‹ Liberté d'enseignementChapitre 3 sur 3 · LE VOULONS PAS · texte numérisé non relu

LE VOULONS PAS

Nous ne savons si quelqu'un osera prononcer ce mot; mais nous ne pouvons avoir la crainte que la législature le consacre jamais par un vote solennel, autrement nous y venions en germe la ruine delà société. Il est écrit que celui ([ui sème l'injustice moissonnera des malheurs. Qui scininal iniqiiilalemjnclel mala, (Prov. xxu, 8.) L'inIVaction volontaire, i)ubii(puî et [)ersévérante d'un point essentiel du pacte social serait le sujet légitime d'un mécontentement pioiond et impéi'issal)le pour tous les g\uis de bien; il serait en mèmi^ temps un prétexte de giirrrc toujours \nvi [)oui' tous les e uiemis de l\)rdi'e ))ubli(-.

(,)iioiqn"il en aniv(%nonsaur«)ns, ponr nolri» ]>:n'l, ( herclK' l\ eonjnrer es malheurs, <mi aj)j>orlant no(r(^ h'ibiil d'obseiv. nions dans mie cpieslioM don! lonl le monde s'esl einpMi'c'.

Le s^i'int'iil (jiie nuub aviMis lait nou^-nuMue

- G4à la cliai'lc , nous aiUorisail plus parliculièrcmeat à demaiider son eaticre excculion ; et les liciisbieu plussacrés encore, qui nous aKachent à la vraie foi, nous imposaienl le devoir de deuiander qu'elle ne soil pas plus longlenq)s ex})osëe à un syslèuie d'éducation (jui, par sa nature même, tend à la ruiner. Nous avons donc parlé comme Français et comme chrétien.

Nous ne nous faisons pas illusion sur la portée de nos paroles; nous ne comptons pas sur elles dans la cause sainte que nous défendons; mais elles nous ont été impérieusement dictées par notre conscience. Quel que doive être l'événement, nous n'aurons pas à nous les reprocher. Si, comme nous aimons à le croire, la liberté d'enseignement nous est l'endue , nous nous féliciterons doublement d'avoir atteint ce but si désirable. Si au contraire, ce qu'à Dieu ne plaise, malgré tant de réclamations et d'instances , le monopole était maijitenu, du moins on saurait que nous n'avons pas déposé les armes même au plus fort du cond^at, et que jusqu'à la fia nous avons prolesté hautement contre une déteraiiaatioa qui serait ua iaïaiease malheur [)our la religioa et })Our la patrie.

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