges, séant à Mons. — Le Trésor national (Bruxelles). — VAlmanach libéral. — V Annuaire poétique\ — VAlmanach des étudiants de Louvain. — Le Journal de rinslitut historique de France. — L'Émancipation (Bruxelles). — Le Bulletin de la Société de V histoire de France. — La Correspondance mathématique et physique (Brux.). — La Renaissance, chronique des arts et de la littérature

(Brux). — Les Archives du nord de la France et du midide la Belgique (\sÀenciennesj. — Les Belges illustres.— Les Belges peints par eux-mêmes. — L'Album biographique des Belges célèbres. — L'Ermite en Belgique (Bruxelles).

N. B. Par nne singulière distraction, d'antant plas impardonnable que le fae-timile de l'estampe de 4418 était sous nos yeux au moment même où nous écrivions, nous avons dit plus haut (col. 498, no 45) qu'elle reprë> sentait S.-Cbristophe portant l'enfant Jésus. Le S. Christophe de 4433 est précisément la gravure que la découverte du baron de Reiffénberg a reicguée au second rang, au point de vue de la date. La planche de 4448, supérieure pour l'exécution au S. Christophe, est ainsi décrite dans le Bulletin du Bibliophile : « Dans le haut, trois anges tendent des deux mains des couronnes de fleurs. Deux colombes volligent au-dessous d'eux. Au centre d'un cercle palissade, semblable à celui du jardin de la puceJle de Hollande, est assise entre deux arbres la Vierge avec l'enfant Jésus. Celui-ci se tourne à droite vers Sie-Catherine, qui a pour attribut un glaive et une roue. Sur l'extrémité de la palissade voisine de l'épaule droite de la sainte est perché un oiseau, une colombe encore, peut-être. A gauche est Sle-Barbe tenant une tour; sur le premier plan, à droite, Sle-Thérèse ( ? ] avec un bouquet de fleurs et un panier de fruits ; au milieu, le serpent ou dragon, dont la Vierge doit écraser la tôte; k gauche, Ste-Marguerite,qui tient une croix et un livre. La pkiissade est fermée par une barrière, et en dehors, vers la gauche, on aperçoit un lapin en entier, tandis que dans l'estampe de S. Christophe le lapin est presque entièrement caché dans son terrier (t. 1, p. 437).

Dc»trlvcnux (PlERRE-JOSEPU), né

k Liège le 15 mars 1780, mourut à Schaerbeek lez-Bruxelles le 5 février 1855. Nous ne savons pas grand*chose de sa première jeunesse, il s'occupa pendant quelque temps d'affaires de banque ; mais se sentant peu de goût pour ce genre d'opérations, il se mit à fréquenter Tétude de M« Harzé, avocat en renom , et finalement alla chercher à Paris le 4 septembre 1800, le di*

çaise, publication à*anciena glossaires latins et de poèmes du moyen-ftge dans le Jahrhuch fur romanische und englische Literatur de

H. Lemcke, dans les Annotes de VAead^ ttarchéot. de Belgique, etc.).

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plôroe de licencié en droit (* ). Nommé en 4808 défenseur près la cour criminelle de Liège, il remplit cette ctiarge avec distinction pendant trois ans. Le li juin 4811, il prêta serment comme avocat près la cour d'appel de Liège ('). Ses coups d'essai furent des coups de maître, surtout dans les affaires criminelles. Sa parole coulait de source; ses périodes, toujours littéraires (ce qui, comme Ta dit quelque part M. de Lamartine, ne manque jamais son effet sur un auditoire nombreux), s'arrondissaient sans efforts ; il avait à son service plus d'images peut-être que d'idées, il était plus sûr d'entrainer que de convaincre; mais parfois il frappait si juste, il y avait tant d'imprévu dans son éloquence, tant d'énergie et de noble passion dans ses apostrophes, tant de généreuses audaces dans ses appels k la conscience des juges, qu'il était impossible de ne pas subir son ascendant. Nourri de l'étude des grands maîtres du barreau français, enthousiaste du défenseur de Calas , encore sous l'impression des ardentes et solennelles philippiques des orateurs révolutionnaires, il unissait rèlégance à la force ; insinuant et frémissant tour à tour, il éveillait à son gré, comme les maîtres de l'art dramatique, la piiiè et la terreur. Sa flgure expressive et animée, sa voix puissante et vibrante, son geste naturel et décisif contribuaient à subjuguer ceux qui l'écoutaient. Le souvenir de ses chaleureuses improvisations lui a survécu (') ; sur un plus grand théâtre, il se serait certainement fait un nom illustre. Il fallait du reste, dt's lors, un talent plus qu'ordinaire pour briller au barreau de Liège. Les événements politiques avaient amené dans notre ville plusieurs avocats français d'un mérite supérieur, notamment J.-B. Teste, qui commençait à faire

