LA LUJERTE COMME EN FRANCE
11 est peut-être fâcheux , sous un rapport, que l'on ait parlé d'ul)ord de liberté comme en Belgique. L'orgueil de la France a pu repousser ridée de ne devenir que la copie d'un petit peuple voisin. D'ailleurs , il y avait toujours conhc celle l'ornuik' lubjecliou assez spécieuse tirée
do Uidiiréi'cnce de coiislitiilion, de légishitioii et de mœurs.
Eh l)ien ! sans rien changer à nos conviclions, sans renoncer à un seul do nos droits , sans retrancher un iota de nos éci-its , nous cliangoons notre formule, et, en attendant qu'on puisse mieux faire, nous nous contenterons d'abord de demander pour l'enseignement là liberté
TELLE qu'elle EXISTE d' AILLEURS EN FrANCE.
Certes, quiconque étudie la marche des affaires sociales trouvera bien modeste cette demande provisoire. On sait assez que l'emploi arbitraire des mesures seulement répressives met, depuis quelque temps surtout, des entraves effrayantes aux libertés les mieux établies. Si l'on ne peut les arrêter ;i l'entrée de la carrière, on peut les écraser quand elles y ont fait quelques pas : si on ne leur défend pas d'agir, on les réduit à être toujours dans la crainte que leurs actes les plus consciencieux ne soient pas trouvés légitimes.
Toutefois , comme ces actes sont jugés par les tri])unaux ordinaires, nous concevons (pie nous ne i)Ouvons nous soustraire à leur autorité; mais aussi nous sommes en droit de n'en vouloir pas d'autre.
Nous prenons donc notre législation telle (prclle est, nous la mettons dans la main toute-
piiissaïUe do ce pouvoir central sans l'agrément duquel le moindre de nos hameaux ne peut pas faire un mouvement qui ait de la valeur, et nous lui disons : Vous voulez harmoniser toutes ces lois dans une vaste unit(> ; et par conséquent vous tenez à ce que la loi sur la liberté d'enseignement ait le même esprit que toutes les autres? Soit ! mais dans ces lois il en est qui ont un caractère d'oppression ; puis il en est d'autres qui garantissent quelques libertés. Evidemment, c'est avec ces dernières que doit s'harmoniser la loi nouvelle, puisqu'elle aussi doit être une loi de liberté.
Kemarquez que jusqu'ici vous avez fait tout le contraire : vous avez pris })Our base de toute votre loi une des paroles les plus tyranniques de la Convention^, et une des institutions les plus oppressives de l'Empire. Vous avez seulement un peu remisa neuf et Tinstitution. et le principe; vous les avez légèrement déguisés à la surface par quelques protestations libérales, mais vous avez laissé le fond , et vous avez cru, ou vous avez voulu faire croire que cela s'accorderait très-bien avec la liberté. Nous vous avions dit que ces deux éléments se repous-
' Parole «le Danton à la C.onvonlion iialionale , le 21 frimaire an II : Les enfants apparlknnenl à lu l\vi>nbUqnc avant d'appartenir a leurs par-.'nls.
seraient toujours, et que, plus leur rapproclicmeiit serait forcé , plus leur répulsion serait violente ^ Ce que nous écrivions il y a huit mois ne se vérilie-t-il pas encore ici à la lettre?
Nous le répétons donc avec un sentiment de conviction invincible , avec un désir profondément sincère de conciliation : vous ne ferez une loi pour la liberté d'enseignement qu'en la dégageant de tout rapport avec les lois oppressives dune autre époque, et en la mettant en harmonie avec nos lois de liberté. Déposez vos préventions, vos routines et vos volontés préconçues; mettez-vous au-dessus des inlluences mauvaises, ne vous laissez pas dominer par des hommes en qui vous-même n'avez pas confiance ; ayez une âme calme , une volonté droite, et veuillez nous entendre.
Qu'esl-ce qui est libre en France? La conscience, la parole, la presse, le commerce, l'industrie, bornons-nous là.
