‹ Liberté d'enseignement (volume 2)Chapitre 8 sur 76 · LE VOULONS PAS · texte numérisé non relu

LE VOULONS PAS

iSous ne savons si queîquuii osera pi'ononcer ce mot; mais nous no pouvons avoir la crainte que la législature le consacre jamais par un vote solennel, autrement nous y verrions en germe la ruine delà société. Il est écrit que celui qui sènio linjustice moissonnera des malheurs. Qui scminal iaiquilalem'jnelel mala. (Prov. xxn, 8.) L infraction volontaire, publique et persévérante d'un point essentiel du pacte social serait le sujet légitime d'un mécontentement profond et impérissable pour tous les gens de bien ; il serait en même temps un prétexte de guerre toujours prêt pour tous les ennemis de l'ordre pujjlic.

Quoiqu'il en arrive, nous aurons, ])our notre part, cherclié à conjurer ces mallieurs, en apportant notre tribut d'observations dans une question dont tout le monde s'est emparé.

Le sernieni (pie nous avons (ait nous-mème

à la charte , nous aulorisait i>liis particiilièreïiuMil à clcniander son entière exécution ; et les liensbien plus sacrés encore, qui nous attachent à la vraie foi, nous imposaient le devoii' de demander qu'elle ne soit pas plus longtemps exj)osée h un système d'éducation qui, par sa nature même, tend à la ruiner. Nous avons donc parlé comme Français et connue chi'étien.

Nous ne nous faisons pas illusion sur la i)ortée de nos paroles ; nous ne comptons i)as sur elles dans la cause sainte que nous défendons; mais elles nous ont été impérieusement dictées par notre conscience. Quel que doive être l'évéiiement, nous n'aurons pas à nous les reprocher. Si, comme nous aimons à le croire, la liberté d'enseignement nous est rendue, nous nous féliciterons doublement d avoir atteint ce but si désirable. Si au contraire, cequ'àDieu ne i»laise, malgré tant de réclamations et d'instances , le moiio])ole était mainteim, du moins ou saurait (|ue nous n'avons pas déposé les armes même au plus fort du cond^at, et que jusquà la fin nous avons i)roleslé hautement contre une détermination qui s(U'ait un immense malheur pour la religion et })our la patrie.

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