( * ) Ce furent, paralt-il, ses amis le docteur Ansiaux père, Bassenge et Henltart qui ie décidèrent à entrer dans la carrière du barreau.

( *) Nous empruntons ces détails et beaucoup d'autres à la Notice sur Destrivaux, publiée par M. U. Capitaine dans le Nécrologe liégeoit pour 18iJ3.

(') On cite encore au barreau de Liège

école et devait trouver plus tard en M. Forgeur un successeur digne de lui.

Destriveaux était donc vivement stimulé ; nous ajouterons que ses relations habituelles étaient de nature à provoquer de plus en plus l'épanouissement de ses facultés. La politique, à laquelle il était resté jusque là étranger, devint sous la restauration une de ses idoles favorites. La tournure de son esprit, comme son éducation , le rattachait aux encyclopédistes et de plus près encore aux hommes de 4789; il prit donc rang parmi les libéraux avancés. Le pharmacien Lafontaine réunissait alors chez lui la plupart des réfugiés politiques français et des Liégeois qui se distinguaient par leur esprit d'opposition. C'est chez lui que Destriveaux connut dans l'intimiié non seulement J.-B. Teste, mais Bory de St-Vincent, Maithe, Pocholle, le docteur Ansiaux, Guillois, Levenbach , Cauchois-Lemaire, Guyet, Paganel, P.

de Ceulleneer, Brissot-Thivars, Thuriot de la Rozière, Harel, Duval de la Bréhonnière, etc. Il ne tarda pas à devenir leur collaborateur : le Mercure des Pays-Bas et le Mercure surveillant^ feuilles libérales rédigées sous leur inspiration, publièrent en i845un certain nombre d'articles dus à la plume de Destriveaux (*).

Lorsque le Gouvernement nomma, le 8 novembre 4815, une Commission chargée de préparer la réorganisation du haut enseignement dans les provinces méridionales du royaume , Destriveaux, l'un des premiers, fit valoir, dans la presse, les raisons qui militaient en faveur de l'installation d'une Université de l'Etat dans la ville de Liège (" ). On a tout lieu de croire que ce plaidoyer ne resta pas sans influence. L'Université ayant été créée l'année suivante, Destriveaux y fut immédiateplusieurs causes gagnées par Destriveaux, entre autres l'acquittement d'A..., accusé d'assassinat et deux fois condamné à mort (24 octobre 4819).

(*j U. Capitaine, p. 44. — Id., Rechercher sur tes journaux liégeois , p, 459 et 464.

(*) Mercure du 26 novembre, 46 et 48 décembre 4845. — U. Capitaine, p. 44.

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meot nommé professeur ordinaire , chargé des cours de droit criminel moderne et de procédure civile. Son discours d*ouverture, présentant des considérations générales sur ces matières, se trouve dans le vol. I des Antiales Acadenùœ Leodiensis. Deux ans plus tard, il devint titulaire de la chaire de droit public interne et externe, mais renonça au cours de procédure civile.

Ses attributions ne subirent pas d^autre changement jusqu*à la réorganisation de 4855, si ce n'est qu1l lit, de 4833 à 1835, un cours de droit administratif qui eut beaucoup de succès {*). De 4835 à 4836, il enseigna purement et simplement le droit criminel (Code pénal, instruction criminelle) et le droit militaire. Des difficultés survenues entre le ministère catholique et Thonorable professeur déterminèrent celui-ci à rester éloigné de TUnlversité pendant trois ans; enfin, en 48^4, M. Nothomb lui confia le cours d'histoire politique moderne. Il obtint le titre de professeur émérite le 28 septembre 4847 ; il avait été deux fois secrétaire académique (1824-25 et 1832-33) et deux fois recteur (4823-24 et 4 845-46). Pendant son premier rectorat, il inaugura la salle académique (44 octobre 4824); après la mort de Wagemann (v. ce nom), il présida de nouveau le Sénat, en qualité de pro-recteur, jusqu'au 40 octobre 4 825.