Donner la liberté d'enseignement d'une manière conforme à la législation française telle que vous la conq^renez, c'est évidemment mettre l'enseignement dans une situation analogue h celle où se trouve tout ce dont nous venons de parler, c'est ne le soumettre à aucune en-
1 riL'iiiier Lx.uiiCn , Vil.
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Irave donl sont légalement aflVanchis , la conscience , la parole , la presse , le commerce , rindustrie.
Maintenant, à la lumière de ce principe si simple, veuillez apprécier quelques-unes des exigences auxquelles vous tenez le i)lus, et dont nous vous demandons avant tout le retranchement : par exemple, le certificat détudes ; y a-t-il ici rien qui y ressemble? La presse même, pour laquelle la liberté est la plus restreinte , la presse périodique est-elle soumise d'aucun côté à rien qui soit analogue au certificat d'études? Et l'écrivain, et l'éditeur, et le gérant, et l'imprimeur, ne sont-ils pas absolument affraftchis de toute formalité send)lable? Le cautionnement^ unique condition préalable dune feuille périodique , invention toute financière des gouvernements modernes, espèce de garantie offerte aux lecteurs qui, de tous les coins de la terre, payent leur abonnement d'avance, le cautionnement a-t-il le moindre rapport avec l'obligation de déclarer à quelle source on a puisé la science que l'on possède, et surtout avec l'exclusion que cette science subit, quand, selon l'expression inqualifiable d'un noble pair, celte science n'esl pas légale, mais exotique? Si donc, dabord, vous voulez mettre la liberté d'enseignement en harmonie avec les autres libertés consacrées
j)ar les lois, évidemmenlj vous retrancherez le ceriiiical d'études, dont l'analogue ne se trouve nulle part.
Mais si , au lieu de vous diriger d'après cette considération si simple, si lumineuse, si satisfaisante, vous voulez que toute la question soit dominée par des jalousies haineuses contre les petits séminaires, par des fureurs extravagantes contre les jésuites, alors, nous l'avouons, vous conserverez votre certificat d'études ; mais alors aussi ne dites plus que vous voulez l'unité dans vos lois, ne dites plus même que vous faites des lois, dites que vous sacrilîez toute légalité, toute justice , toute paix, à des passions déraisonnables.
Autre exigence bien plus fortement encore réclamée par vous : les diplômes, les brevets de capacité, les grades. Vous représentez qu'ils sont obligatoires en médecine et en droit. Mais qui a jamais prétendu qu'il y eût en France liberté pour le droit et ])0ur la médecine? Qui pense même à demander cette liberté ? Ce n'est donc pas de ce coté qu'il convient de chercher vos rapprochements. Prenez un point de comparaison dans ce que nous venons de citer, par exenq^le, le commerce et l'industrie. Nous l'avons dc^à dit, et le monde entier le voit. Rien en France qui soit plus prospère , plus glorieux . plus grandis-
saiil, lion non plus qui soit plus libre que l'industrie et le commerce. Est-ce ainsi que vos projets de loi comprennent la liberté?
Vous dites que les pères de famille ne doivent pas pouvoir choisir collectivement un maître pour leurs enfants , sans que vous ne vous soyez assuré vous-même de sa science et de son savoirfaire? vous savez bien que, dans votre pensée, c'est une indigne usurpation ^ Mais si, selon vous , c'est un devoir pour le gouvernement de mettre cette entrave à l'enseignement des lettres et des sciences, alors c'est aussi un devoir pour le gouvernement de mettre cette même entrave aux états manuels et aux arts mécaniques. Puisque vous voulez de l'unité dans vos lois, il faut ou rétablir les maîtrises et les jurandes , ou dispenser des brevets et des diplômes.
