LA LIBERTÉ EN GÉNÉRAL
rejeter la vraie et divine signification de ce mot à cause de Tabus qu'on en a fait. Plus la presse mensongère s'applique à en dénaturer le sens^ plus la presse qui sert les intérêts de la vérité doit s'efforcer de le présenter dans son vrai jour et de l'opposer à cette trompeuse image. Ici encore, il suffit de développer les idées chrétiennes telles que l'Eglise les a si souvent exprimées^ pour arriver à la vraie et complète notion de la liberté.
En ce monde, il ne saurait être question de liberté que lorsqu'il s'agit de l'homme; tous les autres êtres de la nature en sont privés. Le christianisme nous donne la raison de ce phénomène : la liberté humaine est une suite de la ressemblance de l'homme avec Dieu, et comme un reflet de la nature divine dans l'âme raisonnable. Il suit de là que la liberté de l'homme a quelque ressemblance avec la liberté de Dieu, bien qu'elle en diffère essentiellement.
En Dieu la liberté est, comme la nature, absolue et sans limites; lui seul possède la suprême et véritable souveraineté. Sa vie, sa volonté, ses actes, c'est lui seul qui les détermine.
L'homme y participe dans une certaine mesure et autant que le comporte sa qualité de créature. Loin donc d'être illimitée, la liberté humaine implique nécessairement le devoir de la subordination à la volonté divine. Dieu lui fixe certaines bornes qu'elle ne peut pas franchir sans anéantir, par sa rébellion, les sages conseils de la Providence.
La liberté de l'homme ne s'étend pas à tous les détails de la vie; plusieurs circonstances n'en dépendent