A répoque où Destriveaux prit possession de sa chaire de droit criminel, il n'existait aucun commentaire sur le Code pénal (*). Le nouveau professeur, étranger d'ailleurs aux travaux des crimlnalistes allemands, se trouvait livré à ses propres forces , en présence de textes qui avaient à peine trois années d*exis(ence et sur lesquels,conséquemment, la jurisprudence ne fournissait que de faibles éclaircissements. La po- .sition était difficile : Destriveaux l'envisagea sans crainte et s'en tira avec honneur. C'est à lui que revient le

mérite d'avoir le premier signalé les vices du Code pénal en matière de crimes politiques^ avec une énergie et une force de raisonnement qui n'ont point été dépassées. Les commenta* teurs qui sont venus après lui n'ont pu que répéter ce qu'il avait si bien dit dans son Essai sur le Code pénale publié k Liège en 4818. Son cours de droit public, qu'il faisait précéder d'une introduction historique, eut d'autre part un grand retentissement. Destriveaux n'était pas précisément profond; son exposition , d'ailleurs toujours lucide, était plus brillante que nourrie ; quand il tenait une idée , il la retournait sous toutes ses faces, procédait par amplification, épuisait les analogies s'exaltait tout d'un coup et se faisait applaudir ; mais en somme , k& leçon eût pu se résumer en quelques mots, et prendre des notes, dégager de ces phrases fleuries l'expression la plus simple de la pensée n'était pas toujours chose facile pour les élèves.

Destriveaux plaidait plus qu'il n'enseignait ; sa toge professorale , à son insu, se changeait en robe d'avocat. Mais comme il plaidait bien, et quel effet magique r>elte parole animée, véhémente, pleine de feu produisait sur la jeunesse ! On ne sortait pas savant de son cours, mais on en sortait convaincu, attaché pour jamais aux grands principes constitutionnels, passionné pour toutes les libertés. 1/influence de Destriveaux sur lesjeunes gens fut surtout considérable dans le cours des années qui précédèrent la révolution.

11 touchait à toutes les questions brûlantes, et l'on courait l'écouter non pas seulement pour se préparer à des examens, mais pour apprendre à connaître les droits et les devoirs du citoyen, comme par un secret pressentiment de l'heure qui était proche. À ce point de vue, quand on songe que Destriveaux comptait alors parmi ses disciples la plupart des hommes politiques du

(MU Rfvtte belge de 4899 (p. 339) a pablié an article intéressant de M. le baron Jales Del Marmol (gendre de Destriveaux) rédigé d'après des notes prises à co cours. Sur les principaies inatiiutionM administra'

tivts depuis 4789 jmqv'à cette époque.

(') Le Ommetttaire de Caniot, le premier

dans l'ordre des dates, est de 4834 (v. Ny-

pela. Bibliographie du droit criminel, n*

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nouveaa régime, il est permis de dire qae son cours laissa dans le pays des traces plus durables qu*aucun autre, si nous en exceptons celui de AVagemann.

Destriveaux faisait réfléchir, il émancipait et il exaltait son auditoire :