Mais c'est un fait consommé, toutes les industries sont libres et s'enseignent librement, même celles qui exigent les plus savants calculs,
1 On s'épuise à nous répéter qu"il faut aux instituteurs des garanties. Personne ne le conteste, et la question n'est pas là. 11 s'agit de savoir si l'État aura seul qualité pour s'assurer de ces garanties nécessaires , ou si les informations prises par les fanùlles , si les preuves données d'ailleurs par le maître lui-même , pourront et devront suflire. Dans le premier cas , il y a dépendance, servitude, monopole ; dans le deuxième cas, il va liberté. Or, nous avons assez vu de près et les besoins de l éducation et la sollicitude des ])ères et mères, pour pouvoir affirmer que, dans le second cas, les garanties seraient e:i général incomparablement pins sures et plus complètes.
comme la môcaniqiic , même colles qui s'exercent avec les substances les plus dangereuses, comme les vernis et les teintures, même celles qui prêtent le plus à des fraudes funestes pour la société , comme la plupart des négoces ; pas un seul chef de ces industries nombreuses et rivales ne subit un examen, pas un n'est tenu de passer devant un jury.
Cette liberté sans aucune condition préventive d'aucun genre a-t-elle fait, selon votre expression, baisser le niveau de l'industrie? Certes, vous n'oseriez pas le dire, après cette Exposition jusqu'ici sans pareille que l'Europe est tout récennnent venue admirer à Paris. Pourquoi voulez-vous donc qu'une liberté semblable fasse baisser le niveau des études?
Que l'on compare le discours adressé au Roi, le 29 juillet dernier, par M. le baron Thénard, président du jury, sur les produits de l'industi'ie nationale, avec les comptes rendus que le grand-maître présente do loin en loin à la Couronne sur l'état de l'instruction publique. Quelle gloire pure, quelle franche satisfaction dans lun ! quelle sécheresse , quel malaise , quel fond d'hostilité mystérieuse dans l'autre! Avec quelle facilité Torgane d'une industrie libre en étale les merveilles toujours croissantes ! avec quels efforts le chef d'un enseignement
nionopolis;é rliorche h (léL^uiser clos plaies que relèvent les géinisseinents publics !
Ainsi, d'un côté , c'est l'industrie qui, ordinairement si bruyante et même si redoutable avec ses populeuses manufactures, ses usines enflammées, ses légions de travailleurs, et son vaste mouvement d'afl'aires, appai'aît couronnée du signe de la paix, convoquant dans notre capitale tous les peuples civilisés, leur montrant sans jalousie, comme sans crainte, ce- qu'elle a fait en tout genre pour les jouissances particulières et pour la splendeur publique ; puis, en un jour solennel , distribuant , par des mains royales, des récompenses enviées, aux hommes laborieux qui Tout secondée dans ces œuvres de progi'ès. Voilà l'industrie française, heureuse, pacifique, féconde, active, confiante, telle que Ta faite la liberté.
Au contraire, d'un autre côté, c'est la littérature et la science qui, ordinairement si paisibles, si inoffensives, si gracieuses, si amies du silence, de la solitude et de la méditation, inquiètent, agitent et menacent la France ! On les a jetés dans les débats et les passions de la politique; on leur a donné la force armée pour cortège, et le Code pénal pour objet d'étude ; et alors , méconnaissant leur origine et brisant avec tout leur glorieux passé, elles ont déclaré
qu'il n'y avait plus ni liberté, ni droits, même pour le génie ; que tous les talents, môme les plus transcendants, devaient passer sous le niveau d'une administration civile ; et quand on a voulu les mettre en présence de leurs souvenirs, de leurs antécédents et de leurs intérêts, quand on leur a parlé le langage de la justice et de la raison, elles sont devenues furieuses; elles ont exilé leurs auxiliaires et leurs amis, jeté leurs écrivains dans les fers, mis la désolation dans les familles, ébranlé les temples et secoué les trônes.
Voilà où en sont, sous le rapport social, la littérature et la science, depuis qu'on les a faites les captives et les servantes du pouvoir, depuis qu'on les a maléi'ialisées en machine administrative ; les voilà dénaturées, turbulentes, tracassières, dangereuses, souffrant et faisant souffrir depuis qu'elles ne sont plus libres et qu'elles sont devenues l'Université.
