LES DEUX CAMPS DE LÀ POLITIQUE
ment sujets à équivoque, que ceux-là seuls peuvent les adopter comme l'expression complète de leurs idées politiques, qui aiment à voiler leur nullité sous des expressions vagues et ambiguës. Elles ne suffisent pas à ceux qui se croient obligés d*agir constamment selon des principes vrais et autorisés.
Dieu sera toujours, quoi qu'on fasse, le principe et la base de toutes choses ; car tous les grands principes dépendent des relations qui existent entre lui et la créature. La manière dont les partis politiques conçoivent les rapports de Dieu avec l'ordre général du monde est ce qui établit entre eux la vraie distinction. Nous nous bornerons ici à faire connaître les deux principaux caractères qui établissent cette grande séparation des partis : l'un croit à l'existence d'un ordre surnaturel, l'autre la nie. Nous n'avons plus ici à faire la distinction théologique dont nous avons déjà parlé, mais seulement à exposer les principes politiques de ces deux partis.
Ces principes ressortent avec une pleine évidence des explications qui précèdent. D'un côté se rangent les adhérents du pouvoir centralisateur, de l'autre les partisans de l'autonomie. Les uns demandent que l'Etat se charge, autant que possible, de tout faire par lui-même ; les autres veulent qu'on laisse aux individus, aux communes, aux familles, aux corporations, toute latitude possible pour gérer leurs propres affaires; ceux-là se font les champions de l'absolutisme, ceux-ci combattent pour la saine et vraie liberté.
Tels sont les grands principes politiques que nous voyons en lutte. Mais dès qu'ils paraissent au dehors,