résultat considérable par excellence, à une époque où Topposition commençait ^ rallier la nation toute entière. Il était sur la brèche, il le savait et redoublait de hardiesse : lorsqu'en 1829 le message du ii décembre fut envoyé aux fonctionnaires avec sommation d'y adhérer, c'est-à-dire d'adhérer au système du gouvernement personnel, Destriveaux eut le courage de faire tout exprès trois leçons sur la responsabilité ministérielle : la salle était comble; les voûtes retentirent d'applaudissements frénétiques dont la signification n'était pas douteuse. Il faut dire à l'honneur du Gouvernement des Pays- Bas que le professeur ne fut pas inquiété ; le gouverneur de la Coste écrivit seulement aux Curateurs des Universités, sous la date du 20 janvier 4850, pour leur recommander de ne rien laisser enseigner qui pût servir (Taliment aux passions. Destriveaux mutila son cours, mais ne renia aucun de ses principes. Plus tard, sous le ministère de Theux, il refusa de remonter dans sa chaire de droit public, parce que le Gouvernement voulait qu'on lui soumit le programme des cours. Jamais il ne céda aux exigences du pouvoir ; jamais il ne connut les concessions timides ni les capitulations de conscience. C'était un vrai fils de la révolution française, tout d'une pièce, fidèle k ses principes, capable de tout braver plutôt que subirune compression quelconque. Ces hommes de forte trempe séduisent immanquablement la jeunesse, toujours enthousiaste de tous les courages et surtout du courage civil. Plus tard, comme nous l'avons dit, Destriveaux enseigna l'histoire politique mo-

derne. De fait, un bon tiers du cours était consacré à l'exposé des grands principes du droit public, surtout à la théorie de la souveraineté du peuple.

L'orateur n'avait rien perdu de son talent ni de son ardeur : faisant allusion à ses cheveux blancs, il pouvait se comparer à un volcan sous la neige.

Mais ses sorties véhémentes contre la tyrannie, ses argumentations serrées en faveur de la liberté de la presse et de toutes les garanties constitutionnelles laissaient l'auditoire relativement froid. Il s'en plaignait un jour après sa leçon : il déplorait la prétendue indifférence des jeunes gens. Il se faisait illusion : ses élèves d'il y a vingt ans n'étaient point indifférents aux questions politiques et sociales : bon nombre d'entre eux l'ont assez prouvé. » Mais ce qui, avant 1830, n'était encore qu'un mirage, un pur idéal, ce qui ne pouvait être conquis alors qu'au prix d'un combat à outranc^e, était devenu le patrimoine de la génération nouvelle , élevée à l'ombre de nos institutions libres. Les jeunes gens de 1815 s'étonnaient de ce zèle de leur professeur U réfuter des objections que personne , leur semblait-il, n'aurait songé h faire. Ils trouvaient tous nos droits naturels comme le jour qui nous éclaire, comme l'air qu'on respire : à quoi bon tant discuter? Ce qui afOigeait Destriveaux était précisément son titre d'honneur : il ne voyait pas que la moisson dépassait ses espérances, et que l'arbre de la liberté qu'il avait contribué fi planter, robuste et en pleine croissance, n'avait désormais plus besoin de tuteur!

Destriveaux ne se contentait pas de faire de {apolitique en théorie: à partir de 1850, il s'intéressa directement aux affidres publiques Le 9 novembre 1830 , le district de Liège l'élut député au Congrès national. Il fut très-assidu aux séances, mais prit rarement la parole (*). Le 18 du môme mois, leGou-

(*) Parmi les votes les plus importants qu'il émit, nous remarquotts les suivants : pour riodëpendance du peuple belge, sauf les relatioDs du Limbourg avec la Confédération germanique (18 novembre 1830); pour la monarchie constitutionnelle sous un

chef hdréditaire (22 novembre) ; pour Texclttsion des Nassau (94 novembre) ; contre rinslilution des deux Chambres (IS décembre) ; contre la nomination du Sénat par le Roi (16 décembre); pour la dissolution du Sénat (17 décembre),* pour l'abolition de

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vernement provisoire le nomma Tun des six membres du Comité diplomatique, dont les attributions répondaient à celle du ministre des affaires étrangères. It s'occupa peu activement des travaux de ce comité, résigna son mandat an commencement de 1851 et revint à Liège après Tinstallation du Roi. En 4856, il fut élu (50 septembre) membre du Conseil provincial de Liège ( ' ) ; le 7 août 4840, ses collègues relevèrent à la vice-présidence ; il conserva ce titre jusqu'en 4847. Le 8 juin de cette dernière année, quelques mois avant sa mise à la retraite, les électeurs de Liège l'envoyèrent à la Chambre des Représentants; il y siégea jusqu*à sa mort, aussi attaché que Jamais aux principes de sa jeunesse , champion déclaré des idées libérales.

