‹ Liberté, autorité, Église considérations sur les grands problèmes de notre époque (volume 2)Chapitre 26 sur 71 · RÉVOLUTION · texte numérisé non relu

RÉVOLUTION

boime grâce la place que Dieu lui a destinée, sont quelque chose de vraiment sublime. Voilà les sentiments que le christianisme suggère aux hommes dont il fait réducation. An contrsdre , la liberté qui s'inspire de régolsme, cette peste du cœur humain , cette passion qui ravage tout et ne respecte rien; la volonté qui se laisse envahir et dominer par l'orgueil , la sensualité et la convoitise, est un feu dévorant qui sème partout la dévastation et la ruine. Cet égolsme qui cherche à détruire Tordre social pour se substituer à sa place et se satisfaire aux dépens de tous, voilà ce qu'on nomme la révolution ; voilà l'esprit que nous voyons s'insinuer et dominer partout dans le temps présent.

On voit parla combien la liberté politique est étroitement liée à la liberté sociale. Plus l'homme est moral, plus il est afianchi de l'égolsme et du joug des mauvaises passions , plus aussi il est possible d'augmenter la somme de ses libertés. Celui qui sait gouverner son propre cœur n'a pas besoin d'être enchaîné extérieurement. Un peuple vraiment chrétien pourrait jouir de la plus complète autonomie , tandis que la révolution et l'esprit révolutionnaire sont ennemis de toute liberté. Uhomme animal dont parle l'Ecriture abuse de toutes les libertés et aboutit nécessairement à l'absolutisme.

Pouvoir elvil. ^ Autorité politique. — Souveraineté*

L'exercice de l'autorité publique, du pouvoir souverain, de l'autorité civile , voilà ce qui constitue le droit de cette autre forme de gouvernement qui rassemble et maintient en corps politique les différents membres d'une nation. L'abus égoïste de cette puissance est ce qu'on nomme l'absolutisme ou la fausse centralisation.

La prospérité de la vie sociale dépend donc, en second lieu , du bon exercice que l'Etat fait de la puissance et de l'autorité qui lui appartient. Non-seulement le christianisme donne aux membres qui composent le corps de l'Etat, aux individus qui entrent dans la construction de l'édifice politique , leur suprême et dernière perfection, mais il communique encore à l'Etat luimême sa plus haute consécration, en même temps qu'il lui marque ses vraies limites, lui révèle sa vraie grandeur, l'assied sur ses légitimes fondements, et l'empêche de dégénérer en absolutisme et en fausse centra-

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