UNITÉ DE L'ALLEMAGNE
H n'y a presque plus dans le monde d'unité nationale qui soit assise sur ce dernier et grand fondement de toute unité véritable, l'unité de la foi.
Une condition de l'unité des races allemandes qui nous paraît d'une grande importance et que nous mettons en première ligne, c'est que la politique cesse de considérer la religion comme un moyen d'atteindre ses fins. L'obstacle à l'unité de l'Allemagne est moins dans les dissidences religieuses que dans les efforts que font les partis pour diriger les sociétés religieuses par des lois civiles, et les transformer ensuite en instruments de leurs entreprises. Reconnaître franchement le principe de l'autonomie ecclésiastique est donc le meilleur moyen de travailler à l'unité du peuple allemand. On parle sans cesse des empiétements de l'autorité religieuse sur le pouvoir temporel, et l'on oublie que depuis des siècles la puissance civile ne cesse d'envahir le domaine spirituel et de se faire de la religion un prétexte pour satisfaire son égoïsme et sa cupidité.
De nos jours, l'absolutisme libéral a aussi embrassé cette voie funeste, et tout en ne cessant de parler d'unité germanique, il nous menace des luttes intestines et des dissentions religieuses les plus terribles.
Que tous ceux qui aspirent sérieusement à l'unité de l'Allemagne, et qui veulent vivre en paix avec leurs frères dans l'esprit d'une vraie tolérance, s'unissent donc pour demander que l'autonomie des confessions religieuses soit reconnue , et surtout pour qu'il soit mis un terme à ce terrorisme dont la presse et certaines chambres menacent l'Eglise catholique.
Nous ne pouvons que regretter de voir des catholi-