PRÉFACE DU TRADUCTTEUR. IX
Après avoir expliqué comment TEglise catholique entend la liberté, il décrit les caractères du pouvoir civil, sa nature, ses tendances et les écarts auxquels il est exposé , vn-xxn. Il s'élève avec énergie contre la confusion que Tambiguité des termes jette dans les idées politiques de notre temps; il nous initie aux grands principes de Tordre social , et à Fidée du gouvernement despotique, né de la cupidité et du sophisme, il oppose la vraie notion de TEtat, telle que le christianisme Ta toujours enseignée.
Enfin, la troisième catégorie est consacrée aux rapports de TEglise avec le gouvernement, la famille et Técole. Après les grandes considérations religieuses et sociales qui les précèdent, ces questions apparaissent dans une plus vive lumière et se lisent avec un singulier intérêt.
M^ de Retteler part du principe de la liberté religieuse, qu'il considère comme une maxime fondamentale du christianisme, et démontre qu'en réclamant cette liberté TEglise ne prétend pas Tenlever aux autres sociétés religieuses vraiment
X PRÉFACE DU TRADUGTBUR.
dignes de ce nom. 11 accepte ainsi la lutte sur le propre terrain de ses adversaires.
L'ouvrage se termine par trois chapitres sur la franc-maçonnerie, Tunité de FÂllemagne et la réunion des confessons religieuses. Ces dernières pages sont empreintes d'une onction particulière; la noblesse, rélévation et la diarité chrétienne qu'elles respirent trahissent un langage qu'un évéque catholique est seul capable de faire entendre, et qui pénétrera jusqu'au fond des cœurs.
L'ouvrage de M!^ de Retteler a obtenu en Allemagne un succès qui dépasse tout ce qu'on aurait pu en espérer, malgré les diverses qualités qu'on y a reconnues. Les 5,000 exemplaires de la première éditicm ont disparu en quinze jours, et la seconde édition a été enlevée avec la même rapidité.
11 me reste à signala* qudques-unes des appréciations dont ce livre a été l'objet, en ÂUe* magne d'abord, puis en France et en Belgique*
« Le livre deM^ de Kelteler, dit le CathoUque de Mayence, excitera les plus vives dameurs