‹ Liberté, autorité, Église considérations sur les grands problèmes de notre époque (volume 2)Chapitre 63 sur 71 · LA QUESTION ALLEMANDS · texte numérisé non relu

LA QUESTION ALLEMANDS

Hohenzollern, de Salm^ Isenbourg, Âremberg, Lichtenstein et Leyen eurent déclaré qu'ils ne reconnaissaient plus Tempire d'Allemagne et se furent placés, comme confédération du Rhin, sous le protectorat de Napoléon; lorsque, de son côté, le haut protecteur de ces princes leur eut déclaré qu'il approuvait leur résolution et que lui-même ne reconnaissait plus l'empire d'Allemagne, il ne restait plus au dernier empereur d'Allemagne qu'à se plier à cette nécessité invincible : le 6 août de la même année, il déposait la couronne impériale. C'en était fait du saint empire romain dix fois séculaire. Cette journée du 6 août, ce jour de la mort de l'empire d'Allemagne, devrait être chaque année un jour de deuil national pour le peuple allemand tout entier. Or, ce qui avait été commencé alors a été achevé soixante ans plus tard. Aujourd'hui encore, l'Autriche a été vaincue par la politique d'un Napoléon, et cette fois la Prusse n'y a pas seulement contribué en demeurant spectatrice oisive , mais par un combat sanglant. De même qu'autrefois l'ancienne maison impériale avait été forcée de déposer la couronne, elle est forcée maintenant de renoncer à la présidence de la diète fédérale, et, qui plus est, de sortir de l'Allemagne. On se tromperait fort cependant, si l'on croyait que l'Autriche, avec ses souvenirs allemands, ses peuples allemands, sa Qudson impériale si foncièrement allemande et qui

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a ses raeiues dans les meUleares races allemandes, restera comme une étrangère en présence des affaires de r Allemagne, parce que des traités ont été écrits sur du papier. Il n*y a ici que denx choses possibles : ou une organisation de F Allemagne dans la paix avec rAutriche, ou une organisation que TAatriche ne cessera de considérer comme une injustice criante, et qu'elle renversera dès qu'elle en aura les moyens. Ainsi, organiser l'Allemagne de concert avec rÀutricbe, voilà notre seul moyen de salut Mais il nous faut aussi une réorganisation politique qui satisfasse les sentiments légitimes du peuple allemand. S'il est impossible que la maison impériale d^Autriche, que le peuple autrichien oublient leur histoire, il est impossible aussi que les Allemands en général oublient que l'Allemagne fut jadis la première nation de TEurope, et que c'est elle qui a conservé cette couronne impériale qui représentait la première autorité humaine sur la terre. Si nous sommes obligés de renoncer à cette première place, nous n'en avons pas moins droit, parmi les nations, à un rang proportionné à la puissance du peuple allemand. Toute constitution qui ne donnera pas cela nous laissera un profond mécontentement, un levain de luttes intérieures sans cesse renaissantes.

Si nous examinons toutes les solutions possibles de la question allemande , pour choisir ce qui est

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