Ses conseils et l'autorité de son expérience furent en mainte occasion utiles à ses collègues.

 Liège, il fit partie d'un grand nombre de Commissions administratives, d'institutions philanthropiques, etc. Sous le Gouvernement hollandais, il fut membre du Collège électoral; il fui vice-président, puis président de l'Institut royal des sourds-muets et des aveugles ; secrétaire de la Commission administrative de l'école gratuite de géométrie et de mécanique établie à Liège pour la classe ouvrière ; membre du Comité consultatif institué le 45 sej)lembre 4 850 pour les mesures à prendre dans rintèrét de la sûreté publique ; plus tard, membre du comité des charbonnages; membre de la Caisse de prévoyance instituée en 4859 pour les onvriêrs mineurs de la province de Liège ; du Conseil d'Administration de la Société d'encouragement pour rinstruction élémentaire ; de l'administration du Mont-de-Piélé, etc. Membre de la Société d'Emulation depuis 4814,

il y occupa pendant environ un an (4844-4842) le poste de Secrétaire-général (•). Deslriveaux était décoré de la croix de fer et chevalier de l'ordre de Lèopold (4846). On lui doit les publications suivantes (•) : ^

4° Essai sur le Code pénal. Liège, Collardin, 1848,in-8odeXIII et 200 p.

Travail estimable poar Tëpoque. Quelques-unes des observations que l'auteur y a émises ont reçu la sanction de la loi.

2o Honneurs funèbres rendus dans la R.\L,\ de la parfaite intelligence à VOr.'. de Liège, le 28*'iotfr du 42«mow de ran de la V.\ L.\ 5848,à lamémoire du V.\ F,', S. Martin, ancien vénérable de la R,\zzz, Liège, Desoer, 5848(4848), in-8»de54 p.

Dcstrivcnux, rédacteur de cette brochure qui suscita une vive polémique, était alors orateur de la loge de la parfaite inlelligeuce de Liège. V. le Spectateur belge, t. VHI fart, de M. de Foere) et les Annales de la Franc-Maçonnerie des Pays-Bas), t.- III (art. signés M...).

5» Question de médecine légale. Précis des mémoires du docteur Pfeffer, etc. (v. l'art. N.-G.-A.-J. AifsiAux).

4» Loisirs de trois amis, ou opuscules de A.-B. Régnier, N. Bassenge, et P.-J. HenS^art , de Liège. Liège, Haleng, 4825, 2 vol. in-8«.

c Ce recueil a été publié par les soins de N.-G.-A.-J. Ansiaux, H. Fabry et P. Destriveaux. Ge dernier fut chargé du choix des poésies de Bassenge, qu'il fît précéder d'une notice biographique intéressante ii la vérité, mais trop concise et trop peu développée, eu égard surtout au rôle important que cet homme célèbre a joué dans l'histoire politique et littéraire des dernières années de la principauté de Liège » (U. Capitaine, p. SO. — V. Tari. Bauenge dans la Biographie nationale),

5^ Discours académiques, a. Discours iuaugurad (4847); v. ci-dessus, b.

toate distinction d'ordres (94 décembre); pour l'élection du duc de Nemours (3 février i831); contre l'abaissement du cens électoral pour les campagnes (17 février) ; contre la première loi électorale (22 février) ; pour la seconde loi électorale (3 mars) ; contre la priorité en faveur de l'élection immédiate du chef de l'Etat (31 mai; ; contre l'élection

du prince Lèopold de Saxe-Gobourg (4 juin) ; contre les dix-huit articles (9 juillet). — Û. Capitaine, p. 46.

( * ) Sa candidature fut palronée par 1*17nion libérale (nuance avancée).

(') U. Capitaine, p. 47,iS.

(*) /6ld.,p.48et8mv.