Maintenant, pour mieux sentir tout ce qu'il y a d'irrésistible dans la preuve de fait qui résulte de ce contraste, changeons les positions. Supposons qu'en vue de cette unité nationale qui est fort désirable sans doute, mais non pas comme M. Thiers la comprend*, on veuille
* La \('rital)le unité nalioDalc consislc dans l'amour <]e tous les citoyens pour un iiionie oitlrc de «lioses, c'est cello-là seule
assujcltir l'industrie à une sorte de plan universitaire. Supposons que le ministre de l'intérieur ou celui des travaux publics soit venu dire au milieu des salles de l'Exposition h ces milliers de fabricants : « Messieurs, voilà d'immenses « intérêts, voilà la force de la France; il n'est « pas possible que l'Etat en soit le simple spec- '( lateur : toute cette industrie doit être soumise « non seulement à sa sui'veillance, mais à son « oclion. En conséquence, je vais, de la part du « Roi, présenter aux Chambres un projet de loi « en vertu duquel :
« r L'Etat aura sous sa main et tout à fait en « propriété la plus grande partie des usines, « maimfactures et fabrications du pays , afin de « faire concurrence à l'industrie particulière, « et de l'empêcher de dégénérer.
« 2° Pour mieux encore tenir en haleine ces « industries privées, l'Etat conservera, même « sur elles , une action souveraine , en ce sens « que pas un industriel en Fiance ne pourra « désormais tenir le plus petit établissement
qui fail la force des nations: or. chaque citoNen aime d'autant plus un gouvernement qu'il se trouve sous lui plus lieureux et plus libre. Au contraire, l'unité nationale qui consiste dans Tassujottissement forcé de tous à une organisation commune n'est qu une puissance factice qui se dissout le jour où les volontés particulières dont se compose ce ?ïrand tout peuNcnt échapper ?i la contrainte qui leur est faite.
« sans avoir élé porsonnellemenl soumis à un «jury d'examen, et sans en avoir obtenu un « brevet de capacité : ses ouvriers devront éga- « lement avoir été ainsi juridiquement reconnus *i capables; et si, avant l'accompbssement de « ces formalités, quelques pères et mères osaient « confier à ce fabricant leurs enfants comme » apprentis, ce maître serait déclaré en faute, « poursuivi comme tel, et passible de peines « proportionnées à la gravité de son délit. Voilà , rt messieurs, la loi dont je vais soumettre le « projet aux Cbambres, non pas, à coup sûr, « pour gêner en rien votre liberté, mais seule- « ment pour la régler, en la renfermant dans « de justes limites , pour la préserver de concur- « rences déloyales, et pour vous empêcher vous- « mêmes d'en faire un mauvais usage. Tel est le « devoir et le droit de l'Etat. »
Cela supposé , nous demandons :
1° Si un tel discours et un tel projet ne seraient pas un outrage sanglant fait à tous les fabricants et industriels de la France ;
2' Si on pourrait, sans une dérision amère, appeler cela une loi pour la liberté de l'industrie;
3° Si l'exécution d'une telle loi ne serait pas nécessairement la source de conllits perpétuels et terribles entre les i)articulicrs et l'Etat ;
4" Enfin, si une telle loi, proposée comme
étant conçue dans l'intérêt de l'industrie, n'en entraînerait pas rafl'aiblissement, la décadence et la ruine.
Or, cependant , à part les positions faites , ce projet serait en lui-niènic moins monstrueux que ce que l'on nous propose pour l'enseignement, parce que, dans l'industrie, il n'y a pas de j)rincipe moral qui s'oppose à ce que l'Etat la domine , puisqu'on pourrait à la rigueur en dégager, jus ju'à un certain point, la liberté de conscience.
