MARIAGE. INDISSOLUBILITÉ DU MARIAGE
dépendre du mariage Texisteace des en£ant9, les parents qui ne veulent pas violer les lois de la nature sont obligés, en vertu même de ces lois, de remplir les conditions sans lesquelles la vie des enfants ne saurait être un bienfiedt.
Le divorce et le mariage civil ne sont pas chose identique. En France, où le divorce fut supprimé en 1816, le mariage civil existe en même temps que Tindissolubilité du lien conjugal. Il y a cependant entre Tun et Tautre une étroite affinité. Non-seulement le mariage dvil fournit aux catholiques indiflTérents et irréligieux des facilités pour se séparer et contracter des alliances réprouvées par les lois de leur Eglise et les dogmes de leur foi, mais ceux qui le revendiquent de nos jours le font manifestement dans le désir de déchristianiser autant que possible le mariage et conséquemment la famille, et par la funeste habitude qu'ils ont de considérer le mariage comme une institution purement civile. Je sais bien qu*à Tappui de cette prétention on invoque la liberté de conscience ; mais TEtat peut-il mieux res^ pecter et reconnaître la liberté de conscience qu'en permettant que chaque individu soit jugé, en matière de mariage, selon les maximes de sa religion et de son Eglise? Tant qu'un individu fait partie d'une société religieuse, il ne saurait se plaindre d'être traité sàon les principes de la religion qu elle professe. L'Etat, évidemment, ne saurait avoir pour mission de protéger les esprits faibles et légers dans la transgression des lois les plus sacrées de leur Eglise.
Une autre considération que nous voulons faire valoir, c'est que la demande du mariage civil est con-