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Discours sur l'instruction publique, prononcé à l'occasion de rkiaugura^ tion de la Salle académique (il octobre (1824), inséré dans les Annales Acad, Leod. (4823-4824), et réimprimé ii>-8<' (chez Desoer) au profit de llnstitut des sourds-muets et des aveugles, c. Honneurs funèbres rendus à la mémoire de Wagemann (v. 4x nom), rf. Discours prononcé il TouTerture du cours de droit public. Liège, Lemarié, f 82S, in-8* (Extr. de la BibL de jurisconsulte. L'orateur traite de Tbistoire nationale dans ses rapports avec Tétude de la lof fondamentale), e. Discours prononcé (cofflitte recteur sbrtant), lors de la réouverture solennelle des cours (4840*- 4847) : Sur les tendances actuelles de la civilisation et les révolutions des quatre derniers siècles, f. Réponse à M. Fuss, recteur sortant, le 3 novembre 4845 {Ann, des Univ- de Belgique , 4846). g. Discours prononcé lors de la remise du rectorat, le 49 octobre 4846. (Ibid., 4847).

6*» Recueil d^actes et de traités politiques, intéressant tes provinces qui ont fait partie du rogaume des Pays Bas.

Liège, Desoër, 4830, ln-8o.

Ce recaeil s^arrèle an 6 juillet 4827.

1^ Traité de droit public, Bruxelles, Tircher, 4849-4854 , 1. I et II ; t. IH (posthume), 4855, in 8^ Le t. III a été rédigé par M... sardes notes laissées par Destriveaax. Il y est question des institutiofis politiques des Pays- Bas catholiques et de la principauté de Liège, des bonsèquences politiques de notre incorporation à la France, de la Belgique soùs le régime français et enfin de la révolution de 4850.

8<> Dans la Bibliothèque du jurisconsulte (dont DestriTeaux fut un collaborateur en titré) : a. Le discours prononcé k rouverture du cours de droit public, cité ci-dessus , n<^ 6 d;h. Prix proposé par la Société de la morale chrétienne à Paris, sur la question de la peine de more (4825-4826, p. 238- 249) ; c. Notice sur quel(]ues recueils

(*) lions puisons nos renseignememts dans les discours prononcés sor la tombe de de Vaux, et noMàiment, poor les détails biographiques, dans celui de M. Jocbams, in-

de Jurisprudence publiés dans le royaume des Pays-Bas (En collaboration avec J.-G.-J. Ernst ; même année, p. 287-292); d. Examen critique de 1 opinion dé M . Livingston contre la peine de mort, consigné dans son rapport sur le projet d'un Code pénal , faK à rassemblée générale de la Looistane.

De Vnnx ( jEAN-ÂtK>LPH£-j0SEi>H )

naquit à Neuss, près de Dnsseldorf, le 45 septembre 4794, et mourut à Bruxelles, le 24 avril 4866. Né pendant Témigration, il fut envoyé en France aussitôt que la situation le permit, et reçut au lycée de Douai une remarquable instruction préparatoire. Admis à TEcole polytechnique le 4^' novembre 4842, il en sortit le 4" août 4844, lorsque les Pays-Bas furent séparés de TEmpire français. Il avait pris part à la défense de Paris contre les armées alliées (*). — Le baron Ch. de Vaux, son oncle, consal de France à Rome, le fit alors venir près de lui et le garda plusieurs années. Le jeune homme continua ses études scientifiques et rentra finalemeni dans sa patrie adoptive, pour se présenter aux examens de TEcole militaire de Delft. Tel fut Thonneur avec lequel il sortit de ces épreuves, que le gouvernement passa outre sur sa qualité de Belge et l'attacha au génie militaire. Le 49 août 4819, de Vaux fut envoyé à Mons pour y diriger les travaux des fortifications. En 4823, reconnaissant que ses goûts et ses études rappelaient vers une autre carrière, il échangea ses épaulettes contre une fonaion civile.

Le 40 juillet 4823, le jour même où un arrêté royal divisa le territoire du royaume en sept districts, relativement au service des mines, minières, carrières et usines, de Vaux fat nommé ingénieur des mines de deuxième classe et chargé du district de Huy, com> prenant Tarrbndissement jàdfciaire &n même nom. Il se diî^drigua si bien dans

gënieur en chef des miàes do ihrinaat (Bulletin trimettrtet de tMiiôciatiàlt éet mgénieurê sortis de t Ecole de Uége, 4886J.

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