Si donc vous vouliez conserver le monopole de l'enseignement , vous devriez, à plus forte raison, chercher à conquérir le monopole de l'industrie, et faire aux Chambres quelques propositions semblables aux projets de loi que nous combattons. Cependant , vous vous en garderez bien , et vous ne vous dissimulez pas qu'un tel projet serait fatal d'abord à l'industrie elle-même , puis à la France et h vous.
Alors , ou vous voulez vous mettre en guerre avec vous-mêmes, ou vousêtes/orcésde prendre une marche tout à fait opposée : vous ne pouvez pas soumettre l'industrie à la condition des lettres et des sciences par le monopole? alors donnez aux sciences et aux lettres la position où se trouve l'industrie par la liberté. Pourquoi donc, encore une fois, n'en serait-il pas ainsi?
Pourquoi u'auriez-vous pas, dans les liommos qui s'occupent de littérature , la confiance que vous avez en ceux qui s'occupent de commerce? Pourquoi des étudiants ne seraient-ils pas traités avec autant d'égards que des ouvriers? Pourquoi n'y aurait-il pas autant de liberté dans des gymnases que dans des manufactures?
Certes , on a l'ait une très-belle chose en affranchissant les travaux du peuple, et vous voyez quel admirable profit il a tiré de leur affranchissement pour son propre bien et pour le bien public : pourquoi donc n'affranchirail-on pas aussi les travaux des classes supérieures? Vous craignez de perdre à celte concession. Aveugles ! mais c'est vous-mêmes qui y gagneriez le plus.
Savez-vous ce qui a fait sui'tout le charme de la fête nationale du 29 juillet , ce qui y a jeté incompaiabiement plus d'éclat, ce qui vous y a fait infiniment plus de bien que le spectacle même de notre fortune industrielle? C'est la confiance récipi'oque.
Le Roi avait confiance dans ces hommes habiles et laborieux; et en retour, ces hommes s'attachaient à la monarchie.
Si le Koi eût dû leur dire : Mon gouvernement vous fera concurrence, et il enverra ses inspecteurs pour soumettre vos ateliers à scm
action , le monanjue n'eût pas pu sans graves inconvénients jnésider à celte fêle.
Mais il avait à leur dire, au contraire : « Vous « avez magniliquenient usé de la pleine liberté « (pie la Charte vous donne ; vous avez été vous- « mêmes les excitateurs de voire zèle; vous « avez trouvé en vous-mêmes le génie qui in- « vente, le travail qui exécute, la patience «qui perfectionne. Grâce au libre exercice, à « la libre concurrence de l'industrie, vous faites « le bonheur de mon règne et la gloire de la « France. Allez, soyez libres toujours, vous êtes «( dignes de l'être ; retournez à vos lal)eurs , le « gouvernement n'aura sur eux aucune action , <( il ne le doit pas , il ne le veut pas , il n'y « exercera même que peu de surveillance, il « s'en rapporte h vous, et je suis sûr que dans (( cinq ans la liberté aura produit entre vos « mains de nouveaux prodiges. »
Nous le demandons : une telle confiance n'agil-elle pas plus puissamment sur les âmes , ne contribue-t-elle pas plus efficacement à la vraie unité nationale, que des examens et des diplômes, des inspecteurs et des amendes?
Sommes-nous donc les ennemis du gouvernement, quand nous faisons des vœux pour qu'un jour le Roi i>uisse, escorté de l'Académie française, couronner lui-même les produits de
notre littëraiure el de nos sciences, comme il vient de récompenser ceux de notre industrie? El puisque, évidemment, ce résultat ne peut s'obtenir que dans le sein d'une liberté complète, sommes-nous les ennemis de nos institutions , en concluant par le titre même que nous venons de développer, et en demandant pour
l'enseignement la LUiERTÉ TELLE QU'eLLE EXISTE d'ailleurs en FRANCE?
Oui, nous la demandons, non pas seulement parce qu'elle est un droit pour nous, ou parce quelle est un besoin j^our la religion, mais parce que nous sommes sur que seule elle peut faire le bonheur et la gloire de la pairie.
TABLE DE 3IATIERES.