‹ Liberté d'enseignementChapitre 2 sur 3 · XY · texte numérisé non relu

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Nous ne répondons pas non plus a ce (jui a été dit (pie la libei'lé d'enseignement ferait lomber la force des ('(udes; connui* si les ('Mu(1(\s ('Inienl toinix'es (mi Tulgiipic depuis (jue ft'ducalion y est libre, coiniue si , en toutes choses, le [progrès n\'laitpas le fruit d(* la libi'i^ concurrcMiee. Voyez la France: la lillcM'ature y est enchaînée parle mono[^ole , et malgré les exigences

excessives des examens pour Jes grades, la liUeralure loiube ou i)lulôt elle est tombée, au point que personne n'y prend i)lus goût, et que, hors des collèges, les beautés littéraires n'ont plus en elles-mêmes la moindre valeur. Au contraire, rien de plus libre que l'industrie; aussi rien de plus admirablement prospère. C'est l'industrie qui, en ce moment^ conduit la France et prépare ses destinées ; et si les sciences mathématiques et physiques sonl plus cultivées que jamais, ce n est certainement pas au monopole qu'elles doivent leurs progrès ; c'est l'industrie, c'est la liberté de l'industrie qui les fait grandir; et si tant de jeunes gens^ même i)arniile peuple, s'y livrent avec ardeur, soyez-en sûrs, c'est qu'ils voient au bout de leurs études scolaires rinduslrie publique ne distribuant ses faveurs qu'aux plus savants et aux plus habiles. Or n'estce pas évidenm.ejit encore le résultat de la cojicurrcnce rA de la libellé? Qu'on essaie de monO' polisvr riuilustrie, et l'on yen a si Ion l'avorisc ses pi'ogi'ès.

Ainsi ce sont poumons deux choses démontrées jusqu'à la di'riiière évidence.

1" Que la liberté d'enseignement etl une

në(îessilo parce quelle est un droil pour tous les Français.

2° Que , vu l'état de notre société, la liberté d'enseignement ne peut^ sous tous les rapi)orts, qu'être un bien pour la France.

Maintenant nous ne voyons plus qu'un mot possible, le voici :

(( La liberté d'enseignement vous est due , <( mais vous ne l'aurez pas, pauce que xous ne

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