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Nous ne répondons pas non plus à ce qui a clé dit que la liberté d'enseignement ferait tomber la force des études; comme si les études étaient tombées en Belgique depuis que lédiicalion y est libre , comme si , en toutes choses, le progrès n'était pas le fruit de la libre concurlence. Voyez la France: la littérature y est enchaînée par le monopole , et malgré les exigences
excessives des examens pour les gracies, la liltéralure tombe ou plulùl elle est tombée, au point que pcrsoime n'y prend plus goût, et que, hors des collèges, les beautés littéraires n'ont plus en elles-mêmes la moindre valeur. Au contraire, rien de plus libre que l'industrie; aussi rien de plus admirablement prospère. C'est l'industrie qui, en ce moment, conduit laFrance et prépare ses destinées ; et si les sciences mathématiques et physiques sont plus cultivées que jamais, ce n'est certainement pas au juonopolc qu'elles doivent leurs [progrès ; c'est l'industrie, c'est la liberté de linduslrie qui les l'ait grandir; et si tant de jeunes gens^ même parmi le peuple, s'y livrent avec ardeur, soyez-en sûrs, c'est qu'ils voient au bout de leurs études scolaires linduslrie publiiiue ne dislribuant ses faveurs qu'aux [)lus savanls et aux plus habiles. Or n'estce pas cvidenniient encore le résultat de la concurrence et de la liberté? Qu'on essaie de mo7wpoliser l'industrie, et l'on verra si l'on lavorisc sus j>rogrès.